Isabelle Gaboriault
Photo de famille prise par Roxanne en 2014.
Photo de famille prise par Roxanne en 2014.

2020 s’annonce colorée !

CHRONIQUE / Pour finir l’année en beauté, j’ai décidé de vous parler d’art. De l’art de brasser des affaires, mais aussi de celui qui exprime, en couleurs, habiletés, imagination et audace. En fait, je veux vous présenter mon amie Roxanne. La femme-orchestre. La multidisciplinaire.

Cette semaine, alors que je la croyais dans une semi-hibernation méritée (c’est-à-dire à se concentrer sur un seul emploi), elle nous a tous surpris en dévoilant sa nouvelle passion : faire des toiles abstraites.

— Quoi ? ! Toi, t’as le temps de peindre ? Tu me surprendras toujours. (C’est très beau !), que je lui ai écrit.

— Haha, l’hiver, j’ai beaucoup plus de temps. Et je trippe à faire ça. C’est fou ! qu’elle m’a répondu avec enthousiasme.

« Beaucoup plus de temps ».

Bin quin !

Roxanne, je l’ai connue il y a environ dix ans. Elle travaillait au journal. Elle n’avait que 18 ans.

Déjà à l’époque, elle avait une patte dans un boulot et une jambe dans un autre. Née dans une famille d’entrepreneurs, elle n’a jamais eu peur du travail. Jamais. D’ailleurs, l’entreprise familiale, composée d’une cantine fort populaire et d’un bar laitier qui l’est tout autant, elle a commencé à y travailler à l’âge de 13 ans. Elle lavait des tables.

Il y a deux, trois ans, elle a accepté la gérance de la crémerie. Elle, une moyenne molle à la vanille trempée dans le chocolat belge avec amandes, elle vous fait ça tout en revoyant l’identité visuelle de votre compagnie !

Rox est graphiste et photographe. Quand l’opportunité s’est présentée, il y a environ quatre ans, elle a acheté une grosse maison jaune pour y déménager sa boîte de design qui avait déjà trois ans d’existence. Comme elle n’occupait que le rez-de-chaussée, le deuxième étage, elle a pensé le convertir pour le louer à des étudiants. Même ses cases de stationnement inutilisées pour son entreprise, elle les loue à des cégépiens. Femme d’affaires, elle l’est depuis toujours. Pour elle, une semaine de 35 heures, c’est des vacances !

C’est donc à la fermeture de son bar laitier, fin octobre, quand c’est tombé « tranquille », qu’elle a décidé de sortir ses pinceaux.

Et comme elle est super business, une fois ses premières toiles peintes, elle avait déjà créé une nouvelle affaire, Atelier Roxanne, avec sa page Facebook, pis tout le tra-la-la.

Une de ses œuvres abstraites. Ma préférée. La verte.

« J’en ai une trentaine de faites, dont une grosse de cinq pieds ! qu’elle m’a écrit. Je me suis lancé le défi d’en faire une par jour jusqu’à Noël, question que le monde voit différents modèles. »

« Une par jour d’ici Noël ».

Bin oui !

Dernièrement, Rox a photographié 75 familles pieds nus dans un décor féerique où abondent étoiles et flocons. Des photos sans doute destinées à devenir des cadeaux de Noël qui doivent être livrées... pour Noël !

Pas grave. Ça lui en prend pas mal plus que ça pour commencer à stresser. Au pire, elle ne dormira pas ou elle mangera moins pendant quelques jours. C’est tout. C’est ça son beat. Un rythme de vie qui ne l’a jamais empêchée, en plus, d’être présente pour sa famille et ses amies. Jusqu’à tout récemment, elle trouvait même le temps de garder les buts dans une équipe féminine de dek hockey !

Tout comme ses toiles, Roxanne m’inspire. Elle est la preuve vivante que quand on est passionné, tout est possible.

« Tout le monde a le droit de rêver, qu’elle m’a lancé. Et, surtout, de foncer et de dépasser ses limites ! Et, aussi, de faire ce qu’il aime. »

Elle m’a donc convaincue. En 2020, je vais dépoussiérer ma spatule et mes pinceaux. Je pense même participer à quelques ateliers.

Comme par magie, j’ai une amie femme-orchestre, multidisciplinaire et surprenante qui vous fait une moyenne molle à la vanille trempée dans le chocolat belge avec amandes, tout en refaisant l’identité visuelle de votre compagnie qui m’a dit vouloir donner des cours...

Cette chronique fait relâche jusqu’au mardi 7 janvier.

Joyeuses Fêtes à tous !