Le match de samedi est possiblement la dernière opportunité pour les Sharks de remporter la coupe Stanley, croit Sylvain St-Laurent

Dernière chance à San Jose

CHRONIQUE — EN SÉRIES / Une défaite, dans le monde du sport, c’est rarement la fin du monde. Les perdants peuvent vite se consoler. On peut toujours se reprendre l’an prochain.

C’est vrai dans la plupart des cas.

Parfois, ça ne fonctionne pas. Parfois, une organisation arrive au bout du chemin. Les Sharks de San Jose y sont possiblement. Ils feraient bien de profiter de l’opportunité qui leur est offerte, à compter de samedi soir, en Finale de l’Ouest.

Il s’agit possiblement de leur dernière opportunité — avant un bout de temps — de remporter la coupe Stanley.

Le collègue Pierre LeBrun, qu’on peut voir à RDS et lire dans L’Athlétique, a pris le temps de s’entretenir avec Joe Thornton, cette semaine.

Le plus grand joueur de l’Histoire de la franchise va fêter ses 40 ans l’été prochain. Il n’a pas de contrat en prévision de la saison prochaine. Il refuse catégoriquement de parler de son avenir.

Ce n’est pas trop étonnant, note Logan Couture.

« Jumbo refuse catégoriquement de parler de sa situation personnelle, dit-il, dans le papier de LeBrun. Il pense à l’équipe avant tout. »

Couture livre ensuite une confidence.

« Une rumeur court, dans le vestiaire. Dans le match décisif de la première ronde, quand nous avons marqué le but qui nous a permis de créer l’égalité contre les Golden Knights de Vegas, il paraît que ses émotions ont pris le dessus. Je n’ai rien vu, personnellement, mais il paraît qu’il était ému. »

C’est révélateur.

Thornton n’est pas le seul joueur qui commence à manquer de temps, à San Jose.

Les deux piliers de la défensive, Brent Burns et Marc-Édouard Vlasic, sont âgés de 34 et 32 ans.

Erik Karlsson est un peu plus jeune, à 28 ans. 

Erik Karlsson

Tout porte toutefois à croire qu’il tentera sa chance au marché des joueurs autonomes, l’été prochain.

Pour faire son acquisition, en septembre, le vétéran directeur général Doug Wilson a cédé aux Sénateurs d’Ottawa son « meilleur espoir » qui évoluait dans les ligues mineures.

Le jeune homme en question, un ailier letton nommé Rudolfs Balcers, a connu une saison correcte, sans plus. Trente-et-un points en 43 parties dans la Ligue américaine. Cinq buts en 36 matches dans la Ligue nationale.

La relève n’est pas très riche. C’est le genre de chose qui peut se produire au sein d’une organisation qui a raté les séries à seulement deux occasions, dans les 21 dernières années.

Rudolf Balcers

Le capitaine Joe Pavelski est lui aussi âgé de 34 ans. Il a fait preuve de courage, récemment, en précipitant son retour au jeu.

Il a subi une commotion cérébrale qu’on croyait sérieuse, dans le match décisif de la première ronde, face à Vegas.

Il est revenu au jeu à temps pour marquer un but dans le match décisif de la deuxième ronde, face contre l’Avalanche du Colorado.

Joe Pavelski

« J’étais pratiquement sans mot », a commenté l’entraîneur-chef Pete DeBoer, quand on lui a parlé de la surprise provoquée par Pavelski en revenant si rapidement.

« Les gens ont tous vu à quel point il a encaissé un dur coup, sur la patinoire. Peu de gens ont vu ce que Joe a fait, par la suite, pour se placer dans une position où il pouvait revenir très rapidement. »

« La blessure était effrayante, mais Joe est un dur, a-t-il poursuivi. Il ne fallait pas brusquer les choses. Ces blessures ont imprévisibles. Certains joueurs doivent s’absenter pendant des mois. D’autres ne ressentent presque pas de symptômes. Ils peuvent revenir au jeu après quelques jours sur la touche. »

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UN DÉFENSEUR SUÉDOIS À OTTAWA

Les Sénateurs ont alloué plus de buts que quiconque, cette saison. De façon à quitter la cave du classement, ils doivent absolument améliorer leur brigade défensive.

Ils ont pris une décision en ce sens, vendredi, quand ils ont mis sous contrat un des meilleurs défenseurs évoluant l’an dernier sur le continent européen.

Olle Alsing, un Suédois de 23 ans, a paraphé un contrat de recrue d’une durée de deux ans.

Originaire d’Uppsala, il n’a jamais été repêché. Il s’est donc développé tardivement. Après avoir passé les quatre premières années de sa carrière à faire la navette entre la première et la seconde division dans son pays natal, il a trouvé sa place.

À sa première saison avec le club Djurgardens, à Stockholm, il a inscrit 15 points en 49 parties. Il a surtout conservé un différentiel impressionnant de plus 26.

Il a continué de progresser durant les séries, durant lesquelles il a inscrit huit points en 18 matches. Son équipe s’est inclinée en finale, contre les Indians de Frõlunda, en grande finale.

Alsing ne participe pas au Championnat mondial. La Fédération suédoise a misé sur des défenseurs expérimentés de la LNH.