En privé, Gaétan Barrette est tout à l'opposé de son image publique, confie notre chroniqueur Gilbert Lavoie.

Mes clins d'œil de la semaine

Charmant, ce ministre…

Il fallait voir la mine radieuse de Gaétan Barrette, jeudi, à l’annonce de l’entente conclue sur les ratios de patients pour les infirmières, avec la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec. La présidente, Mme Nancy Bédard, vient de remplacer Régine Laurent à ce poste. Jeudi, au huis clos du budget, elle m’a confié avoir été surprise de la gentillesse et du sens de l’humour du ministre qui a tellement mauvaise image dans les débats politiques. Un charmeur, ce Barrette? Non, mais un personnage tout à l’opposé de son image publique, en privé, quand il n’est pas dans une situation conflictuelle. Pas sûr que je voudrais l’avoir comme boss, mais ça, c’est une autre affaire…

***

Le caquiste Éric Caire.

La «joute» parlementaire

Vous les voyez s’injurier à la période de questions, mais n’allez pas croire que nos élus des deux côtés de la chambre se détestent. Mercredi, le caquiste Éric Caire a dénoncé la publicité libérale. Il a demandé au ministre Sébastien Proulx s’il était toujours d’accord avec «lui-même», parce qu’il a déjà qualifié la publicité libérale de propagande honteuse lorsqu’il était leader parlementaire de l’ADQ sous Mario Dumont. Jeudi, on a pu voir Caire et Proulx rigoler et gesticuler comme de vieux complices, en écoutant l’intervention d’un député péquiste. Voilà pourquoi on parle de la «joute» parlementaire: ce n’est pas toujours aussi sérieux qu’on pense.

Jean Brisson (à gauche) et Pier-Karl Péladeau (à droite)

***

«Debout c’est l’heure!»

Jean Brisson a réveillé le Bas-Saint-Laurent avec son «Debout c’est l’heure» pendant des décennies sur les ondes de CJBR à Rimouski. Il personnifié le père Noël à la télévision, il a présenté des matches de lutte, et il a tenté sa chance en politique sous les couleurs du Parti conservateur avant Brian Mulroney. On pourrait écrire un livre sur ce personnage coloré qui a reçu cette semaine la médaille de l’Assemblée nationale des mains du député de Rimouski, Harold Lebel. À 87 ans, l’homme est encore actif comme guide, animateur, et comédien… Il estime, soit dit en passant, qu’Internet est en train de tuer la magie en dévoilant tous les trucs de ses artisans. 

***

Maxime Pedneaud-Jobin

Une vision commune…

Les maires de Québec et de Lévis, Régis Labeaume et Gilles Lehouillier, devraient prendre exemple sur la belle coopération de leurs collègues d’Ottawa et de Gatineau, Jim Watson et Maxime Pedneaud-Jobin, dans le transport en commun. Les deux hommes ont décidé de mettre fin aux décisions en vase clos et d’aller de l’avant avec une vision commune pour l’avenir. Un groupe de travail conjoint a été mis sur pied pour discuter de l’entrée en service du train léger à Ottawa et de ses répercussions sur le réseau de la Société de transport de l’Outaouais. Deux capitales, deux comportements…

***

Donald Trump.

Trump monte au front

Les motifs de Donald Trump sont rarement honnêtes, mais ça n’exclut pas que les résultats puissent l’être. Jeudi, le président a «tweeté» qu’Amazon, «contrairement à d’autres, paie peu ou pas d’impôts aux gouvernements d’État et locaux, utilisent notre service postal comme livreur (causant d’énormes pertes aux États-Unis) et mettent des milliers de détaillants en faillite».

Si Trump dit cela, c’est que le fondateur et PDG d’Amazon, Jeff Bezos, est propriétaire du Washington Post, que le président déteste. Mais si sa croisade réveille Justin Trudeau sur l’importance de faire payer des impôts et des taxes aux Google, Netflix et Amazon de ce monde, ce sera un grand jour.

***