La course à pied nous permet de nous évader un peu en ces temps difficiles.

La chasse aux petits bonheurs

CHRONIQUE / L’isolement amène son lot de défis, peu importe la situation dans laquelle on se trouve. Qu’est-ce qui vous fait le plus plaisir en ce moment? Qu’est-ce que vous faites pour égayer vos journées?

En ces temps difficiles pour tout le monde, il est sain, quand c’est possible, de se conserver un espace pour soi. Mon conjoint et moi adorons courir. On se fixe habituellement des objectifs chaque année et on se motive à les atteindre. Dans les dernières semaines, on a continué de courir mais sans planification, juste pour avoir un moment de méditation active, une zone de décompression. Avant que la COVID-19 se pointe le nez, la performance était au cœur de notre entraînement. Désormais, on se concentre simplement à maintenir cette activité dans notre quotidien.

Chemin faisant, on tente d’influencer notre marmaille. Mercredi, Alexis a suivi son père sur 6 kilomètres! Nul besoin de vous dire qu’il était plutôt tranquille la soirée venue et qu’il ne s’est pas fait prier pour aller se coucher… à condition qu’on le porte jusqu’à sa chambre!

Justine et moi passons aussi un bon moment à allonger la distance de nos courses et à papoter entre filles, sans les gars!

Pour sa part, Samuel préfère le vélo. Mercredi, dans un ultime élan de courage, il a bien voulu essayer de s’élancer dans notre quartier sans ses petites roues. Après quelques essais, il a pris confiance et a pu faire le paon quand les voisins sont passés devant la maison lors de leur marche quotidienne.

Il avait fière allure sur son bolide.

Le vélo comme la course sont des prétextes, comme pourraient l’être la lecture, la création artistique ou la photographie, pour savourer un moment d’évasion de notre quotidien bombardé par la hausse du nombre de cas et les mesures de plus en plus restrictives.

Ce sont des moyens de mettre du positif dans chacune de nos journées d’isolement.

Notez ces petits bonheurs dans un carnet et invitez les enfants à évoquer ce qui leur a fait plaisir dans la journée, un peu comme s’ils étaient dans une chasse au trésor!

Une chose est certaine, ne pas perdre de vue les parcelles de bonheur et les apprécier permettra de conserver le sourire et, comme je l’ai lu cette semaine, le sourire aussi, c’est contagieux!

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Pour certains, ces petits moments d’évasion passent par la musique. Le Conservatoire de musique de Trois-Rivières a récemment mis en ligne, sur sa page Facebook, une vidéo montrant son directeur Jean-François Latour et sa conjointe Andrée-Anne Perras-Fortin qui interprètent un extrait de la cinquième danse hongroise de Brahms. On en redemande!

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Cette crise a vu naître plusieurs initiatives sympathiques. Je vous suggère le groupe Facebook À nos crayons! On y propose une série des ateliers pour les petits auteurs en herbe dont l’imagination peut être un outil précieux pour combattre l’ennui. Cette idée a germé dans la tête de Nancy Montour, l’auteure jeunesse bien connue de la région qui collabore avec plusieurs illustrateurs reconnus. Les participants qui le désirent pourront à la fin de leur projet publier leur texte sur le groupe et être choisis par un illustrateur qui en réalisera un dessin à colorier.

Pour les petits qui s’ennuient des visites à la bibliothèque, la compagnie québécoise Miniminus propose des livres virtuels de plusieurs auteurs. Le service qui coûte 3$ par mois permet par ailleurs une période d’essai de 30 jours.

Vous connaissez des artistes qui ont mis sur pied un projet inspirant? Faites-le moi savoir en m’écrivant à kim.alarie@lenouvelliste.qc.ca.