André et Josée Lamothe, un duo père-fille motivé par le besoin de se surpasser.

Une fille, son père et le boccia

CHRONIQUE / Ça s’écrit boccia, mais il faut prononcer «bocchia». Mot italien qui signifie balle ou boule. Dans le dictionnaire de Josée Lamothe, ça veut dire tellement plus que ça, quelque chose qui pourrait se traduire par le sentiment de se réapproprier sa vie.

Qui dit Josée, dit André Lamothe. Son univers tourne également autour de six balles et d’un cochonnet, mais par-dessus tout, du souhait combien paternel de vouloir le bonheur de son enfant, quitte à s’y consacrer à temps plein.

Josée et André m’accueillent au centre de loisirs de Saint-Léon-le-Grand, dans la grande salle où nos salutations retentissent en écho. Ce matin-là, ils sont les deux seuls occupants de la bâtisse en pleine campagne. Rien à voir avec la circulation dense que le duo doit déjouer pour se rendre à l’Institut national du sport du Québec, dans le complexe olympique de Montréal, où se déroule sa deuxième pratique hebdomadaire.

Au moment de mon passage, l’athlète et son entraîneur personnel étaient au beau milieu d’un entraînement. André avait lui-même délimité l’aire de jeu en se servant de ruban adhésif qu’il doit retirer avant de partir.

Pour chaque balle lancée par Josée, c’est son père qui marche jusqu’à la cible au sol, se penche, récupère la balle, revient sur ses pas et la redonne à sa fille.

L’homme répète ce va-et-vient aussi souvent que Josée s’exécute et comme on a affaire à une gagnante, ça veut dire souvent.

«Si elle tire 145 balles, je ramasse 145 balles.»

Josée et André forment un duo inséparable.

«Lorsqu’on parle du boccia, on est en symbiose.»

André parle au «on», à la fois pour lui et pour sa fille que j’arrive difficilement à comprendre en raison de sa paralysie cérébrale. Son père, qui décode simultanément les propos de Josée, se fait rassurant quand j’hésite à demander à celle-ci de répéter: «Elle est habituée. Ça ne lui dérange pas.»

Contrairement à Nathalie, sa jumelle identique, la femme de 42 ans a manqué d’oxygène au cerveau à sa naissance. Malgré le handicap sévère qui en découle, les parents de Josée l’ont toujours considérée au même pied d’égalité que leurs deux autres enfants, en l’accompagnant du mieux possible dans sa quête d’autonomie.

«Elle était très jeune et on lui disait déjà: «T’es capable. Débrouille-toi.»

Josée ne marche pas, a besoin d’assistance pour manger, pour aller aux toilettes, se laver... «Mais une fois habillée, elle fait ce qu’elle a à faire», souligne André Lamothe dont la fille habite dans une résidence où elle bénéficie de soins adaptés à sa situation.

Conçu à l’origine pour les personnes ayant une paralysie cérébrale, le boccia, qui s’apparente à la pétanque, est un sport paralympique dont il ne faut pas sous-estimer l’intensité.

Pour aspirer à la victoire, Josée doit préalablement l’emporter sur ses spasmes incontrôlables. Ses muscles se contractent à tout moment, sans avertissement. Ça peut se produire à l’instant précis où elle lève le bras pour lancer sa balle.

Vous essayerez pour voir. Épuisant. Une partie de boccia équivaut à 45 minutes de force mentale. Josée est une pro.

«Ça lui demande beaucoup d’énergie. Après certains matchs, elle est trempée à la lavette, comme si elle venait de courir un marathon.»

Josée pratique le boccia depuis 2005. Au début, c’était de façon récréative, mais rapidement, celle qui se déplace en fauteuil roulant électrique a voulu passer aux choses sérieuses en prenant part à des compétitions.

«Ben non, tu ne peux pas faire de sport!», a été la première réaction d’André qui ne connaissait pas le boccia, mais savait que sa fille avait grandement besoin de sortir des quatre murs de son appartement.

Il pensait qu’elle allait jouer seulement quelques fois par année, mais c’était méconnaître les ambitions de Josée qui dès le départ, a exprimé le souhait de faire partie de l’équipe du Québec et, une fois cet objectif atteint, de joindre les meilleurs joueurs au pays.

Pour y arriver, il lui fallait accumuler pas moins de 1000 heures de pratique, ce qui fut fait avec la complicité de son père qui l’accompagne maintenant sur la scène internationale.

Josée est partie de la débutante qui ne lançait pas plus loin que 3 mètres et demi et qui perdait 12 à 1 à l’athlète accomplie dont la balle tombe avec précision et trois fois plus loin.

Josée Lamothe occupe aujourd’hui le 42e rang mondial, figurant ainsi avantageusement dans le classement des 120 joueurs, hommes et femmes, réunis dans sa catégorie.

Des spécialistes l’entourent, de la nutritionniste au kinésiologue en passant bien entendu par son père qui, lui, s’empresse de louanger la présence de son épouse Carmen. Elle fait partie des conditions gagnantes comme toutes les mères qui font le taxi, le lavage et les lunches pour leur joueur préféré qu’elles applaudissent à tout rompre dans les estrades.

«Le boccia lui a redonné sa vie», me dit la femme avec fierté. Sa fille goûte à la liberté de ses mouvements, rencontre des gens, surmonte ses limites, connaît du succès...

André dit également s’inspirer de la soif de vaincre de Josée.

«Regarde ses deux bras et tu vas facilement deviner avec lequel elle lance.»

Effectivement, le biceps du gauche est assez musclé merci. La manche de son maillot a dû être agrandie.

Un heureux problème et une belle victoire d’équipe.

Isabelle Légaré

La métamorphose de Mathieu

CHRONIQUE / Mathieu Blais n’a pas attendu de subir une reconstruction faciale pour aimer l’image que son miroir lui renvoie. Cette métamorphose s’est accomplie au fil des années et plus précisément le jour où le jeune homme a accepté son visage tel qu’il est.

Le 19 août dernier, le jeune homme de 24 ans était néanmoins attendu à l’hôpital pour sa vingtième et vraisemblablement dernière opération.

Actualités

Le 6e sens de Diane et Carmen

CHRONIQUE / Diane Gendron était au beau milieu d’une partie de scrabble lorsqu’un ami lui a parlé d’un restaurant qui s’apprêtait à ouvrir ses portes à Québec. Les clients y seraient plongés dans le noir le plus complet et devraient deviner les plats. La cerise sur le gâteau, on comptait faire appel à des personnes non voyantes pour assurer le service.

«Es-tu fou?», s’est exclamée la femme qui refusait de s’imaginer en train de circuler dans une salle à manger les bras chargés d’assiettes.

Isabelle Légaré

Linda, l’autoexclue

CHRONIQUE / Linda a stationné son véhicule, est montée dans l’ascenseur, a poussé la porte s’ouvrant sur le tintamarre des appareils de loterie vidéo, mais n’a jamais eu le temps de les atteindre. Un agent de sécurité s’est approché pour lui demander poliment: «Madame Lafrenière, vous savez que vous n’avez pas le droit d’être ici?»

Évidemment que la femme était parfaitement au courant. Un an plus tôt, le 20 mai 2016, c’est elle qui avait pris la décision de s’inscrire au programme d’autoexclusion de Loto-Québec. Dès lors, et pour une période d’au moins cinq ans, la joueuse endettée jusqu’au cou s’engageait à ne plus remettre les pieds dans les casinos et salons de jeu de la province.

Isabelle Légaré

Étudier au cégep avec fiston

CHRONIQUE / Quand Dominick, alors âgé de 17 ans, leur a annoncé qu’il souhaitait amorcer des études collégiales en techniques de l’informatique, ses parents ont trouvé que c’était tellement une bonne idée qu’ils ont décidé de s’inscrire... avec lui.

Jamais trop tard pour oser se lancer dans le vide.

Isabelle Légaré

Handicapé à lunettes cherche superhéros

CHRONIQUE / Jean-Sébastien Proulx est un handicapé à lunettes en quête de superhéros. Pas de gens dotés de pouvoirs extraordinaires. Des personnes dont la mission consiste à l’épauler dans son quotidien. La perte d’autonomie de l’homme de 35 ans n’est pas de la fiction.

Le hic, c’est que ça ne court pas les rues, des supermans de cette nature. Rareté de main-d’œuvre ici aussi.

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Le tatouage de grand-maman Paulette

CHRONIQUE / Anny, 21 ans, et Anne-Julie, 24 ans, n’en sont pas à leur première idée loufoque. Cette fois-ci par contre, les deux cousines ont poussé l’audace un peu plus loin en demandant à Paulette de se joindre à elles.

«Hé! grand-maman, viens-tu te faire tatouer avec nous?»

Isabelle Légaré

De la tire sur la neige... en juillet

CHRONIQUE / Se régaler de tire d’érable sur la neige quand il fait 30 degrés Celsius sous un soleil de plomb, oui c’est possible. Tout comme manger des oreilles de crisse avec des gougounes aux pieds.

Qui a dit qu’on devait bouder notre plaisir en juillet?

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Perdre ses cheveux avant même d’être ado

CHRONIQUE / Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. On pose des questions, on cherche des débuts de réponse. En vain. Stacy Nadeau est rendue à cette étape où elle doit se résigner à accepter cette situation hors de son contrôle.

Tous ses cheveux qui sont tombés et qui continuent de se détacher de sa tête ne repousseront probablement pas. Il ne faut jamais dire jamais, mais la jeune fille de Trois-Rivières réalise en ce moment que la meilleure attitude à adopter dans les circonstances, c’est d’apprendre à surmonter cette épreuve.

Isabelle Légaré

Une voix pour les enfants victimes du pire

CHRONIQUE / Catherine Roberge a déjà voulu tout lâcher. C’était au retour de son congé de maternité. Le dossier déposé sur son bureau était celui d’un enfant qui avait pratiquement l’âge de sa fille. Un mois de différence. Le bambin avait été sévèrement battu.

La procureure aux poursuites criminelles et pénales s’est présentée devant son patron: «C’est terminé. Mets-moi ailleurs. Je ne suis plus capable.»

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Des seringues aux pinceaux

CHRONIQUE / Il n’est jamais trop tard pour réaliser que ce n’est pas ce qu’on pensait, que le premier choix n’était pas le bon. Vraiment pas.

Milène Leblanc était persuadée d’avoir réalisé son rêve de petite fille en devenant infirmière auxiliaire. Elle a rapidement eu l’impression de tomber en plein cauchemar. Avant de ne plus être capable de stopper sa chute, la jeune femme de 26 ans a rangé ses seringues puis a saisi un pinceau comme une opportunité qui se présente.

Isabelle Légaré

Avec la même enseignante pendant 35 ans

CHRONIQUE / Normalement, cette semaine, Suzanne Trudel aurait souhaité bonnes vacances à ses élèves avant de les serrer à tour de rôle dans ses bras. Reconnaissante pour cette autre belle année qui vient de se terminer, elle aurait ensuite lancé à tout le monde: «On se revoit en septembre!»

Pas cette fois. L’enseignante ne sera pas de retour à la prochaine rentrée scolaire.

Isabelle Légaré

De l’obésité à la vie d’athlète

CHRONIQUE / Il y a à peine deux ans, Martin Alarie-Rivard pesait 400 livres et n’en menait pas large. Dimanche prochain, 23 juin, le triathlète qu’il est devenu amorcera le demi-Ironman de Mont-Tremblant avec 135 livres en moins, une volonté de fer, des mollets d’acier et le désir de servir d’exemple.

Martin s’est lancé un défi comme on s’offre un cadeau à soi-même, pour se gâter. Le sien vient cependant au prix d’efforts considérables.

Isabelle Légaré

La miraculée et son bienfaiteur

CHRONIQUE / «Bonjour! Peut-être vous souvenez-vous de moi? La miraculée de la pelle mécanique! Ça fait trois ans. J’ai une histoire merveilleuse à vous raconter.»

Je l’ai rappelée. Évidemment que je me souvenais d’elle. Difficile d’oublier Diane Héon et ce qui lui est arrivé, le 3 juin 2016. J’en avais fait le récit, quelques mois plus tard, dans une chronique intitulée «Plus forte qu’une pelle mécanique».

Isabelle Légaré

Madame Pauline, 109 ans

CHRONIQUE / C’était il y a neuf ans, dans une résidence pour personnes âgées, en plein après-midi. Pauline Bergeron, qui venait d’avoir 100 ans, a croisé une voisine d’étage, 103 ans.

«Viens chez nous! Il faut fêter ça», a proposé l’aînée à la plus jeune qui a accepté l’invitation avec joie.

Isabelle Légaré

À la mémoire de Michel

CHRONIQUE / Michel Favreault n’aura pas eu la mort qu’il espérait avoir, celle pour qui il n’hésitait jamais à prendre la plume et la parole, sans tabou et sans détour.

Michel est décédé le vendredi 24 mai avant d’avoir eu le temps de décider lui-même de sa propre fin de vie qu’il souhaitait sereine et dans la dignité.

Isabelle Légaré

La millionnaire du Tupperware

CHRONIQUE / Quand je fouille dans les armoires de cuisine de ma mère, je m’étonne chaque fois d’y trouver quelques vestiges de mon enfance: des contenants Tupperware.

Nous sommes dans les années 70. J’ai autour de 8 ans. Je reviens dîner à la maison avant de retourner à l’école. Ma mère m’attend. Elle a sorti deux plats – un rond et un rectangulaire - du réfrigérateur couleur beige avec des poignées en imitation de bois.

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À Harvard, comme un poisson dans l’eau

CHRONIQUE / Elsa Goerig m’accueille dans une belle maison d’autrefois avant d’actionner la machine à café et de s’asseoir à l’îlot de cuisine entouré de bancs, d’une chaise haute et de jouets sur le plancher.

Ses quatre enfants âgés de 13 ans à 10 mois y prenaient leur petit déjeuner quelques instants plus tôt, avant mon arrivée et leur départ pour l’école et la garderie.

Isabelle Légaré

Code blanc

CHRONIQUE / Un usager qui perd son calme et se montre agressif, ça arrive. Pas tous les jours, mais le risque d’être victime de la violence verbale ou physique est réel pour les gens qui travaillent dans le milieu de la santé.

Nul n’est à l’abri d’une insulte, d’être solidement agrippé par le bras, d’un crachat, d’une morsure, d’une chaise lancée comme un projectile, d’être bousculé, d’une claque au visage…

Isabelle Légaré

Travailleuse de rang

CHRONIQUE / Laurence Lemire ne veut surtout pas déranger l’agriculteur qui l’accueille, un brin suspicieux. Ce n’est pas pour être impoli, mais l’homme a beaucoup de travail devant lui. Il n’a pas vraiment le temps de répondre au «Comment ça va?» de cette inconnue qui vient lui rendre visite.

D’ailleurs, pourquoi cette question? Comment peut-elle savoir que ça pourrait aller mieux?

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Roxanne, l’ange de Simone

CHRONIQUE / «C’est spécial comme elle est spéciale cette enfant-là.»

Simone Beaudoin avait bien raison en faisant référence à Roxanne Hébert. «Elle a l’air d’un ange...», disait-elle aussi.

Isabelle Légaré

Une vie à sauver au 17e kilomètre

CHRONIQUE / Christian Hart et Robert Bergeron ont terminé la course vingt minutes plus tard que prévu, mais il n’y a pas un chrono qui peut égaler ni même surpasser leur satisfaction au fil d’arrivée.

Leur intervention rapide a permis de sauver une vie, celle d’un homme qui, entre deux foulées, s’est effondré devant leurs yeux.

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Le sang rare de l’exceptionnelle Marie-Josée

CHRONIQUE / Marie-Josée Lepage est l’amie de Rémi-Pierre Paquin. En fait, Marie-Josée est la mère de Vincent, un ami du comédien qui considère celle-ci comme son amie.

Rémi-Pierre n’est pas différent de tous ceux et celles qui croisent cette femme, ne serait-ce qu’une seule fois. Tout le monde aime et veut aider Marie-Josée qui me dit d’emblée: «Je suis vraiment très choyée. Depuis le jour 1, j’ai une armée derrière moi.»

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Le piano au suivant

CHRONIQUE / André Lacombe avait au bout du fil une dame attristée de devoir se séparer de son piano. C’était en juin 2018.

«Vous ne pouvez pas comprendre ce que cet instrument représente pour moi...»

Isabelle Légaré

Le choix de Geneviève

CHRONIQUE / «Tu sais que je t’ai fait des affaires quand t’étais p’tite.»

Seule au bout du quai, Geneviève s’était éloignée pendant quelques instants du party de famille qui se déroulait derrière elle. La jeune femme dans la vingtaine était à observer tranquillement les étoiles lorsque son oncle éméché est venu prendre place à ses côtés pour faire remonter à la surface des souvenirs enfouis en elle.

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Un rôle méconnu et indispensable

CHRONIQUE / C’était il y a cinq ou six ans. Un 24 décembre. En soirée. L’agent François Gosselin est arrivé à l’hôpital, muni d’une glacière rouge renfermant son précieux contenu.

Les portes de l’ascenseur se sont ouvertes. Une femme s’y trouvait déjà, entourée de membres de sa famille. Cette patiente montait au même étage que lui. Ça ne pouvait être qu’elle.

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Son fils, ce héros

CHRONIQUE / Michaël s’était déjà exprimé sur la question à l’occasion d’un souper de famille. De fil en aiguille, la conversation avait bifurqué sur les volontés de chacun après le décès.

Et toi, qu’est-ce que tu veux?

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Le don de Tyler, le chemin d’Anouk

CHRONIQUE / Avant d’aborder avec Anouk Bélanger cette délicate, mais essentielle question du don d’organes, afin de mieux comprendre ce qui la pousse en ce moment à marcher sur le chemin de Compostelle, il faut revenir en arrière et parler de Tyler.

Le plus jeune de ses deux fils était impatient d’avoir 4 ans. Il attendait ce jour depuis des mois. En adoration devant les personnages de la Pat’Patrouille, le petit garçon rêvait d’une fête ayant pour thème leurs aventures.