Yves Lévesque, maire de Trois-Rivières

Pour notre plaisir et leur martyre

Avec des élections québécoises en fin d’année qui ont changé la couleur politique du Québec mais aussi de la région et des élections fédérales qui seront tenues en 2019, cela fera soudainement beaucoup de monde à avoir à l’œil dans les mois qui viennent. Tout le monde ne pourra pas bénéficier tout le temps d’une lune de miel. Les citoyens ont des attentes et ils sont en général prompts aux réclamations et aux récriminations. Normal puisqu’on leur fait tant de promesses. Mais, c’est le temps des Fêtes, de la paix et du réconfort mutuel. Alors, nos élus méritent bien quelques bons souhaits.

Lévesque le réconciliateur?

C’est d’abord au maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, qu’iront nos premiers vœux qui ne peuvent évidemment être autre que bon rétablissement. Si cela peut le réconforter, qu’il constate, lui qu’on traitait volontiers de chicanier, que la querelle s’est poursuivie sans sa présence à l’hôtel de ville, qu’elle a pris de l’ampleur et qu’elle a même été élargie au domaine citoyen. Ce serait probablement sarcastique de le dire ainsi, mais peut-être son retour est-il nécessaire pour ramener l’harmonie dans la ville. Qu’il revienne, mais pas en pesant de nouveau sur l’accélérateur. Mettons, à moins de 40 km/h, pour être sécuritaire.

Le député fédéral de Trois-Rivières, Robert Aubin

L’homme qui réfléchit

Le député fédéral de Trois-Rivières, Robert Aubin, est entré en réflexion. Il a plutôt dit qu’il irait en consultation avant de faire savoir s’il sera de nouveau candidat aux prochaines élections. Alors bonne supputation. Pardons, consultation! En attendant, on peut souhaiter au chef de l’aile québécoise du NPD, ce qui n’est pas rien, qu’il continue ses pressions à Ottawa pour le train à grande fréquence.

La ministre de la Justice, Sonia LeBel.

Elle a son buck

Pour l’instant, tout ce qu’on peut souhaiter à la nouvelle ministre de la Justice, Sonia LeBel, députée de Champlain, c’est d’être courageuse pour les «courageuses». Mais on ne lui souhaitera pas d’abattre un autre orignal, elle qui s’est déjà vantée d’avoir tué son premier buck en Mauricie.

Louis Plamondon, le député bloquiste de Bécancour-Nicolet-Saurel

Le doyen des doyens

Louis Plamondon, le député bloquiste de Bécancour-Nicolet-Saurel va tenter de se faire élire pour une onzième fois cette année. On lui souhaite vivement d’y arriver, ne serait-ce que parce que ça nargue un peu les anglos que leur doyen parlementaire à Ottawa soit un «séparatiste».

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois

Une sniff de Bécancour Gold?

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois a besoin de réconfort. Le conflit s’éternise à l’Aluminerie de Bécancour, ce qui rend incertain l’avenir de l’usine et les écolos se mobilisent encore une fois pour faire obstacle au nouveau projet d’IFFCO. Le maire Dubois ne peut quand même pas faire bouillir de l’eau d’érable à l’année pour chasser son spleen. Peut-être devrait-il aller visiter les serres de cannabis de son grand parc industriel et en profiter pour respirer un peu de l’air de la place. Même si ce n’est pas dans ses habitudes, une sniff de Bécancour Gold, ça devrait le ramener zen.

Robert Gauthier, le maire de Saint-Élie-de-Caxton

Dans un conte de Fred

Doit-on souhaiter à Robert Gauthier, le maire de Saint-Élie-de-Caxton, d’être transformé en personnage par son «ami» Fred Pellerin? C’est le danger qui le guette, car si les personnages de Fred sont toujours gentils et hauts en couleur, il pourrait bien avoir l’idée d’introduire dans sa galerie un vilain lutin.

Yves-François Blanchet

La Confédération Blanchet

Venu du sud, l’ancien ministre régional du temps de Pauline Marois, Yves-François Blanchet, après s’être emparé d’une des plus belles filles de la Mauricie est sur le point de s’emparer du Bloc québécois, même si dans les faits, on sait que c’est déjà fait. On va donc lui souhaiter de bien réussir la fédération des factions bloquistes qu’il est en train de réaliser et qui sait, plus tard, peut-être d’en arriver à confédérer tous les courants souverainistes. Il deviendrait le Père de la confédération souverainiste.

Le ministre du Travail, Jean Boulet

On n’obéit plus à ABI

C’est vrai qu’il avait fait beaucoup d’efforts, jusqu’à se rendre au siège social d’Alcoa, à Pittsburgh. Mais son ultime tentative de conciliation spéciale a échoué. Plus on avance, plus les parties semblent irréconciliables à l’Aluminerie de Bécancour. On va quand même souhaiter au ministre du Travail, Jean Boulet, lui qui est un spécialiste des relations de travail, de trouver moyen de remettre à l’ouvrage un millier de travailleurs dont la majorité habitent sa circonscription. Au fait, Julie aurait peut-être quelques petites demandes pour La Tuque.

Ruth Ellen Brosseau

Ruth-la-bien-aimée

Qu’elle est loin la petite barmaid d’Ottawa qui s’était envolée vers Vegas après avoir laissé son nom comme candidate néo-démocrate dans Berthier-Maskinongé, une circonscription dont elle ne savait même pas où elle se trouvait au juste. La jeune femme, devenue leader parlementaire du NPD, impressionne en Chambre autant que dans sa circonscription qui l’a adoptée. On va lu souhaiter de continuer de plaire.

La députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif

D’arbre en arbre

À peine élue, il y a une branche qui a cassé. On va souhaiter à la députée de Laviolette-Saint-Maurice Marie-Louise Tardif un abonnement d’un an à l’île Melville, pour aller d’arbre en arbre, question de garder la forme. Mais attention, un abonnement qui élimine toute apparence de conflit d’intérêts.

Simon Allaire, le jeune député de Maskinongé

Un beau bureau

Il aura enfin, dès janvier, un beau bureau pour recevoir ses concitoyens. Ça va faire changement pour Simon Allaire, le jeune député de Maskinongé, de son petit «van» de campagne, ce qui avait fait de lui un genre de «candidat sur roulettes». En attendant, il peut mettre un terme à sa collection de contraventions routières.

Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

Un remaniement

La question ne se pose même pas. C’est un remaniement qu’on souhaite au député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel. Un remaniement qui le ferait ministre, bien sûr. Même si François Legault l’a nommé son adjoint parlementaire et qu’il aura ainsi l’oreille du chef, il faut un meilleur trône à celui qui était décrit jusqu’aux élections comme le parrain régional des caquistes. À l’Environnement, ça l’aiderait à faire passer IFFCO, mais il aurait les écolos sur le dos.

Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies.

Dans la pot country

Il n’y a aucune hésitation pour le maire de Louiseville, Yvon Deshaies. La Société québécoise du cannabis doit lui concéder le point de vente qu’il réclame pour sa ville. On l’avait surpris à rôder autour de la boutique de la SQDC lors de son ouverture, à Trois-Rivières. Il a déjà une usine de cannabis thérapeutique, IsocanMed, assurément quelques producteurs indépendants dans le voisinage, il mérite maintenant un accès facile au pot récréatif. S’il le faut, qu’il dédie sa prière dissimulée dans l’Ô Canada tronqué qu’il récite avant les séances du conseil à cette grande cause. À lui, on ne va pas lui passer la muselière.

La mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois

Le bonheur participatif

On ne peut que souhaiter à la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, de continuer d’être une inspiration. Elle a fait l’objet de nombreuses nominations importantes au sein de l’Union des municipalités du Québec et l’idée qu’elle a mise en application d’un budget municipal participatif n’a fait que des heureux et est devenue un exemple à suivre dans d’autres municipalités.

Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay

À haute vitesse

À défaut de se satisfaire des interventions d’Hydro-Québec dans les cas de pannes majeures et de ne pas obtenir de redevances de la part de celle-ci pour la majorité des centrales qu’elle exploite sur le territoire de La Tuque, on va souhaiter au maire Pierre-David Tremblay d’être doté enfin, au moins sur une grande partie de sa vaste ville, de la liaison cellulaire et de l’Internet haute vitesse. En attendant de pouvoir exploiter Manouane-Sipi, sa petite centrale hydro-électrique.

François-Philippe Champagne

C’est joli, va!

C’est sûr qu’il aura un Jolivet, Pierre, le fils de l’autre, Jean-Pierre, par monts et vallées sur les chemins, routes, sentiers, lacs et rivières de Saint-Maurice-Champlain pour lui faire opposition bloquiste. François-Philippe Champagne apparaît quand même en solide position pour affronter le grand verdict électoral auquel il sera confronté cette année. C’est sûr qu’en tant que ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, il a un gros chéquier sur lui et il s’en sert. Mais au-delà de sa générosité ministérielle, c’est sa personnalité qui est en train de façonner de lui une image politique majeure.

Michel Angers

Les poches pleines

C’est sûr qu’il y a un peu d’eau potable supra-filtrée qui a pu être avalée de travers et qui a pris des allures d’eau lourde dans le budget de la nouvelle année à Shawinigan, ce qui est toujours une source momentanée de grogne citoyenne, mais on peut dire pour le reste que le maire de la ville, Michel Angers, est plutôt bien servi par les temps qui courent. Le long conflit de Delastek est fini, Nemaska Lithium va construire sa grande usine, le numérique prend racine, on y embouteille de la micro-bière en macro production, le Digihub devient leader québécois dans son genre et une mystérieuse grande usine pourrait s’installer dans la ville. N’en jetez plus, la cour est pleine. Souhaitons à Michel Angers que ça continue son affaire. La métamorphose de Shawinigan est en cours.