Stéphan Frappier
On ne sait pas vraiment quand l’actuelle pandémie prendra fin, mais une chose est certaine: il n’y aura pas grand-chose à faire cet été. Cette semaine, c’était au tour du Festival western de Saint-Tite, des Défis du parc et du Grand Prix de Trois-Rivières d’annuler leur prochaine édition. Deux autres coups durs pour la région et les commerçants qui dépendent de ces attraits majeurs. C’est maintenant définitif : l’été touristique est à l’eau en Mauricie et partout au Québec. Espérons que tous ces événements ne souffriront pas trop de cette malchance et que le gouvernement sera au rendez-vous pour les aider à se relever.
On ne sait pas vraiment quand l’actuelle pandémie prendra fin, mais une chose est certaine: il n’y aura pas grand-chose à faire cet été. Cette semaine, c’était au tour du Festival western de Saint-Tite, des Défis du parc et du Grand Prix de Trois-Rivières d’annuler leur prochaine édition. Deux autres coups durs pour la région et les commerçants qui dépendent de ces attraits majeurs. C’est maintenant définitif : l’été touristique est à l’eau en Mauricie et partout au Québec. Espérons que tous ces événements ne souffriront pas trop de cette malchance et que le gouvernement sera au rendez-vous pour les aider à se relever.

Liste d’épicerie pour l’après-COVID-19

CHRONIQUE / Une question est à la mode ces jours-ci: à quoi ressemblera notre quotidien après cette pandémie? Serons-nous les mêmes? Chose certaine, nous changerons. Sûrement pour le mieux. Reste à voir comment ces bonnes intentions résisteront à nos plus coriaces habitudes. Pourtant, quand on y réfléchit, ce n’est pas si difficile que ça de tirer des leçons constructives de cette crise et d’en faire ressortir des pistes intéressantes de changement à emprunter. Jouons le jeu et dressons une liste d’actions à mettre de l’avant pour rendre notre monde un peu meilleur après la COVID-19.

La santé vient évidemment en haut de cette liste. On en a la preuve plus que jamais: la santé doit être LA priorité pour un gouvernement. Il faut tout d’abord augmenter le salaire de ces préposés qui sont sous-payés pour le travail essentiel qu’ils ont à faire. Il faut également revoir tout le système de résidences pour aînés et investir dans la recherche et le matériel médical. Bref, faudrait être un peu mieux préparés si une deuxième vague devait survenir.

Et si notre manque de rigueur en environnement avait une incidence sur l’apparition de ces nouveaux virus? Des chercheurs le croient. On ne perd rien à faire un peu plus d’efforts. Plus facile à dire qu’à faire, direz-vous? Bien d’accord. Il sera d’ailleurs intéressant de voir si les gens auront le réflexe de revenir à l’automobile pour éviter la proximité dans les transports en commun et si les gouvernements soudainement plus endettés après cette pandémie reverront à la baisse leurs investissements en environnement. Plus facile à dire qu’à faire, disait-on.

Chaque citoyen devrait choisir dix attraits de sa région qu’il n’a pas encore visités. Et attention: pas le droit d’aller mettre les pieds dans une autre région ou d’aller en voyage avant d’en avoir fait au moins la moitié. Parions de toute façon que les voyages outre-mer seront un peu moins populaires à la fin de la crise.

Autre petit défi: acheter ou consommer un nouveau produit artistique québécois au moins une fois par semaine. La crise aura été difficile pour les artistes du Québec et il est primordial de se tourner vers les créateurs de chez nous pour leur permettre de continuer à nous éblouir. Surtout que plusieurs d’entre eux ne nous ont pas laissés tomber durant la pandémie en nous offrant des prestations gratuites sur Internet pour égayer notre confinement.

Dans le même ordre d’idée, il faut absolument encourager nos entreprises locales. Pour ce faire, regardons toujours d’où provient le produit qu’on s’apprête à mettre dans le panier. Plus cher d’acheter local? Peut-être, mais c’est en achetant davantage chez nous qu’il sera possible de faire baisser les prix et d’atteindre une certaine autonomie alimentaire.


« Si c’était à refaire, il aurait fallu que j’augmente plus vite les salaires des préposés aux bénéficiaires, même sans l’accord des syndicats. Donc, j’en prends l’entière responsabilité. On est rentrés dans cette crise mal équipés. »
François Legault

Est-il nécessaire de dépenser des centaines de dollars pour aller dans les grands arénas surpeuplés? Gardons cet argent pour encourager les événements et les restaurateurs de notre région qui devront se réinventer pour composer avec cette nouvelle crainte de promiscuité et qui auront toutes les difficultés du monde à se relever de cette crise.

Continuons d’encourager la conciliation travail-famille en favorisant le télétravail. On le réalise aujourd’hui, plusieurs choses peuvent se faire à distance: travail, épicerie, consultations, formation, etc. Reste à voir comment cette absence de contacts humains pourrait nous affecter à long terme. Pour compenser, continuons de marcher dans nos rues avec nos enfants, de saluer gentiment les voisins et d’afficher à nos fenêtres espoir et solidarité.

Informons-nous et annonçons local. Il en va de la survie de nos médias qui sont les mieux placés (on en a d’ailleurs la preuve en cette période de pandémie) pour bien informer les citoyens sur ce qui se passe chez eux.

Restons bienveillants. Donnons une heure de bénévolat par semaine et allons voir nos aînés le plus souvent possible parce qu’on ne sait jamais quand on peut les perdre. Profitons-en pour leur donner une petite formation technologique pour qu’ils soient toujours en mesure de garder contact avec leurs proches.

Continuons de garder une certaine distance physique avec les gens qui nous entourent et maintenons ces bonnes habitudes d’hygiène qui nous permettent actuellement de limiter les dégâts.

Finalement, essayons de garder cette liste quelque part dans le fond de notre poche pour ne jamais oublier qu’un jour, au lendemain de cette pandémie, on était rempli de bonnes intentions.

Coup de coeur de la semaine

Le coup de cœur de la semaine revient aux dirigeants du réseau de la santé de la région qui ont eu l’excellente idée de distribuer une soixantaine d’appareils iPad aux personnes hospitalisées en cette période de pandémie pour leur permettre d’entrer en contact avec leurs proches et ainsi briser l’isolement. Cette initiative a été rendue possible grâce à la contribution financière de plusieurs partenaires, dont la Fondation SSS de l’Énergie.