Max Domi (13) s'est avéré le moteur du Canadien dans la victoire contre les Blue Jackets, notamment en inscrivant le premier but du match.

Dominant

CHRONIQUE / Une transaction s’évalue après plusieurs saisons, sauf en de rares occasions.

Celle qui a amené Max Domi à Montréal fait partie de la deuxième catégorie. Marc Bergevin a cédé un patineur plus talentueux pour faire son acquisition l’été dernier. Mais en retour, il a obtenu un gars prêt à mettre ses tripes sur la table pour aider son équipe à gagner.

C’est grâce à du travail acharné s’il a atteint le plateau des 20 buts mardi. Un filet important, qui a donné le ton à la soirée, cruciale pour le Canadien après avoir encaissé quatre revers d’affilée.

Domi ne s’est pas arrêté là. Après avoir vu un coéquipier se faire laminer par Nick Foligno sur la rampe, il l’a invité à jeter les gants, même si ce dernier est beaucoup plus imposant. C’est du leadership, ça mes amis. Du vrai. Parfois, Domi franchit la ligne entre fougue et indiscipline, mais c’est pas mal plus acceptable qu’un joueur comme Galchenyuk qui semble se moquer du tableau indicateur, tant qu’il ramasse ses points.

Chose certaine, sans Domi, le Canadien ne serait pas en position de faire les séries. Jonathan Drouin est un virtuose. Tomas Tatar, un tireur d’élite. Brendan Gallagher, un petit bulldog. Domi, c’est le moteur du groupe. Bergevin avait vu juste, le bouillant marché montréalais lui va à ravir!

Mardi, il a mené son équipe à une victoire face à une équipe pas commode. Les Blue Jackets sont fatigants en échec avant. Et ils se replient avec vigueur. Pas beaucoup de temps et d’espace pour manœuvrer face à une telle équipe. Si tu as moindrement les pieds dans la mélasse, tu es dans le pétrin. Domi a montré la voie, puis Carey Price s’est interposé en fin de match. Résultat, un gros deux points dans cette quête pour une place dans le «détail». Une victoire signée sans Philip Danault, en passant. Quand c’est Nate Thompson qui est choisi pour patrouiller le deuxième trio en son absence, tu comprends que la marge de manœuvre de Claude Julien est mince en titi!

Ce groupe impressionne depuis le début du calendrier. Il mérite un peu d’aide du directeur-gérant d’ici lundi soir prochain…