Les candidats ont exprimé leurs opinions sur une multitude de sujets et pris un grand nombre d’engagements ou d’orientations. Malgré cela, il est difficile d’établir une véritable démarcation entre les uns et les autres.

Campagne: on risque l’explosion

CHRONIQUE / À la veille de la journée du vote par anticipation et à une semaine du scrutin général, on peut penser que les jeux doivent être pas mal faits dans la course forcée à la mairie de Trois-Rivières.

Un virement majeur dans les intentions de vote est toujours possible dans ce dernier droit, mais c’est très rare qu’une telle chose arrive.

Peu importe l’impression préférée, le ciment est pris ou le Jell-O est figé, au choix, l’idée des électeurs qui se rendront jusqu’aux bureaux de votation est fort probablement faite en grande partie.

La première question à laquelle on veut dès lors avoir réponse, c’est qui va l’emporter.

En fait, la première question devrait être de savoir dans quelle proportion les électeurs vont s’acquitter de ce qui est un privilège et un droit, mais aussi un devoir de citoyen.

On a vu dans le passé, et Trois-Rivières n’y a pas échappé à ses dernières élections, que le vote au municipal atteint difficilement les 50 % des électeurs inscrits.

Dans une élection partielle, comme c’est le cas présentement, la participation électorale risque fort d’en être réduite, autour des 35 % probablement.

Dans un tel contexte, la force des organisations électorales de chacun des candidats peut faire une grande différence, surtout dans son efficacité à ce qu’on appelle «faire sortir son vote».

On a beau avoir des préférences, aimer mieux les engagements d’un tel, la personnalité d’un autre ou le courant politique ou de pensée qu’il inspire, cela ne fait pas de différence si on ne fait pas l’effort de se rendre jusqu’à l’urne.

Entre-temps, on aime bien avoir une idée quand même de comment se dessine la lutte au «finish».

On va avoir une bonne idée de l’humeur citoyenne dans les prochains jours avec la publication dans Le Nouvelliste du second et dernier sondage commandé à la firme Mainstreet.

La campagne a-t-elle fait bouger l’aiguille électorale depuis la publication du premier sondage, il y a un peu plus de deux semaines? Et si oui, de quelle façon?

Mainstreet avait accordé 44,7 % des «décidés ou enclins» à Jean-François Aubin, 35,7 % à Jean Lamarche, 17,7 % à Éric Lord et un modeste 1,9 % à Pierre-Benoît Fortin.

Avec de tels résultats, on comprend que le défi de Jean-François Aubin était de maintenir ses acquis et de résister au principal assaut qui devait venir de Jean Lamarche.

Ce qui était aussi vrai pour Éric Lord qui est apparu marginalisé dans la faveur populaire. L’homme a vivement contesté l’impression laissée par le sondage qu’on s’était engagé dans une lutte à deux Aubin-Lamarche à côté de laquelle il ne serait qu’un figurant, de qualité certes, mais figurant quand même. Dans le «rink side», mais pas sur le «rink»?

Si c’était vrai au début de la campagne, tous les candidats, et cela comprend PB Fortin, peuvent raisonnablement croire aujourd’hui qu’ils sont beaucoup mieux connus de la population, suffisamment pour être capables de se fixer en faveur de l’un ou de l’autre et de savoir pourquoi.

La campagne électorale a été d’une grande intensité et elle avait commencé bien avant son ouverture officielle. Les candidats ont tous fait des campagnes soutenues, participé à des débats, multiplié leurs présences médiatiques et accepté toutes les rencontres offertes par diverses organisations ou associations.

Les candidats ont aussi exprimé leurs opinions sur une multitude de sujets et pris un grand nombre d’engagements ou d’orientations. Malgré cela, il est difficile d’établir une véritable démarcation entre les uns et les autres. Il y a certes des différences et des nuances, mais globalement, leurs positions se recoupent souvent et on a vu, en plusieurs occasions, un candidat se ranger au point de vue d’un adversaire et même de faire sienne, en l’avouant, une de ses positions.

On a pu le constater en quelques occasions, et en particulier lors des grandes rencontres éditoriales du Nouvelliste avec les quatre candidats.

Dans l’analyse qu’elle faisait de celles-ci, ma consœur Paule Vermot-Desroches, qui menait les entrevues, en a conclu que «des grands enjeux qui se sont dégagés de la campagne électorale… aucun n’aura véritablement divisé des clans bien distincts».

Il y a peut-être eu en début de campagne le dossier de Vision zéro qui a fait basculer une majorité de ses opposants dans le clan de Jean Lamarche et qui font maintenant une cabale intensive en sa faveur, mais c’est, avec le courant dont chacun est porteur, la personnalité du candidat qui pourra faire la différence.

On semble vouloir jouer beaucoup depuis la réapparition «miraculeuse» d’Yves Lévesque sur «pour ou contre» ce qu’on appelle le «Groupe des huit» à l’hôtel de ville, ce qui, implicitement, veut aussi dire pour ou contre l’ex-maire.

Le clan de Lamarche, qui se révèle très actif sur le terrain, et de loin le plus réagissant sur les réseaux sociaux, avec des «like» à profusion, joue beaucoup cette carte susceptible de polariser le débat entre lui et Aubin, poussant Lord vers l’accotement.

Aubin, meneur présumé, est le seul à avoir obtenu des appuis de conseillers (trois) tous du Groupe des huit. De l’autre côté, on voit bien dans l’entourage de Lamarche que ses rangs se sont beaucoup gonflés des plus ardents supporteurs de Lévesque.

On soupçonne que la lutte pourrait s’être resserrée entre les deux candidats. Ce qui expliquerait pourquoi les hostilités ont monté d’un cran au débat cette semaine du 106,9 animé par Robert Pilotte. On a sur la fin frôlé l’explosion. Les nerfs s’en deviennent à vifs.

Selon ce qu’il nous révélera, le prochain Mainstreet pourrait bien générer une fin de campagne survoltée.

Coup de cœur

Aux centaines de citoyennes et citoyens impuissants et en détresse dont les demeures sont inondées et qui doivent encore craindre que le pire puisse arriver dans les heures qui viennent.

Coup de griffe

Aux insatiables pétrolières qui manigancent comme toujours pour faire bientôt monter à 1,50 $ leur litre d’essence ordinaire. Elles y sont presque. En effet, c’est assez ordinaire.

La griffe à Beaudoin

Lamarche, une force tranquille

CHRONIQUE / Cela est arrivé durant le dernier droit du Festival de l’Assomption, mais il est peu probable que c’est parce que les Trifluviens étaient concentrés à psalmodier au sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap que Jean Lamarche ait pu traverser ses cent premiers jours comme maire sans qu’on dresse un premier bilan de son travail.

En fait, on en est rendu aujourd’hui à 140 jours.

La griffe à Beaudoin

Un homme, son chef et des maths

CHRONIQUE / Peut-être que les stratèges conservateurs auraient-ils dû laisser savoir que pour ceux qui viendraient au parc portuaire acclamer, ou faire semblant, leur chef Andrew Scheer, le lunch serait gratuit.

Probablement qu’à ce moment-là le traiteur Grill Express aurait pu manquer d’ailes de poulet, de tronçons de saucisses et de chips. Non ce n’était pas dans l’air du temps. Ce n’était pas vraiment végane.

La griffe à Beaudoin

Les retrouvailles mauriciennes

Si l’an passé elle a connu un record de participation, la Classique internationale de canots de la Mauricie pourrait bien cette année en abattre un autre, cette fois en termes de spectateurs, du moins en regard de son histoire récente.

Avec une moyenne de 70 000 visiteurs en trois jours qui se massent sur les rives de la rivière Saint-Maurice, de La Tuque à Trois-Rivières, la marche est haute.

La griffe à Beaudoin

Une semaine sismique

CHRONIQUE / C’est une semaine que l’on pourrait qualifier de sismique que l’on vient de traverser dans la région, tant les secousses ont été fortes.

Une première onde de choc a été générée par la démarche entreprise par celui qui est devenu l’ex-président du Groupe Capitales Médias, Martin Cauchon, visant à placer le groupe sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers.

La griffe à Beaudoin

Bonne entente... et jeux de coulisses

CHRONIQUE / Assis à la même table sous le chapiteau du président du Grand Prix de Trois-Rivières, Joël Saint-Pierre, Robert Boisvert et Jean-Claude Ayotte portent peu d’attention aux bolides qui rugissent un peu plus bas sur la piste.

Les deux hommes devisent allègrement et même s’échangent leurs cartes d’affaires.

La griffe à Beaudoin

GP3R: pour un autre 50 ans

CHRONIQUE / Ce n’est pas le plus vieil événement touristique de masse de la région ou même de Trois-Rivières.

La Classique internationale de canots et le Festival western de Saint-Tite sont plus âgés que lui et ce n’est rien à côté du Festival de l’Assomption qui a fait suite à la Neuvaine mariale du sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap qui atteint un âge plus que vénérable.

La griffe à Beaudoin

Alcoa doit maintenant investir

CHRONIQUE / S’il faut en croire certains, qui ont le sarcasme facile, Alcoa songerait à changer la raison sociale de l’Aluminerie de Bécancour. ABI deviendrait OBI.

La reprise des opérations se ferait sous le signe d’une grande fermeté patronale.

La griffe à Beaudoin

Un Cirque et son amphithéâtre

CHRONIQUE / S’il y a quelqu’un qui s’interroge sur le fait que les Québécois dominent les plus grandes scènes de Las Vegas, conçoivent les spectacles, les produisent et les remplissent d’artistes «made in Québec», il n’a qu’à assister à une représentation du Cirque du Soleil, à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières… et il y a des petites lumières qui vont s’allumer.

Faut réaliser que c’est dans nos gênes et qu’on n’en a justement vraiment plus de gêne à se confronter sur le plan artistique à l’international et à occuper sans complexe et avec succès reconnu l’espace public qui est à conquérir.

La griffe à Beaudoin

De Mauricie à Gérontocratie?

CHRONIQUE / Les projections démographiques que vient de publier l’Institut de la statistique du Québec sont troublantes pour la majorité des régions du Québec et elles sont loin d’épargner la Mauricie.

Avec l’évolution de la population, mais surtout de la structure de celle-ci, c’est ni plus ni moins qu’un inexorable déclin socio-économique qui serait en train de s’installer dans la région et qui ne va que s’amplifier au cours des vingt-cinq prochaines années.

Actualités

ABI: les coûts d’un conflit

CHRONIQUE / Il ne reste plus qu’une plainte du syndicat portée à l’Organisation internationale du travail contre le premier ministre québécois François Legault pour que la page du long conflit d’ABI soit vraiment tournée.

Le lock-out de dix-huit mois de l’Aluminerie de Bécancour n’est certes pas le plus long conflit (on n’a qu’à penser à la grève de Delastek, à Shawinigan, qui a duré presque trois ans), mais il s’est révélé le plus coûteux de l’histoire industrielle récente au Québec.

La griffe à Beaudoin

ABI: des négos ou des égos?

CHRONIQUE / À la sortie mercredi de la brève rencontre convoquée par le conciliateur gouvernemental Jean Nolin, à la demande de la direction de l’Aluminerie de Bécancour, les représentants syndicaux avaient les visages longs et dissimulaient mal, chez certains, une montée intérieure de pression.

Au point qu’un des négociateurs des Métallos a carrément offert à un journaliste qui lui avait lancé une boutade sans arrière-pensée, presque gentille, de lui régler son cas… physiquement.

Affaires

ABI: manque d’inspiration?

CHRONIQUE / Le président de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos, qui représente les travailleurs en lock-out de l’Aluminerie de Bécancour, Clément Masse, a prévenu qu’il se rendra à Baie-Comeau cette semaine accompagné d’autres dirigeants syndicaux pour «s’informer et non s’inspirer».

La nuance est importante.

La griffe à Beaudoin

Trois-Rivières mise au pas... de danse

CHRONIQUE / On a eu beau implorer le ciel, épingler des chapelets aux cordes à linge, allumer de gros lampions au sanctuaire, multiplier les crises de nerfs, proférer les plus basses menaces et sombrer à répétition dans la déprime collective pour que ça arrive, rien n’y a fait.

On comprend aujourd’hui que tout cela avait été mis en réserve et accumulé dans l’idée d’offrir à Claire Mayer le plus splendide des week-ends pour son 25e Festival international de Danse Encore. Son dernier d’une certaine façon, puisqu’elle s’en tiendra l’an prochain à une forme d’accompagnement de l’équipe en place avant de retirer définitivement ses escarpins.

C’est amplement mérité ce temps radieux qui s’est présenté jeudi, accompagné de sa bouffée de chaleur, s’assurant d’être aux premières places de toutes les activités du festival. Certains ont peut-être reçu quelques grains de pluie hier après-midi… Ce n’était que de petites larmes échappées en raison d’une sensibilité impossible à contenir, tant cette 25e édition, dans ses événements en salle comme à l’extérieur, promet de faire vivre de grandes émotions. 

On n’a toujours pas retrouvé la résolution adoptée à l’unanimité du conseil municipal qui aurait décrété qu’à Trois-Rivières, l’été commençait officiellement le premier jeudi de juin.

C’est comme ça. Le solstice d’été trifluvien correspond à la date d’ouverture du Festival international de Danse Encore. Et la nature approuve en s’en faisant complice. Il s’agit de constater que les annuelles sont toutes plantées, que les arbres sont passés des bourgeons aux feuilles, même les lilas du voisin ont attendu à cette semaine pour se mettre en fleurs. Ajoutez à cela quelques considérations pragmatiques comme les rues du centre-ville toutes fraîchement réasphaltées et d’évidence, il faut l’admettre, Trois-Rivières se fait chaque année toute belle pour son FIDE.

Il lui faut bien faire un gros petit effort de séduction, car l’événement lui apporte depuis vingt-cinq ans, grâce, élégance et rayonnement. Il est difficile de ne pas admirer toute la fraîcheur de ces danseuses et danseurs, venus d’un peu partout, qui déambulent par grappes dans les rues et les parcs du centre-ville. Et qui se mêleront à la foule qui danse à pleine rue à la faveur des animations et des spectacles plein air que leur offre le FIDE.

Oui, à Trois-Rivières on danse dehors, par dizaines de milliers de personnes. Avec le FIDE, on s’est dégêné et y a pris goût. 

Sans compter que le festival donne un véritable air de glamour à la ville, car il est plutôt unique en son genre. Outre les écoles de danse, les participants, artistes et maîtres, proviennent de tout le Canada, mais aussi des États-Unis et d’Europe.

Le festival a acquis très rapidement une forte renommée, se hissant après quelques années seulement au rang des cinq plus grands événements en matière de danse au Canada et peut-être à celui du plus marquant dans le nord-est américain. Si on est un professionnel de la danse, on veut s’y faire inviter.

À Trois-Rivières, on ne parle plus que de tango, de flamenco ou de salsa, des classiques, mais aussi de street funk, de tap dance et autres hip-hop. Car on s’y connaît maintenant en danse. Pour la masse, on s’en tiendra peut-être à la zumba, mais ce sera un gigantesque déhanchement collectif. Qu’on le veuille ou pas, mais souvent sans s’en rendre compte, les pieds se mettent à bouger tout seuls et le corps à onduler, et on se trouve pas pire, qu’on ait ou pas la danse dans le sang.

C’est comme ça depuis un quart de siècle, depuis qu’après une carrière internationale, Claire Mayer a choisi de réinstaller à Trois-Rivières l’Astragale, l’école de danse qu’elle avait fondée à Drummondville.

Pourquoi Trois-Rivières? Parce qu’on y avait alors adopté une politique de développement culturel très affirmée qui correspondait bien à la notion de ville d’histoire et de culture dont on se réclamait. On y favorisait un véritable bouillonnement culturel. Mais aussi, il régnait un certain état d’esprit. «C’est l’accueil des gens, leur enthousiasme, leur confiance dans nos projets», s’est déjà expliqué Claire Mayer. «Quand je dévoile un projet, on ne me fait jamais de réserve. On n’entretient aucun doute. Bien au contraire. On se fait dire: vas-y! Fonce! Ça va marcher! Ce n’aurait pas été possible ailleurs qu’à Trois-Rivières.»

Claire Mayer n’est peut-être pas allée avec son festival au bout de tous ses rêves et de toutes ses folies, car les idées ont toujours foisonné dans sa tête. On se demande si on ne devrait pas se dire «dommage».

Il ne fallait pas manquer d’audace pour mettre en scène, l’année du 375e de Trois-Rivières, la 9e Symphonie de Beethoven, avec soixante musiciens de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières, 120 choristes, quatre solistes et trente danseuses et danseurs. Un moment aussi unique qu’inoubliable.

Tout est loin d’avoir été facile pour Claire et son équipe. Le financement de l’événement, entre autres, n’a pas toujours été à la hauteur des attentes et des besoins. Il a souvent fallu multiplier les petits et gros miracles, ne pas ménager ses efforts ni compter ses heures, garder le moral…

En 2009 par exemple. Alors que le festival voulait résolument descendre dans la rue, aller au-devant du monde, il est tombé des cordes tout le week-end. Des pluies aussi diluviennes que déprimantes sont venues massacrer le programme extérieur
du festival, dont un premier défilé.

Il n’a fallu que quelques années à peine pour que le FIDE s’impose comme un événement majeur dans l’univers de la danse. Mais c’est quand il est sorti des salles de maître, de compétition et de spectacles pour faire danser la rue qu’il a été propulsé au niveau qu’il est devenu.

Le FIDE, a-t-on souvent dit, allume le grand été festivalier trifluvien. Alors on danse! Encore!

Coup de cœur

Imaginez notre plaisir électoral si avec Yves Lévesque pour le Parti conservateur, on avait Yvon Deshaies comme indépendant, Pierre Mailloux pour le Parti populaire du Canada de Maxime Bernier, et pourquoi pas Yves-François Blanchet pour le Bloc… 

La griffe à Beaudoin

L’effet Lévesque

CHRONIQUE / Il serait présomptueux de concéder dès maintenant qu’avec l’entrée en scène officielle de l’ancien maire Yves Lévesque comme candidat du Parti conservateur, les jeux sont déjà faits dans la circonscription électorale fédérale de Trois-Rivières.

Il y aura un printemps à finir, un été à traverser et un automne à entamer avant la tenue du scrutin fédéral. Il y aura surtout plus de cinq mois d’une campagne électorale qui s’annonce chaotique, où tout peut arriver.

La griffe à Beaudoim

Les victimes du zoo

CHRONIQUE / C’est curieux qu’on soit aujourd’hui plus troublé par l’action intempestive qu’a pu mener la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux de Montréal en saisissant, ou en confisquant comme quelqu’un l’a suggéré, le Zoo de Saint-Édouard que par l’état de santé réel des animaux qu’on voudrait présumément protéger.

Si cette intervention aussi radicale que spectaculaire avait quelques desseins de marketing pour la SPCA de Montréal, c’est plutôt raté. Personne ne croit, au-delà des ponts de Montréal, ou à tout le moins dans la région, qu’on soit en présence d’un cas de cruauté animale.

La griffe à Beaudoin

Un changement générationnel

CHRONIQUE / Cette fois, c’est fait. Depuis vendredi après-midi, avec son assermentation, les Trifluviens ont officiellement un nouveau maire.

Ils auront, c’est inhabituel, la chance, si l’on peut s’exprimer ainsi, d’avoir un peu plus de deux ans pour l’évaluer, le jauger, le supputer, l’avoir à l’œil et, au bout de l’exercice, maugréer ou se féliciter de leur bon choix.

La griffe à Beaudoin

L’élu, le miraculé, le crucifiant...

CHRONIQUE / Yvon ! Yvon !Yvon !

Si la pluie n’avait pas été si tapageuse hier, peut-être qu’on aurait entendu ce grand bruissement d’appels émanant des chaumières de Trois-Rivières à l’endroit du maire de Louiseville, Yvon Deshaies pour qu’il passe des intentions à l’acte en confirmant sa candidature aux prochaines élections fédérales.

Actualités

Une victoire totale

CHRONIQUE / Avec largement plus de 50 pour cent des votes exprimés en sa faveur, la victoire de Jean Lamarche à la mairie de Trois-Rivières peut être qualifiée de spectaculaire et de totale.

On avait cru à une lutte finale plus serrée entre lui et Jean-François Aubin. Mais on comprend que l’homme a gagné en popularité au fur et à mesure qu’on avançait dans la campagne électorale. Une irrésistible poussée victorieuse qui se précisait depuis quelques jours alors que les intentions de vote à son endroit s’exprimaient de plus en plus ouvertement.

Actualités

Une campagne de gentlemen!

Les amateurs de suspense électoral pourraient bien être plutôt gâtés dimanche soir.

À quelques heures de l’ouverture des bureaux de vote pour élire un nouveau maire à la Ville de Trois-Rivières, on ne peut toujours pas prédire, sans d’énormes risques de se tromper, un gagnant tellement la course apparaît toujours extrêmement serrée entre Jean-François Aubin et Jean Lamarche.

La griffe à Beaudoin

Un sondage, un débat et elle est partie!

Il n’y a rien comme la publication d’un sondage, suivi d’un bon débat public, pour lancer une campagne électorale qui jusque-là apparaissait somnifère dans l’esprit des citoyens de Trois-Rivières.

C’est ce qui s’est produit cette semaine avec les résultats très éclairants d’un sondage Mainstreet pour le compte du Nouvelliste et la tenue, le même jour, d’un premier débat des trois principaux candidats à la mairie de Trois-Rivières.

Actualités

Legault, du «stuff» de junior?

«Du stuff» de junior», s’est plus moqué qu’indigné mercredi le premier ministre du Québec, François Legault pour décrire l’entente d’approvisionnement hydro-électrique qui lie Hydro-Québec à l’Aluminerie de Bécancour.

On a vraiment senti que le chef caquiste prenait un malin plaisir à traiter de «pee-wee» l’ancien gouvernement libéral qui a permis à Alcoa, l’actionnaire majoritaire d’ABI, de se dégager de son contrat d’électricité en considérant un lock-out comme un cas de force majeure... un genre d’Act of God.

La griffe à Beaudoin

La gare pas de train

CHRONIQUE / Le «spin» du ministre François-Philippe Champagne, au lendemain du dépôt du budget fédéral, est-il parvenu à apaiser les appréhensions qui ont fusé de toutes parts en raison de l’absence d’engagement financier dans le projet d’un Train à grande fréquence dans le corridor Québec-Montréal-Toronto?

On peut en douter. Certes, le ministre Champagne, qui a toujours défendu le projet, a voulu se faire rassurant en disant que le dossier «avance bien» et qu’il n’est pas essentiel qu’il soit inscrit au budget pour qu’il aboutisse.

La griffe à Beaudoin

La bataille des gentils

CHRONIQUE / Il a été le directeur général de Culture Mauricie de 2006 jusqu’à il y a quelques semaines. Il s’appelle Éric Lord et est candidat à la mairie de Trois-Rivières. On l’a souvent vu dans les médias.

Il a été porte-parole de Transport Québec et en tant que président du FestiVoix, il est monté chaque année sur les scènes de son festival pour saluer les milliers et milliers de spectateurs qui s’y entassent chaque édition. On l’a souvent vu dans les médias. Il est candidat à la mairie de Trois-Rivières.

La griffe à Beaudoin

Les meilleurs prix à Shawi?

CHRONIQUE / Habitué aux fortes majorités, Michel Angers, le maire de Shawinigan, risquerait une grosse déception s’il devait aller en élection en ce moment.

Il serait sûrement réélu, mais on peut croire que les 60 % de la faveur électorale qu’il a obtenue en novembre 2017 seraient entamés.

Actualités

Et si Rio Tinto achetait ABI

CHRONIQUE / Une petite séance d’agitation de pancartes au bureau de circonscription du premier ministre François Legault pour lui rappeler qu’il avait promis de se mêler personnellement de leur conflit et quelques visites de même nature aux bureaux de comté de députés de la région, dont celui du ministre Jean Boulet qui est à peaufiner une hypothèse de règlement, ça délie les muscles.

Il faut bien générer un peu de chaleur dans le conflit, maintenir une pression sur le gouvernement, demeurer d’intérêt dans l’actualité et occuper un peu les membres autrement qu’à tenir une plate ligne de piquetage sur une rue sans passants du parc industriel de Bécancour.

Jean-Marc Beaudoin

Il est où le bonheur? À Bécancour?

CHRONIQUE / Ce n’est pas parce qu’à la faveur de l’élection d’un gouvernement caquiste, le sud s’est pris d’idées sécessionnistes en réclamant de casser en deux le CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec que le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois va modérer ses ardeurs collaboratrices avec le nord, et surtout avec Trois-Rivières.

Dans un langage qu’il se plaît souvent à colorer, le maire Dubois a réaffirmé les grandes fréquentations de sa ville avec Trois-Rivières qui vont si bien qu’après quelques années, on peut parler de mariage, a-t-il suggéré.

Actualités

Vision zéro ou Zéro vision?

C’est aujourd’hui que se tiendra la première de deux rencontres citoyennes dites d’information… et de consultation, sur ce projet très émotivement controversé que veut implanter dans la ville une majorité au conseil municipal de Trois-Rivières.

Il sera intéressant de voir si à l’issue de ces deux séances publiques se dégage une véritable convergence dans la population… et laquelle.