Chronique|

Quand des finissants du Cégep de Shawinigan décident de faire œuvre utile

Sur la photo: Frédérique, finissante du programme Arts, lettres et communication du Cégep de Shawinigan présente sa création aux visiteurs.

CHRONIQUE / Mercredi dernier, je me suis rendu au vernissage des finissants et des finissantes du programme Arts, lettres et communication du Cégep de Shawinigan. L’événement se déroulait dans les deux salles du Centre d’exposition Léo-Ayotte. J’avoue d’entrée de jeu que j’avais un parti pris, ma fille étant l’une des étudiantes qui dévoilaient ses œuvres au public.


Ma présence avait donc principalement pour but de voir enfin exposées les créations sur lesquelles elle travaillait assidûment depuis des semaines. Mais dès que j’ai mis les pieds au Centre des arts, j’ai été frappé par la variété et la qualité de ce qui était proposé par la quinzaine d’étudiants et d’étudiantes.

Le défi qu’ils avaient dû relever était de mettre en application leurs apprentissages des derniers mois dans un projet personnel touchant à la fois les mondes des arts, des lettres et de la communication. Il en a résulté, entre autres, des œuvres d’arts visuels issues de l’utilisation de différentes techniques, des installations multisensorielles, des œuvres littéraires, un documentaire, une bande dessinée, des paroles de chansons et de la poésie.



Au-delà de la qualité du travail artistique, c’est la réflexion sous-jacente qui m’a marqué. En observant de plus près leurs œuvres, mais surtout en les écoutant nous en parler avec passion, j’ai réalisé à quel point cette génération réussit, avec force et spontanéité, à faire éclater les préjugés en mille morceaux.

Sans avoir l’ambition pompeuse de vouloir changer le monde, ils ont plutôt choisi de modifier notre perception sur des phénomènes précis qui les touchent. Encourager l’ouverture à la différence, sensibiliser à l’anxiété, dénoncer la violence ou présenter des modèles féminins inspirants sont quelques exemples des objectifs que l’on pouvait discerner à travers les œuvres.

Les finissants que j’ai rencontrés ce soir-là ont su s’exprimer avec une rafraîchissante créativité. Mais ce que je retiens par-dessus tout, c’est qu’ils ont choisi de profiter de l’occasion pour faire œuvre utile. Ils ont utilisé l’art pour contribuer à rendre notre monde un peu meilleur. Et ça, c’est tout à leur honneur.

À voir le résultat, ces jeunes ont assurément appris durant leur parcours scolaire. Quand on prend la peine de s’arrêter et de les écouter, on réalise également qu’ils ont beaucoup à nous apprendre.