Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Pour notre plaisir et leur martyre

2017, après les presque lilliputiennes hausses de taxes non électoralistes, mais qui tombent donc bien, ce sera l'année des accolades chaleureuses et des solides poignées de main «sincères» dans les villages, municipalités et villes, en raison des élections de novembre bien sûr. Rappelons aux citoyens-contribuables qu'il est toujours plus prudent de tenir à portée de main un peu de Purell... pour éviter tout danger de contamination.
Il marchera sur les eaux
Yves Lévesque: il lui faudra peut-être marcher sur les eaux... celles qui vont jaillir des jets, pardon, excusez-nous, de la fontaine de l'Amphithéâtre Cogeco qui fera face aux immenses lettres un peu fissurées de Trois-Rivières sur Saint-Laurent. Si on voulait souhaiter à Yves Lévesque, le maire de Trois-Rivières, ce qu'il souhaite vraiment en cette année de rendez-vous électoral que sera 2017, ce serait pas d'adversaire, ou s'il en faut, plusieurs plutôt qu'un... Comme en 2013.
Yvon Deshaies, le maire de Louiseville
Le cosaque de Louiseville
Pour Yvon Deshaies, le maire de Louiseville, la question ne se pose pas. On lui souhaite vivement une invitation pour assister à l'assermentation de sa grande idole politique, Donald Trump, comme président des États-Unis. Avec son petit chapeau, une belle chemise fluo et un noeud papillon assorti à la couleur du chapeau, il fera distinctivement fureur. Quoique, pour vraiment plaire à son éminence, il serait opportun d'échanger son chapeau de velours pour un robuste casque de poil ou de mouton à la cosaque. Le russe a la cote en ce moment à Washington.
Le maire de Shawinigan, Michel Angers.
Le maire dandy
Qu'est-ce qu'on pourrait bien souhaiter au maire de Shawinigan, Michel Angers? Des électeurs supras, mais surtout pas supralocaux. On pourrait aussi lui souhaiter, lui qui pratique le vélo comme s'il était au Tour de France et le hockey comme un Radulov, d'éviter les fissures dans ses rues ou de ne pas recevoir la puck dans le front. Ce ne serait pas bon pour une image corporelle autrement si soignée.
La maire de La Tuque, Normand Beaudoin.
Pas de Toutou bioénergisé
Bien sûr, dès lors qu'on pourra fonctionner à haute vitesse à La Tuque, tous les espoirs et toutes les audaces seront autorisés. Mais en cette année de réflexion électorale, le maire de la ville, Normand Beaudoin, ne peut qu'espérer qu'un pas de géant soit franchi dans son projet devenu international de Bioénergie La Tuque, un projet de 700 millions $, mais prévu au mieux pour 2020. Ne cherchez pas à lui plaire en lui envoyant, en attendant, pour finir la prochaine année, un «Toutou», même bioénergisé et recyclé à Saint-Pierre-les-Becquets.
Jean-Guy Dubois, le maire de Bécancour.
Un Manneken Pis à Bécancour ?
On ne peut qu'espérer que le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, continue de cuisiner une tarte aux pommes meilleure que celle de son député Donald Martel, qui s'était pourtant présenté en champion de la tarte cet automne au concours de la ferme Des Trois Ruisseaux à Sainte-Gertrude. Il pourrait aussi penser à faire installer un genre de Manneken Pis devant ses lettres verticales de BÉCANCOUR, au quai de Sainte-Angèle, qui narguent gentiment celles de TROIS-RIVIERES, de son ami Lévesque, en face, de l'autre côté du fleuve.
Le maire de Saint-Tite, André Léveillé
Un coup de sabot à Saint-Tite
Il faudra voir si le maire de Saint-Tite, André Léveillé sera autant applaudi à l'inauguration du Le Béli qu'à celle du terrain de balle qu'il a promis de construire pour remplacer celui qui a été délogé, non sans une solide controverse, pour permettre la construction de la résidence pour personnes âgées. Une promesse, c'est une promesse. Autrement, avec un festival western qui tombera en pleine campagne électorale, une ruade est toujours risquée.
Le député fédéral libéral de Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne.
Un peu de patience pour FPC
On pourrait bien souhaiter que le député fédéral libéral de Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne, profite d'un éventuel remaniement ministériel pour accéder à un cabinet, ce qui ne serait pas mauvais pour la région. Mais ce serait peut-être brûler quelques étapes. Il est déjà secrétaire parlementaire du ministre des Finances. Il avait quand même fallu à Jean Chrétien patienter trois ans avec d'occuper un tel poste dans le cabinet de Lester B. Pearson. Sa carrière politique fut fulgurante par la suite.
Le député néo-démocrate de Trois-Rivières, Robert Aubin.
Un Amish moderne
Au député néo-démocrate de Trois-Rivières, Robert Aubin, c'est pas compliqué: un chef. Il est vrai que l'intéressé n'est peut-être pas aussi pressé d'en avoir un. Surtout quand on est le porte-parole en environnement et en changements climatiques d'un parti dont une majorité de membres voudrait ramener le Canada d'une mer à l'autre à un niveau de pré vert, une contrée sans aucune vapeur d'hydrocarbure, une contrée qui ferait l'envie des Amish. Le député Aubin est un peu plus moderne que ça.
La néo-démocrate de Berthier-Maskinongé, Ruth Ellen Brosseau.
C'est loin maintenant Vegas
Pour la néo-démocrate de Berthier-Maskinongé, Ruth Ellen Brosseau, la question ne se pose pas. Devenir la nouvelle chef du NPD. Elle est bilingue maintenant. Il est vrai que depuis qu'elle a décidé de sonder ses appuis au sein du parti, on n'a plus entendu parler de ses aspirations à devenir la nouvelle leader néo-démocrate du pays. Mais est-ce qu'il y aurait compatibilité, au moins philosophique, avec le trumpiste maire de Louiseville ?
Louis Plamondon, député de Bécancour-Nicolet-Saurel
Le recordman d'Ottawa
On ne va surtout pas lui suggérer de céder son comté à Martine Ouellet, la chef pressentie messianique du Bloc québécois. Il en a d'ailleurs déjà décliné l'idée. Louis Plamondon, député de Bécancour-Nicolet-Saurel depuis 1984 est devenu, lui, un souverainiste qui veut détacher le Québec du Canada, le doyen de la Chambre des communes. Et il entend, semble-t-il, le demeurer, car il a déjà regarni sa caisse électorale en prévision des prochaines élections. Il veut probablement devenir le recordman des parlementaires d'Ottawa de toute l'histoire du Canada.
La ministre du Tourisme, Julie Boulet.
Julie et le Tourisme
À l'approche d'un inévitable nouveau remaniement ministériel à Québec, on peut comprendre que la seule chose qu'espère la députée de Laviolette, c'est de conserver au moins son ministère du Tourisme jusqu'à la fin de son présent mandat, qui pourrait, semble-t-il, être le dernier. Alors, on le lui souhaite.
Marc H.-Plante, député de Maskinongé
Emmenez-en des ministres
Quand on évoque la perspective d'un remaniement ministériel, tous les députés se mettent à rêver. Ça doit forcément être le cas pour l'efficace député de Champlain, Pierre Michel Auger, mais tout autant pour le toujours souriant Marc H.-Plante dans Maskinongé. Mais le plus justifié d'y penser, ça doit bien être le député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, parce qu'il a déjà goûté à la limousine ministérielle. Mais voilà, on ne peut que leur souhaiter bonne chance à tous, car la Mauricie ne comptera pas quatre ministres. On n'oublie pas le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère. Dans son cas, c'est moins un ministère qui importe comme d'avoir une circonscription où se présenter en 2018, car le sien, Saint-Maurice, est appelé à être disséqué, les lambeaux devant être distribués dans Maskinongé et Laviolette.
Donald Martel, le député de Nicolet-Bécancour.
C'est pas de la tarte
Donald Martel n'en a évidemment pas les émoluments et les honneurs, mais comme on l'a souvent désigné comme «ministre régional», mais caquiste, parce qu'il intervient dans beaucoup de dossiers régionaux, on ne va pas lui réclamer un cabinet. Par contre, en attendant que son parti, la CAQ, accède à la grande gouverne, on peut lui souhaiter de retravailler un peu sa fameuse tarte aux pommes en l'arrosant peut-être d'un peu de sirop qui viendrait de l'érablière du maire Jean-Guy Dubois.
Reste à souhaiter de très belles Fêtes à tout le monde et une fameuse de nouvelle année. Après tout, on travaille pour. Alors, on l'a tous bien mérité.