Le Nouvelliste
François St-Martin
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Léa Matte: la détermination d’une illustratrice à vivre de son art

François St-Martin

Léa Matte: la détermination d’une illustratrice à vivre de son art

CHRONIQUE / Que ce soit dans un centre de congrès à Montréal, Québec, Toronto ou Ottawa, les petits chats de Léa Matte font tourner les têtes. À l’exception d’une pause forcée en raison de la pandémie, l’illustratrice de 34 ans parcourt les conventions, à raison d’une quinzaine par année, trimbalant affiches, tasses et calendriers aux motifs de mignons félins dans ses valises. À la veille de son départ pour un événement à Calgary, nous nous sommes donné rendez-vous pour un café. Alors que je m’attendais à échanger à propos de sa passion pour les chats, notre discussion a plutôt rapidement bifurqué sur la dualité d’être à la fois artiste et entrepreneure.
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Préserver l’éphémère

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Préserver l’éphémère

CHRONIQUE / À l’abri des regards, une étrange bête a élu domicile il y a un peu plus d’un an dans les ruines de l’ancienne usine Belgo à Shawinigan. Depuis, l’œuvre monumentale de l’artiste Junko, créée à partir de débris trouvés sur place, ne cesse d’attirer les curieux dans ce lieu franchement insolite. Les anciens bassins d’épuration d’eaux usées, ornés de centaines de graffitis, sont pour ainsi dire devenus un refuge d’arts urbains aux proportions démesurées. Un véritable musée à ciel ouvert de créations éphémères. Un site exceptionnel, qui est pourtant voué inévitablement à la destruction…
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Et tombent les masques

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Et tombent les masques

CHRONIQUE / Au moment où vous lisez ces lignes, il reste tout au plus 72 heures à ce qui aura été pour plusieurs un mal nécessaire et pour d’autres, un véritable calvaire. C’est dans la nuit du 13 au 14 mai que le phénomène se produira partout au Québec. Ce même mystère qui fait qu’une journée le pot de yogourt est bon et qu’on le balance à la poubelle le lendemain. En effet, c’est ce samedi que le port du masque obligatoire dans les lieux publics connaîtra sa date de péremption. Les masques tomberont et, avouons-le, très peu s’en plaindront.
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Que du bonheur, de Chambéry à Shawinigan

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Que du bonheur, de Chambéry à Shawinigan

CHRONIQUE / Jusqu’au 15 mai, le Centre d’exposition Léo-Ayotte, situé au Centre des arts de Shawinigan, accueille l’exposition «Dénivelé» du collectif français PiL’Z. Une immersion technologique inspirée des reliefs montagneux de la ville de Chambéry, d’où sont originaires les artistes Lara Bourrel et Julien Cuny. Je suis allé à la rencontre du duo derrière cette formidable réalisation d’art numérique interactif afin de discuter de leur expérience en sol mauricien, mais aussi de l’amitié grandissante entre Chambéry et Shawinigan.
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Luc Dionne: l’art de s’arrêter au bon moment

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Luc Dionne: l’art de s’arrêter au bon moment

CHRONIQUE / Depuis une semaine, le même scénario se répète. Je m’installe devant mon ordinateur pour préparer ma chronique. Trente minutes plus tard, je le referme sans avoir écrit la moindre phrase. Pas un mot. Une semaine qui m’a paru une éternité durant laquelle, habité par un sentiment de vide, j’ai connu pour la première fois l’angoissant syndrome de la page blanche. Durant ces pénibles journées, j’étais devenu ni plus ni moins qu’un auteur à court de mots.
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Quand la bande dessinée québécoise sort de sa bulle

François St-Martin

Quand la bande dessinée québécoise sort de sa bulle

CHRONIQUE / Succès populaires, succès critiques et reconnaissances internationales. Depuis des mois, la bande dessinée québécoise semble frapper coup de circuit après coup de circuit. Son rayonnement connaît une montée que l’on peut qualifier de fulgurante. Alors qu’on était plutôt habitué à ce que la BD jeunesse règne en roi et maître, aujourd’hui, c’est plutôt celle destinée à un public adulte qui fait tourner les têtes. Comme si le neuvième art québécois venait de gagner ses lettres de noblesse, non pas auprès des initiés, qui étaient déjà conquis depuis des années, mais auprès du grand public. Ces milliers de personnes dont la bibliothèque personnelle ne comptait souvent jusque-là que quelques vieux albums d’Astérix ou de Tintin.
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Le dactylographe égaré du chanoine H. Pellerin

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Le dactylographe égaré du chanoine H. Pellerin

CHRONIQUE / Au fil du temps, j’ai conservé précieusement dans mes archives personnelles quelques journaux. Lors d’événements marquants, je les mettais de côté, comme on le fait parfois avec des billets de spectacle. Parmi ceux-ci, un exemplaire de La Presse du 12 septembre 2001 titrant «L’Amérique frappée en plein cœur». Un autre du 30 septembre 2004 avec à la une: «C’en est fait des Expos», en allusion au tout dernier match de l’équipe à Montréal. La pièce la plus récente de cette petite collection: le Charlie Hebdo du 15 janvier 2015, surnommé, à juste titre, le numéro des survivants. Mais mon item le plus précieux demeure un exemplaire du Nouvelliste, non pas en raison de l’importance de ses manchettes, mais plutôt de l’étonnant hasard par lequel il s’est retrouvé entre mes mains.
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Le p’tit mardi d’une enseignante

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Le p’tit mardi d’une enseignante

CHRONIQUE / De temps à autre, je jette distraitement un coup d’œil sur mon fil Twitter. Ça ne dure habituellement que quelques instants, car je me perds rapidement à travers cette marée d’informations, d’opinions polarisantes et de pensées anodines. Mais, à l’occasion, quelques mots réussissent à émerger de cet interminable fouillis et à capter mon attention. C’est arrivé cette semaine. Je suis resté littéralement figé devant ce gazouillis d’une enseignante de français au secondaire: «P’tit mardi: une élève qui me traite d’esti de folle et sa mère qui porte plainte à la CS. Tenez-vous bien... j’ai confisqué son cellulaire pendant un examen. #lesgens».
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Le salon des grandes retrouvailles

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Le salon des grandes retrouvailles

CHRONIQUE / Le constat est unanime. Le Salon du livre de Trois-Rivières qui s’est conclu dimanche a été couronné de succès. Au CECi de l’hôtel Delta, ils ont été 11 000 visiteurs à arpenter les allées bondées de nouveautés. Il faut dire qu’après une édition annulée à la dernière minute et une suivante tenue de façon virtuelle, le simple fait d’avoir eu lieu, sans grandes contraintes autres que le port du masque, était déjà une immense victoire.
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Le pote poète de David Goudreault

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Le pote poète de David Goudreault

CHRONIQUE / En janvier dernier, j’ai publié une chronique intitulée «Elle avait peur des mots» à propos de l’éprouvante relation de ma fille avec la lecture et de la façon dont elle a finalement réussi à s’ouvrir aux mots et à ne plus les considérer comme ses ennemis jurés. Peu après la parution du texte, Dominic Boisvert, enseignant de 6e année à l’école primaire de Sainte-Flore à Shawinigan, avait communiqué avec moi. Il désirait partager avec moi une histoire présentant d’étonnantes similitudes avec mon témoignage. Celle du jeune Michael.
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Réseaux sociaux: le grand ménage du printemps

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Réseaux sociaux: le grand ménage du printemps

CHRONIQUE / Régulièrement, ce message refait surface: «Je vais prendre une pause des réseaux sociaux.» Qu’ils soient artistes, politiciens ou simples citoyens, à travers ce geste, ils ont tous un objectif commun, celui de fuir le climat toxique qui s’y est installé. On peut facilement les comprendre. S’éloignant du haut lieu de la libre expression d’opinions qu’ils pourraient être, les réseaux sociaux tendent à se transformer en un terreau fertile à la prolifération de commentaires désobligeants, vulgaires ou carrément agressifs. Cette formidable agora virtuelle deviendrait-elle un véritable nid à rats?
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Les nouveaux ambassadeurs d’une société plus ouverte

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Les nouveaux ambassadeurs d’une société plus ouverte

CHRONIQUE / Anna-Lee, Joly-Anne, Marcus, Caleb, Ulysse, Nolan et Shawn ont vécu une semaine de relâche bien différente des autres jeunes de leur âge. Ils participaient au camp en leadership interculturel organisé par le Service d’accueil des nouveaux arrivants (SANA) de Shawinigan. L’objectif derrière cette formidable idée: former de jeunes ambassadeurs de 11 à 13 ans sur des enjeux reliés au mieux vivre ensemble et au dialogue interculturel, afin qu’ils puissent être en mesure de promouvoir dans leurs milieux une société plus inclusive, plus solidaire et plus pacifique. Une initiative particulièrement pertinente en ces temps où l’on assiste à une escalade de conflits et où sévit trop souvent la désinformation.
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Quand l’histoire tient sur une petite cassette

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Quand l’histoire tient sur une petite cassette

CHRONIQUE / Il y a quelques mois, j’ai retrouvé une boite remplie de souvenirs. À travers ce bric-à-brac se trouvait une cassette audio avec l’inscription au stylo bleu: «Entrevue Cléo». Celle-ci renfermait un entretien que j’avais eu avec mon grand-père, en 1988, dans le cadre d’un cours de français au Cégep de Shawinigan. À l’époque, c’était pour moi un devoir comme les autres. Mais aujourd’hui, il s’agit de l’un des plus précieux souvenirs que je conserve de ce cher Cléo, décédé en 2003 à l’âge de 97 ans. En retrouvant cette cassette longtemps égarée, je me dis que tous devraient avoir cette chance de posséder, sous quelque forme que ce soit, une bribe de leur histoire familiale qui, la plupart du temps, s’efface malheureusement au fil des générations.
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La passe VIP de Nathan

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La passe VIP de Nathan

CHRONIQUE / L’histoire se répète depuis des mois dans différentes villes du Québec. Que ce soit à Valleyfield, Victoriaville ou Lavaltrie, Nathan fait son entrée en arrière-scène avant le «soundcheck» d’après-midi. Il porte fièrement son t-shirt de tournée et, à son cou, une carte avec la mention «VIP Matt Lang». Puis, peu avant la levée du rideau, il prend place au côté de l’éclairagiste. Voici une histoire comme on les aime. Un récit où s’entrecroisent l’admiration d’une mère pour un artiste country, la passion d’un jeune de 14 ans pour la technique de scène et l’immense générosité d’une équipe de tournée qui l’a accueilli à bras ouverts.
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Se relever avec dignité

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Se relever avec dignité

CHRONIQUE / À quelques jours de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Beijing, qu’est-ce que j’en retiens? Les grandes victoires? L’étonnant décor industriel de la piste de «Big Air»? Les exploits réalisés en l’absence d’une foule survoltée? Non, l’image qui restera imprégnée en moi est celle de la skieuse acrobatique Justine Dufour-Lapointe se relevant d’une brutale chute qui mettait fin à ses espérances de remonter sur le podium. Mais au-delà de l’aspect sportif, j’ai surtout vu dans cette scène dramatique d’à peine deux minutes, une véritable métaphore de tout ce que nous vivons depuis deux ans: le choc, la déception, la résilience, l’acharnement et l’espoir.
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Sébastien Deshaies: guitariste, violoneux et éternel optimiste

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Sébastien Deshaies: guitariste, violoneux et éternel optimiste

CHRONIQUE / Cette semaine, je suis allé à la rencontre du musicien Sébastien Deshaies afin de discuter des répercussions de la pandémie. Comme on le sait, depuis des mois, le milieu culturel est particulièrement mis à mal. J’étais curieux de voir comment tout cela se vit concrètement. J’appréhendais des échanges plutôt déprimants, à l’image de la morosité ambiante. Au contraire, je suis tombé sur quelqu’un qui a su tirer son épingle du jeu par la diversification de ses activités, mais surtout grâce à son attitude marquée d’un positivisme inébranlable.
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Lettre aux parents de l’enfant qui tenait la pancarte

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Lettre aux parents de l’enfant qui tenait la pancarte

CHRONIQUE / Aujourd’hui, je m’adresse à toi. Toi qui, comme moi, rêves d’un retour à la normale. Toi qui, comme moi, espères que son enfant puisse reprendre sans contraintes ses activités parascolaires ou la pratique de son sport préféré. Toi qui, comme moi, souhaites profondément que son enfant n’ait plus à porter de masque à l’école. Toi, le père ou la mère de l’enfant qui tenait une pancarte lors de la manifestation. Une pancarte qu’il n’avait visiblement pas fabriquée. Un bâton et une planche comportant deux mots dont il ne saisissait assurément pas le poids immense. J’ai vu ton enfant à la télévision. C’était celui qui brandissait l’affiche sur laquelle on pouvait lire Fuck Legault ou Fuck Trudeau.
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Ma nuit avec Ariane et Raphaëlle

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Ma nuit avec Ariane et Raphaëlle

CHRONIQUE / Ne laissons pas l’ambiguïté que vous inspire le titre de cette chronique planer plus longtemps. Premièrement, ce n’était pas une nuit complète. En fait, cela a duré 45 minutes bien chronométrées. Je tiens également à préciser que notre relation était purement littéraire. Ce dont il est question ici, c’est la Nuit de la lecture au Québec qui se déroulait samedi dernier. Organisé conjointement par l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) et par la Fondation Lire pour réussir, l’événement offrait la possibilité d’assister virtuellement à l’un des 25 duos de lecture. Pour ma part, sûrement influencé par un peu de chauvinisme régional, j’ai opté pour le tandem formé d’Ariane Gélinas et de Raphaëlle B. Adam.
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Elle avait peur des mots

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Elle avait peur des mots

CHRONIQUE / Ma fille, Frédérique, est étudiante en Arts, lettres et communication au Cégep. C’est une belle jeune femme incroyablement créative. De ce temps-ci, je l’observe avec ravissement explorer la langue française et partager ses émotions à travers l’écriture de poèmes et de slams. Elle aime les mots. Elle leur donne une âme, une couleur. Elle les chérit. Ces mêmes mots qui lui ont pourtant fait vivre un véritable enfer durant des années. Ces mots qui l’ont isolée et qui l’ont fait sombrer insidieusement vers l’anxiété et la dépression.
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L’histoire du Capitaine Chuck

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L’histoire du Capitaine Chuck

CHRONIQUE / J’admire les gens qui vont à contre-courant. Charles-Mathieu Larin est l’un d’entre eux. Alors que trop de jeunes sont scotchés à leurs écrans jour après jour, il les invite à se déconnecter de l’univers virtuel par l’entremise de l’entraînement médiéval. Voici l’histoire du Capitaine Chuck, un chevalier des temps modernes qui s’est donné pour mission de combattre, à coups d’épée de mousse, la sédentarité, l’isolement et la surexposition aux écrans.
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La mémoire de mon père

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La mémoire de mon père

CHRONIQUE / Mon père a 88 ans. Souriant et blagueur, il transcende la bonne humeur. Si vous le croisez, il vous saluera avec enthousiasme. Il ne se formalisera pas du fait que votre visage est partiellement dissimulé derrière un masque. Il n’y portera d’ailleurs aucune attention. À vrai dire, il n’en a carrément rien à cirer de cette pandémie. Il ne sait même pas qu’elle existe.
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L’année 2021 en six dessins

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L’année 2021 en six dessins

CHRONIQUE / Depuis septembre, Le Nouvelliste m’offre une opportunité exceptionnelle, celle de partager avec vous hebdomadairement mon point de vue sur diverses facettes de l’univers culturel. Aujourd’hui, ce sera quelque peu différent. Pour cette dernière chronique de 2021, il sera question d’actualité, à travers une forme d’art pour laquelle je voue une véritable passion, celle du dessin humoristique.
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La société distincte des conspirationnistes

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La société distincte des conspirationnistes

CHRONIQUE / En 2020, je les trouvais intrigants. Quasi amusants. Quotidiennement, je suivais sur les réseaux sociaux leurs mésaventures avec la 5G, les puces dans les vaccins, les «chemtrails» dans le ciel et autres complots planétaires. Question de ne rien manquer, je m’étais abonné à différentes pages Facebook qui relaient quotidiennement leurs péripéties.
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Déjouer l’ennui

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Déjouer l’ennui

CHRONIQUE / Samedi dernier, j’ai assisté au spectacle Pour déjouer l’ennui de Pierre Lapointe, présenté au Centre des arts de Shawinigan. Comme plusieurs d’entre vous, ça faisait des lustres que je n’avais pas mis les pieds dans un lieu de diffusion. Lors de l’achat de mes billets, j’avais remarqué qu’un siège sur trois n’était pas disponible pour la vente. Sur place, le parterre, quoique bien garni, était effectivement composé d’une mosaïque de deux sièges occupés, entrecoupés d’un siège vide. Nous étions littéralement, comme le chante l’auteur-compositeur-interprète, deux par deux rassemblés.
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La culture à l’école: une présence essentielle

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La culture à l’école: une présence essentielle

CHRONIQUE / Nous sommes au milieu des années 80. J’ai 15 ans. Jean Paquin, mon professeur de français, entre dans la classe, guitare à la main. Ce jour-là, nous n’avons pas eu droit à du Bescherelle, du Grevisse et du Petit Robert, mais plutôt à du Brel, du Brassens et du Leclerc. Une révélation! Je venais de prendre conscience que la langue française n’était pas qu’une question de règles de grammaire et d’orthographe. Elle devenait soudainement un véritable terrain de jeu pour s’exprimer. En s’immisçant ainsi dans ma classe ce jour-là, la culture venait de marquer de façon permanente la suite de mon parcours personnel et professionnel. Trente-cinq ans plus tard, s’il y a une chose dont je demeure convaincu c’est que les arts, sous toutes ses formes, doivent occuper une place de choix dans nos écoles.
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Vous n’avez pas le temps de lire cette longue chronique

François St-Martin

Vous n’avez pas le temps de lire cette longue chronique

CHRONIQUE / C’est bon, je vous pardonne. Comme moi, vous n’avez plus de temps pour lire. Ce n’est pas de notre faute, c’est la réalité de notre époque. Entre le boulot, la famille et les responsabilités, il ne nous reste tout simplement plus de plages horaires disponibles. Quand la retraite sera venue, on aura enfin le loisir de s’adonner aux joies de la lecture. Mais d’ici là, on n’a pas le temps. C’est comme ça.
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Les arts, les femmes et le petit Arthur

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Les arts, les femmes et le petit Arthur

CHRONIQUE / Il y a quelques jours, j’ai approché l’artiste Roxanne Lacourcière afin que l’on discute de son projet «Sororité: par les filles pour les filles», actuellement exposé à la libraire Poirier de Shawinigan. Je l’invite donc à prendre un café, ce qu’elle accepte sans hésitation. «Ça te va si j’amène mon petit garçon de 9 mois?» Le ton était donné. J’allais à la rencontre d’une artiste et d’une mère. L’une n’allant pas sans l’autre.
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L’importance du 20 %

François St-Martin

L’importance du 20 %

CHRONIQUE / Imaginez un monde où 20 % de la population disparaît subitement. Des milliers de gens que vous aviez l’habitude de croiser qui se volatilisent momentanément. Le scénario d’un film catastrophe hollywoodien? Non, c’est plutôt la triste réalité de nombreuses organisations dédiées aux arts, aux sports ou aux loisirs. Actuellement, environ 20 % de la population québécoise est, pour reprendre le terme officiel, «non adéquatement vacciné». On peut toujours se consoler en se disant que pour les 12 ans et plus, il est question d’environ 12 %. Mais peu importe, au-delà de la statistique, il faut prendre conscience que ce sont des personnes que les meilleures campagnes marketing ne pourront attirer dans des lieux où le passeport vaccinal est exigé.
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Liberté d’expression et sensibilités personnelles

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Liberté d’expression et sensibilités personnelles

CHRONIQUE / La semaine dernière, la Cour suprême du Canada a rendu sa décision: Mike Ward avait le droit de se moquer de Jérémy Gabriel de la façon dont il l’a fait. Car c’était bien ça l’unique question: avait-il le droit, oui ou non? Il fallait trancher d’un bord ou de l’autre pour clore enfin le dossier. C’était noir ou blanc. Pas cinquante nuances de gris. Cochez oui, cochez non, comme nous le chantait Paul Piché.
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Place à la musique à la Maison Aline-Chrétien

François St-Martin

Place à la musique à la Maison Aline-Chrétien

CHRONIQUE / Chaque semaine, pour cette chronique, les arts et la culture sont mon terrain de jeu. Une thématique somme toute divertissante, n’est-ce pas? Pourtant aujourd’hui, je vous emmène dans un lieu dédié aux soins palliatifs et de fin de vie, la Maison Aline-Chrétien. Quel est le lien avec les arts et la culture? Avant d’y mettre les pieds, je vous aurais répondu sans la moindre hésitation: aucun. Pourtant, c’est à cet endroit, blotti au fond d’un quartier résidentiel de Shawinigan, que j’ai pris conscience, comme jamais auparavant, de l’importance de la musique dans nos vies.