Marie-Ève Martel
Crache le «cash»

Vu d'même

Crache le «cash»

CHRONIQUE / Être chauvin est de bon goût par les temps qui courent. S’il existe un avantage de cette maudite pandémie, c’est qu’elle nous a permis, ce printemps, de découvrir ou de redécouvrir les artisans d’ici qui triment dur pour nous offrir une aussi grande variété de produits locaux et de trouvailles dont on a de quoi être fiers.

Et pas toujours pour plus cher que la compétition internationale.

Marie-Ève Martel
Ensemble

Vu d'même

Ensemble

CHRONIQUE / J’ai perdu un ami récemment. Cet ami de longue date — nous nous connaissions depuis une douzaine d’années — m’a reproché de ne pas avoir suffisamment pris de ses nouvelles pendant la pandémie.

Il ne m’a pas cru quand je lui ai dit que ce printemps a défilé à vitesse grand V de mon côté, avec le travail et tout le reste. Ce serait mentir que de dire que cette rupture s’est déroulée amicalement et qu’elle m’a laissée indifférente.

Marie-Ève Martel
Les voisins d’en face

Vu d'même

Les voisins d’en face

CHRONIQUE / On ne l’avait vu que quelques fois, furtivement, depuis les deux ans qu’on était installés dans notre maison. Le nombre de fois où on avait aperçu sa silhouette, grande et mince, mais voûtée, se comptait sur les doigts de la main.

Tout ce qu’on savait du voisin d’en face, c’est qu’il était assez âgé. Passé 80 ans. Il demeurait depuis des décennies dans cette maison avec son épouse.

Marie-Ève Martel
Rétroviseur antagonisant

Vu d'même

Rétroviseur antagonisant

CHRONIQUE / «Ils sont méchants.» Voilà le truc mnémonique utilisé par le professeur d’histoire au secondaire de mon chum pour aider les élèves à retenir que les Amérindiens de la famille des Iroquois étaient semi-sédentaires et adeptes d’un régime matriarcal.

Iroquois, sédentaires et matriarcat. ISM. « Ils sont méchants ».

Marie-Ève Martel
Feu la baleine-prophète

Vu d'même

Feu la baleine-prophète

CHRONIQUE / Ça commençait bien mal la journée, mardi. Une belle baleine à bosse a été aperçue dans le secteur de Varennes, fort mal en point, probablement morte.

Si ça avait été une baleine «ordinaire», la nouvelle aurait été tout de même triste, mais le contexte dans lequel s’est faite la découverte de la carcasse y ajoute un caractère encore plus dramatique.

Marie-Ève Martel
Tirer la plogue

Vu d'même

Tirer la plogue

CHRONIQUE / Maintenant qu’on est plusieurs à y avoir goûté, il pourrait être tentant de continuer à travailler de la maison, même après la pandémie.

Pour plusieurs qui ont l’espace et la technologie nécessaires pour faire leur travail sans en sacrifier la quantité ou la qualité, la mesure présente plusieurs avantages, dont l’économie du temps de transport et une conciliation travail-famille facilitée.

Marie-Ève Martel
Le royaume de Jasmine

Vu d'même

Le royaume de Jasmine

CHRONIQUE / Jasmine est une princesse de cinq ans et demi. Comme bien d’autres enfants de son âge, la fillette à l’air espiègle adore danser, chanter. Le royaume de Jasmine est empli de couleurs. Un véritable arc-en-ciel où toutes les teintes ont de quoi émerveiller.

Parfois, les seules couleurs que Jasmine voit, ce sont celles des vêtements des gens, elle qui adore déjà la mode. C’est d’ailleurs en faisant référence à la teinte de sa chemise que la fillette a identifié un homme sur une photo de groupe, un beau jour.

Marie-Ève Martel
La sainte qui n’en était pas une

Vu d'même

La sainte qui n’en était pas une

CHRONIQUE / Aux États-Unis, plus que n’importe où ailleurs dans le monde, incarner le rêve Américain, ou l’apparence de celui-ci, est synonyme de succès.

La beauté, la santé, la richesse, une famille unie et idéalement croyante: voilà l’image à projeter pour incarner la réussite chez nos voisins du Sud.

Marie-Ève Martel
Au ralenti

Vu d'même

Au ralenti

CHRONIQUE / On enchaîne tranquillement de petites victoires. Au fur et à mesure que le Québec — et le monde entier — se déconfine, nombreux sont ceux qui souhaitent retourner à leur vie d’avant.

Pourquoi devrait-on retourner en arrière? La pandémie est-elle condamnée à n’être qu’une parenthèse dans nos vies, qui aussitôt la maladie endiguée, reprendraient leur cours comme si de rien n’était?

Marie-Ève Martel
Quelle valeur, vos valeurs ?

Vu d'même

Quelle valeur, vos valeurs ?

CHRONIQUE / Alors que la semaine dernière j’invitais à une réflexion sur la valeur d’une vie humaine, voilà qu’on apprenait que la femme au cœur de la célèbre décision Wade c. Roe, ayant permis à la Cour suprême américaine de trancher en faveur du droit à l’avortement chez les femmes, avait été payée pour changer son fusil d’épaule durant les années 1990, un revers qui avait d’ailleurs causé la controverse chez nos voisins du Sud.

Norma McCorvey est décédée en 2017 à l’âge de 69 ans. Rebaptisée « Jane Roe » dans le cadre des longues procédures judiciaires ayant culminé en 1973 avec le célèbre jugement décrétant les lois anti-avortement anticonstitutionnelles, elle était devenue la figure de proue de la cause pro-choix aux États-Unis.

Marie-Ève Martel
Jouer dehors avec les dents-de-lion

Vu d'même

Jouer dehors avec les dents-de-lion

CHRONIQUE / En fin de semaine, c’était comme si tout ça n’était jamais arrivé. Le printemps était bien installé, avec son ensoleillement qui rend heureux et qui nous chauffe la couenne. C’était un long week-end de la Fête des Patriotes bien normal en apparence.

Comment ne pas s’être extasié de voir des familles envahissant les pistes cyclables, les jardiniers du dimanche à quatre pattes dans leurs plates-bandes, les enfants qui criaient de bonheur à jouer dehors?

Marie-Ève Martel
La bourse ou la vie

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La bourse ou la vie

CHRONIQUE / «Les morts, c’est parce qu’ils étaient dus. » J’ai été estomaquée de lire cette réponse d’un passant interrogé par mon collègue Pascal Faucher qui effectuait un sondage éclair sur la rue Principale à propos du port du masque. 

Le monsieur en question était contre, affirmant que d’éviter les foules lui suffisait comme protection contre le maudit coronavirus.

C’est d’autant plus ironique que l’auteur de cette citation est un octogénaire, ciblé par les autorités de la santé publique comme faisant partie du groupe démographique le plus à risque de vivre des complications ou de mourir s’il contracte la COVID-19.

« Dus » pour mourir. En quelque part, on est tous dus pour mourir, c’est la fin logique de la vie.

Mais on ne meurt pas tous comme on devrait, paisiblement. La COVID-19, c’est une faucheuse qui vole des vies qui n’auraient pas dû finir comme ça.

Est-ce que Laurence Ménard, cette travailleuse sociale de 33 ans et mère monoparentale était « due »? Ou cette jeune femme de 27 ans, devenue la plus jeune victime de la maladie au Québec? Est-ce que les préposés aux bénéficiaires qui sont morts en veillant sur leurs patients étaient « dus »? Est-ce que toutes les personnes âgées tuées par le virus étaient « dues »?

Permettez-moi d’en douter.

La loterie du sacrifice humain

Ça fait presque deux mois que nous sommes confinés et un peu plus que la pandémie affecte l’Amérique du Nord. Oui, c’est long. C’est normal de devenir impatient: nos vies sont en suspens et l’économie s’est effondrée...

L’économie. Le motif le plus souvent évoqué pour en appeler à un déconfinement un peu plus rapide.

Pour certaines personnes, un certain nombre de morts est acceptable si cela permet la reprise de l’économie et le retour à la normale pour la majorité.

Qui donc composera cette minorité de sacrifiés, cette chair à canon humaine devant l’ennemi invisible?

Le problème avec cette vision des choses, c’est que ni ceux qui la prônent, ni les autorités, ni le virus lui-même n’ont le loisir de choisir qui vivra et qui mourra au terme de ce sombre épisode de nos vies.

C’est un coup de dés. La loterie de la vie.

Et même si c’était possible de déterminer arbitrairement les éventuelles victimes de la COVID au nom de l’intérêt du plus grand nombre, qui devrait-on choisir? Pourquoi et comment?

Une tombola ou un tirage au sort? Les Bélier ascendant Capricorne qui ont les yeux bruns? Ceux qui n’aiment pas la soupe aux pois?

Est-ce qu’on sacrifie nos petits vieux, ceux qui ont bâti le Québec d’aujourd’hui, ou bien privilégierons-nous les taulards ou les assistés sociaux qui, selon plusieurs, ont une dette envers la société? 

Ou pourquoi pas les sans-abri, les immigrés clandestins ou les handicapés? Aux yeux de certains, on ferait d’une pierre deux coups...

C’est ce que certains disaient, d’ailleurs, dans l’Allemagne de la fin des années 1930...

Après avoir choisi nos sacrifices humains, qu’est-ce qu’on fait avec?

On les place tous dans un bunker en attendant qu’ils se contaminent tous les uns les autres et qu’ils meurent? On sort les corps, on désinfecte (quoi que...) et on recommence au besoin?

Tiens, ça me rappelle aussi l’Allemagne de l’entre-deux-guerres et ses tristement célèbres douches au Zyklon B...

Ma vie pour la tienne

Tout ça ramène à une question existentielle et essentielle : quelle est la valeur d’une vie et comment peut-on déterminer qu’une vie vaut plus qu’une autre? Quel est le seuil où cette valeur est suffisamment basse pour valoir un sacrifice au nom du bien commun?

Une vidéo d’abord réalisée pour une campagne de sécurité routière a été modifiée par un internaute afin de l’adapter au coronavirus.

On y voit un homme mentionner qu’il est prêt à ce qu’entre 70 et 700 personnes meurent si cela permet à l’économie de reprendre. On lui a ensuite demandé s’il pensait toujours la même chose si la totalité des membres de sa famille faisait partie des victimes, au même moment où les proches de l’homme arrivaient vers lui.

En larmes, il s’est ravisé. C’est un peu ça, le coeur du problème.

C’est facile de ne pas s’émouvoir du sort des autres quand on n’est pas personnellement touché. C’est autre chose de défendre un tel point de vue quand nos proches pourraient disparaître.

Si l’octogénaire avait perdu un membre de sa famille à cause du coronavirus, dirait-il encore que celui-ci était « dû »?

Mon petit doigt me dit que ce serait plutôt une injustice.

La souffrance d’autrui, même d’un inconnu, ne suffit-elle pas à vous émouvoir assez pour changer d’idée?

Dans le contexte d’une pandémie, des morts étaient inévitables. Assurément pas toutes, mais certaines étaient inévitables. D’autres le seront aussi.

Aucun, mais absolument aucun, candidat ne fera toutefois l’unanimité pour la loterie du sacrifice humain qui, heureusement, est un concept encore absurde et impensable.

Sinon, cela voudrait dire que l’humanité aurait failli à sa mission et qu’elle aurait perdu toute son essence.

L’empressement de retrouver son petit confort au quotidien de même que ses habitudes vaut-il le sacrifice collectif de plusieurs centaines, voire des milliers, d’autres vies?

Poser la question c’est y répondre. Je pense qu’on peut prendre notre temps.

Marie-Ève Martel
Plein de bon sang

Vu d'même

Plein de bon sang

CHRONIQUE / «Lavez-vous les mains.» «Restez chez vous.» «Sauvez des vies.» Je veux bien, mais après deux mois complets, ça commence à être long.

J’avais besoin de faire quelque chose de proactif pour «m’ôter la lâcheté de sur le corps», comme aurait dit ma grand-mère. Je suis donc allée donner du sang, l’autre jour. Le processus a été d’une efficacité redoutable.

Marie-Ève Martel
Le corps d’Adele

Vu d'même

Le corps d’Adele

CHRONIQUE / J’espère que je ne vous apprends rien en vous rappelant que c’est la fête des Mères dimanche. Sinon, vous avez toute la journée pour rattraper le coup !

Même si les brunchs se savoureront à la maison, que des câlins se feront par visioconférence et que les fleurs se feront livrer en quantités incommensurables, souvenons-nous que l’amour, même s’il ne peut être témoigné par des gestes physiques en ces temps incertains, est aussi contagieux, sinon plus, que ce foutu coronavirus qui nous pourrit la vie.

Marie-Ève Martel
Les vies plutôt que les cennes

Vu d'même

Les vies plutôt que les cennes

CHRONIQUE / Je ne sais pas ce que ça prendra de plus pour que les choses bougent enfin.

La crise du coronavirus aura permis de mettre en lumière — une fois de plus, et je ne sais combien de fois de trop — la désorganisation des soins de longue durée pour nos aînés et le manque flagrant de ressources à la disposition des travailleurs de la santé.

Marie-Ève Martel
La démocratie confinée

Vu d'même

La démocratie confinée

CHRONIQUE / Quand on y pense, la démocratie est elle aussi confinée depuis quelques semaines. Pour un cas de force majeure que représente la pandémie, l’État s’est arrogé des droits et s’est permis de restreindre nos libertés individuelles sous prétexte de protéger le plus grand nombre de personnes possibles de la maladie.

Le confinement des individus, l’interdiction de déplacements d’une région à l’autre et la fermeture temporaire de milliers d’entreprises en sont les meilleurs exemples.

Marie-Ève Martel
Au-delà du chèque

Vu d'même

Au-delà du chèque

CHRONIQUE / Ça fait quelques semaines que je me mords le dedans des joues. Que je serre les poings et les dents. Que je me dis que ça ne vaut pas la peine d’alimenter ce débat-là, que les gens qui l’ont lancé ont une idée toute faite sans réaliser à quel point certains stéréotypes sont profondément ancrés dans leur esprit. Mais aujourd’hui, c’est assez.

Ce qui n’était qu’un bruit de fond il y a quelque temps est en train de devenir un véritable tintamarre dans certains cercles virtuels où j’ai des contacts.

Marie-Ève Martel
Chercher les coupables

Vu d'même

Chercher les coupables

CHRONIQUE / C’est typique de la nature humaine : notre premier réflexe est d’abord de trouver une cause extérieure aux malheurs qui nous accablent. Quand il nous arrive quelque chose de négatif, on ressent un profond sentiment d’injustice. Pourquoi moi ? Pourquoi nous ? En réaction, on cherche presque toujours un coupable.

On cherche LE facteur externe en cause qui expliquerait miraculeusement ce qui se passe, comme s’il existait une seule réponse à un problème souvent des millions de fois plus complexe.

Marie-Ève Martel
Mes nouveaux amis

Vu d'même

Mes nouveaux amis

CHRONIQUE / Après plus de quatre ou cinq semaines à être confiné chez soi, selon les cas, la solitude commence à peser. «C’est loooooooooong!,» me diraient mes tantes Martel, une expression galvaudée avec humour dans notre famille depuis des générations.

Cet isolement est même contre nature, considérant que l’être humain est un animal grégaire, qui a besoin des siens.

Marie-Ève Martel
Chéri, je vais te faire ta fête!

Vu d'même

Chéri, je vais te faire ta fête!

CHRONIQUE / Mercredi, c’était l’anniversaire de naissance de The Dave, mon bien-aimé. Trente-trois ans bien sonnés. Pour mon compagnon des sept dernières années, son anniversaire est une célébration qui se souligne avec panache.

Normalement, nous allons passer le week-end dans son Shawinigan natal pour y faire la fête avec ses meilleurs amis, une bande de gars tissés serrés depuis le secondaire. Ça fête fort, disons...

Marie-Ève Martel
Mon épicerie

Vu d'même

Mon épicerie

CHRONIQUE / On sait que la situation n’est pas normale quand nos petites habitudes quotidiennes sont chamboulées. Pour ma part, c’est vraiment quand je vais faire mon épicerie que je réalise l’ampleur de la pandémie et ses effets sur notre vie.

J’ai beau suivre assidûment les points de presse du gouvernement, me tenir à jour sur les plus récentes données et consignes émises par la santé publique, rien ne me frappe plus que de constater les mesures de sécurité mises en place à mon supermarché.

Marie-Ève Martel
Je suis une voyeuse

Vu d'même

Je suis une voyeuse

CHRONIQUE / Je l’admets : je suis voyeuse. Une voyeuse à temps partiel, mais une voyeuse assumée. J’aime m’immiscer sans vergogne dans l’intimité des gens, tenter de déceler des bribes de leur vie, déduire quels sont leurs goûts ou quel est leur tempérament, le tout en me fiant aux indices que me procure leur univers...

Je m’adonne à mon vice encore plus par les temps qui courent, parce que le printemps est généralement le meilleur temps de l’année pour zieuter en toute impunité.

Marie-Ève Martel
Les petits farceurs

Vu d'même

Les petits farceurs

CHRONIQUE / Non mais, quel tata. Je n’arrive pas à imaginer comment quelqu’un a pu penser que de tousser sur le terminal de paiement électronique d’un service au volant serait une bonne blague à faire alors qu’on est tous coincés chez nous le temps qu’une pandémie s’éteigne.

Vraiment, ça n’a dû faire rire que le tata, surnommé «le tousseur» et son amie qui l’a filmé en train de faire une connerie qui le suivra bien longtemps.

Marie-Ève Martel
Dans la tête d’Horacio

Vu d'même

Dans la tête d’Horacio

CHRONIQUE / La question m’est passée par la tête cette semaine : que se passe-t-il dans celle du directeur national de la santé publique, Horacio Arruda ?

L’homme de l’ombre qui, par la force des choses, se trouve devant les projecteurs depuis trois semaines, devenant du même coup une vedette provinciale.

Marie-Ève Martel
Elle n’aura jamais connu la COVID-19

Vu d'même

Elle n’aura jamais connu la COVID-19

CHRONIQUE / Jeudi dernier marquait le huitième anniversaire du décès de ma mère. Je ne l’ai toutefois appris que plusieurs jours plus tard. Le 2 avril 2012. Une date qui restera à jamais gravée dans ma mémoire. Un lundi à oublier.

Ce jour-là, j’avais appelé le conjoint de ma mère pour lui demander s’il avait eu de ses nouvelles. Lui non plus ne lui avait pas parlé depuis une dizaine de jours, à la suite d’une violente dispute.

Marie-Ève Martel
Western félin

Vu d'même

Western félin

CHRONIQUE / L’art de la distanciation sociale, ça fait très, très longtemps que mes chats l’ont maîtrisé.

Ma grosse princesse gâtée Pépé, diminutif de Pénélope, et Coquine, la chatte d’Espagne de mon fiancé, vivent une cohabitation forcée depuis maintenant cinq ans. C’est plus de la moitié de leur existence, elles qui auront toutes les deux neuf ans en 2020.

Si Coquine — Coq pour les intimes —, d’un tempérament plutôt calme et joueur, en plus d’être très agile, s’est rapidement accommodée de sa « nouvelle petite soeur », pour Pépé, la maladroite et grognonne, c’est tout le contraire. 

La plupart du temps, elle se tient bien loin de l’autre. Comme si ma chatte au pelage de charbon croyait que l’autre, d’un blanc immaculé, était porteuse du coronavirus. 

Or, toutes deux apprécient le bain de soleil que leur offre la porte-patio du salon, où se trouvent aussi leurs petits lits respectifs.

L’affrontement semble alors inévitable.

Marie-Ève Martel
Une longue pénitence

Vu d'même

Une longue pénitence

CHRONIQUE / Mon collègue retraité Fernand ne l’a pas eu facile ces dernières semaines. Depuis un mois, environ, l’ancien président de notre syndicat, qui a été de tous les combats pendant près de 40 ans et de presque toutes les compétitions de sport juvénile, est hospitalisé.

Je suis pas mal certaine que de s’être démené comme il l’a fait depuis qu’on sait que les rentes de nos retraités allaient être coupées du tiers ne l’a pas aidé.

Marie-Ève Martel
S’aimer pendant la quarantaine

Vu d'même

S’aimer pendant la quarantaine

CHRONIQUE / Il n’y a pas que des désavantages à la « distanciation sociale » que nous ordonne le gouvernement en ces temps de pandémie.

Pour ma part, je crois que le télétravail aura un effet positif insoupçonné : tester la solidité de mon couple quatre mois avant mon mariage prévu à la mi-juillet. (Aura-t-il lieu d’ailleurs ? Je continue d’espérer que les regroupements seront permis à nouveau à cette date...)

Marie-Ève Martel
COVID-19 et le journalisme de guerre

Vu d'même

COVID-19 et le journalisme de guerre

CHRONIQUE / C’est en direct de mon cocon que je rédige cette chronique.

Eh oui, prévention oblige, les journalistes de La Voix de l’Est ont été invités à travailler de la maison le plus possible. Les entrevues doivent être faites au téléphone.