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Jean-Marc Beaudoin
Le Nouvelliste
Jean-Marc Beaudoin
Jean Lamarche
Jean Lamarche

Pour notre plaisir et leur martyre…

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CHRONIQUE / Il faut reconnaître que si on ne l’a pas eu facile cette année, eux non plus. Ils ont été privés de leur nourriture sociale, de ce qui souvent, au-delà de tous les grands élans présumés de bons sentiments, les anime et les réconforte le plus. Une année sans solides poignées de main, sans accolades chaleureuses, sans larges salutations de la main, sans sourires complaisants, sans remerciements aussi pour faveurs obtenues ou à obtenir; une année sans leurs vivifiants bains de foule, là où ils peuvent mesurer, parfois avec quelques petites erreurs de calcul, la hauteur de la reconnaissance à leur endroit de la part de leurs électeurs. Le plus décevant pour plusieurs d’entre elles et eux, c’est qu’en raison de la pandémie, tout le monde a dû travailler plus fort encore sans que ça ne paraisse toujours ou que ça ne soit reconnu, pour que ça trébuche dans les urnes. Comme 2021 sera une année d’élection pour la plupart, au municipal et au fédéral, on va quand même leur souhaiter une belle année à venir et, ce qui ne serait pas superflu, d’atteindre l’autre bout de l’arc-en-ciel pour qu’ils puissent enfin sortir dehors avec tout leur monde et pas seulement masqués et à distance pandémique.

Jean Lamarche

Issu du monde événementiel, ce ne serait pas la pire des choses pour le maire de Trois-Rivières que de retrouver un peu de ses grandes ambiances festives. Arrivé au milieu du tumultueux mandat d’un conseil municipal divisé devenu subdivisé, Jean Lamarche n’a pu vraiment profiter autant qu’il l’aurait souhaité sans doute de ce précieux contact direct avec les citoyens, où excellait son prédécesseur, mais où il n’est lui-même pas si mal. Inondations, pandémie, bris majeurs de conduites d’eau usée, retards au Colisée, c’est comme s’il avait vécu, comme il l’a dit, dix ans de vie en un an et demi. On ne peut que lui souhaiter, puisqu’il y aura élection à l’automne, que les nuages pandémiques se dissipent et qu’il puisse enfin retourner à la grande rencontre de son monde avant la grande rencontre électorale.

Simon Allaire

Encore à l’air Allaire

On avait souhaité l’an passé au député de Maskinongé, Simon Allaire, de prendre l’air en allant voir les maires de sa circonscription. C’est devenu plus vrai que jamais. Saint-Élie-de-Caxton, Saint-Édouard-de-Maskinongé, Saint-Barnabé, Saint-Paulin… Il y a eu des histoires de maire partout. Et ça ne risque pas de se calmer avec les élections municipales à venir. Alors, on ne lui souhaitera pas de prendre le bâton du pèlerin et de s’en servir, mais une petite bastonnade ferait un peu de bien à quelques égos-maires.

Louise Charbonneau

Pas de Lévesque

Il est peu probable que le gouvernement libéral de Justin Trudeau ne veuille traverser le printemps. Comme ça avait été très serré dans Trois-Rivières, on peut souhaiter à la députée bloquiste élue, Louise Charbonneau, qu’Yves Lévesque, s’il remet ça comme il le laisse planer, préfère se présenter dans un comté de la région de Québec, plus rassurante pour lui, parce que les conservateurs y sont en bonne montée de popularité.

Jean-Guy Dubois

La ville du bonheur

Ce n’est pas rien que d’être le maire de la ville du bonheur. Ce n’est pas moi qui le dis, mais un sondage, maison il est vrai, mais qui a quand même permis à un millier de Bécancourois d’affirmer leur grande satisfaction à vivre dans leur ville. Pour l’instant, leur maire, Jean-Guy Dubois, n’a qu’entre-ouvert la porte pour un nouveau mandat à la tête de Bécancour. Peut-être parce qu’il a vu dans la pandémie un «choc du futur», il veut réfléchir encore un peu. À peine, peut-être. Car on n’a pas l’impression que ce sera pour lui un long chemin de Compostelle s’il décidait de rependre son bâton de pèlerin électoral. Ce serait plutôt comme le «Bécancourial», cette randonnée pédestre qui réunit toutes les municipalités qui ont forgé Bécancour... et qui aura justement lieu en octobre, juste avant les élections.

Jean Boulet

Une montée en influence

Il a été parmi les mieux évalués parmi les parlementaires de la CAQ. On ne peut que souhaiter au député de Trois-Rivières et ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet qu’il garde ses bonnes manières et qu’il continue sur sa lancée. On ne compte plus les réformes qu’il a entreprises mais on peut aussi être impressionné par les incessantes annonces à saveur économique qui ont marqué son année. Il a un bon budget. On peut croire qu’il a gagné en poids au sein du gouvernement. Tant mieux si c’est le cas. La région, dont il est responsable, ne sera pas sans besoins pour sa relance économique.

Louis Plamondon

Le recordman

Depuis un bon bout de temps doyen de la Chambre des communes, Louis Plamondon a fracassé un nouveau record le 7 novembre en devenant le député «Canadien-français» à avoir siégé le plus longtemps à Ottawa sans interruption, soit maintenant plus de 36 ans et quelques mois. S’il est élu aux prochaines élections, ce qui est devenu comme une évidence, il pourrait cette fois battre celui du libéral Herb Gray (39 ans, six mois et 29 jours), advenant la formation d’un gouvernement majoritaire. Ce serait un sacré pied de nez aux «anglos» venant d’un député qui siège à Ottawa pour l’avènement d’un Québec indépendant.

Pierre-David Tremblay

Une annexion

Il serait facile à Pierre-David Tremblay de dissiper toute ambiguïté sur sa légitimité, très contestée, à siéger comme maire de La Tuque et dont il a annoncé qu’il sera de nouveau candidat aux élections de novembre. Certes, réduire le taux de taxation de presque 1 pour cent comme il l’a fait, ça peut lui faire gonfler les biceps électoraux. Mais ça n’enlève pas le doute sur sa légitimité chez ceux qui ont le goût de l’entretenir. Il y aurait un truc facile: annexer La Bostonnais, dont il a déjà été le maire. Comme cela, il aurait une adresse civique officielle à La Tuque. Mais même si on est présentement sous tutelle, le voudrait-on à La Bostonnais? Question existentielle!

Geneviève Dubois

Quand on a la piqûre

C’est ce qu’a récemment expliqué la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, après avoir dit qu’elle était en réflexion sur son avenir politique. Après avoir été réélue préfète de la MRC du Centre-du-Québec et déjà présidente de la Table des MRC du Centre-du-Québec, on doute peu que la mairesse de la ville verte puisse encore hésiter sur ses intentions politiques. Le seul danger, ce serait des inondations qui, avec les flaques d’eau oubliées, favoriseraient l’éclosion de maringouins au point de mettre les Nicolétains en grattage collectif sévère, étant donné qu’on a renoncé au contrôle biologique des insectes piqueurs. Autrement...

Marie-Louise Tardif

Un sauf-conduit nécessaire?

On n’ira pas jusqu’à souhaiter à la députée de Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, un sauf-conduit pour se rendre dans la ville de La Tuque, au cas où le maire Tremblay y réclamerait à nouveau des barrages pour limiter l’accès à sa ville. Mais bon, faudrait savoir si le fait que le maire lui fait la grosse tête, ça lui fait perdre ou pas des appuis dans la place. Faudrait voir... Les canaux de communication sont ouverts, mais qui veut les emprunter?

Yvon Deshaies

Voisin à dégonfler

Le coloré, mais aussi sympathique Yvon Deshaies, maire de Louiseville, ne manque pas de couleur et d’opinions à vent contraire. On imagine qu’il se remet tranquillement de la «victoire dérobée» à Donald Trump. On ne lui souhaitera donc pas une casquette rouge vif, avec inscrit dessus «Make Louiseville great again». Mais, à l’inverse de certains qui ont un voisin gonflable, dans son cas, pour sa tranquillité d’esprit, pourquoi pas un voisin «dégonflé». Si nécessaire, comme il l’a fait pour la pandémie, il peut actionner les cloches de Saint-Antoine-de-Padoue. Il a ses contacts.

La plus populaire

Que peut-on souhaiter de plus à la députée de Champlain, Sonia LeBel, qui a été désignée par l’ensemble des députés de l’Assemblée nationale, tous partis confondus, comme la plus appréciée des parlementaires? On est loin de la procureure cassante, au ton incisif, capable de claquer du doigt, menton relevé, un président syndical à la Commission Charbonneau. Son parcours politique est jusqu’à présent impressionnant. On ne peut que lui souhaiter qu’il en soit ainsi en 2021, au plus grand avantage de sa circonscription de Champlain. On peut par ailleurs gager qu’elle fera une pêche miraculeuse de petits poissons des chenaux. Allez savoir pourquoi!

Michel Angers

Les jarrets d’acier de Shawi

On le sait. Il peut faire jusqu’à 100 kilomètres par jour en vélo, en véritable sprinter. C’est pas pour rien qu’un confrère l’a baptisé «le maire aux mollets d’acier». Mais en année électorale, car Michel Angers a déjà prévenu qu’il sollicitera un quatrième mandat, dès que le beau temps sera arrivé et peut-être la COVID éloignée, il pourrait faire du vélo en dilettante le long de la Petite Shawinigan, face au «mur de la honte» de la Belgo qui n’existera enfin plus ou, dans le parc des Papetiers, à la superbe marina de Grand-Mère... à proximité il est vrai de Nemaska Lithium, qui a fait perdre beaucoup d’économies à des investisseurs du coin. Mais cela, ce n’est pas de sa faute.

François-Philippe Champagne

François-Philippe Champagne

On ne peut que souhaiter au député de Saint-Maurice-Champlain une fin rapide de la pandémie. Car pour un ministre des Affaires extérieures, de ne pas pouvoir aller à l’extérieur... comme pour visiter les deux Michaël prisonniers de la Chine, aller saluer en personne Joe Biden ou ramener ce qu’il faut de l’avion abattu en Iran, ça peut être frustrant. En attendant, pour se changer les idées, il y a des petits dossiers régionaux qui traînent comme l’aéroport et le port de Trois-Rivières ou le TPVG, le train à petite vitesse gouvernementale.

Yves Perron

En attendant Ruth

Au député bloquiste de Berthier-Maskinongé, Yves Perron, on ne peut que souhaiter un affrontement électoral sans la néo-démocrate Ruth Ellen Brosseau. Autrement, il n’a pas eu de véritable concurrence aux dernières élections. Mais même si Ruth quittait sa ferme... le NPD n’est plus soufflé par de grands vents.

Donald Martel

Une pépine pour Donald

On pourra souhaiter au député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, une pépine qu’il pourrait exhiber le long de la 55, en attendant, pour 2022, mais avec encore un «si», la grosse machinerie promise pour le doublement de l’autoroute entre Bécancour et Sainte-Eulalie. D’ici là, l’adjoint parlementaire de François Legault profitera de bonnes nouvelles économiques durant la prochaine année.

À tous...

Que l’heure de la grande libération covidienne arrive et ça va bien aller !