Denise Bombardier était de passage à Tout le monde en parle, dimanche.

Tout le monde en parle...

CHRONIQUE / Il n’y a pas à dire, Denise Bombardier ne laisse personne indifférent…

J’ai rédigé une chronique lundi dernier (publiée mardi) à la suite du deuxième passage de Mme Bombardier à l’émission Tout le monde en parle (TLMEP). Le titre de ce papier: «Restez chez vous, Mme Bombardier». Ce titre résume assez bien mes propos…

Vous avez été nombreux à réagir à cette chronique. Très nombreux. En fait, j’ai rarement reçu un si grand nombre de courriels pour une seule chronique. Des courriels provenant d’un peu partout au Québec et en Ontario. Approximativement trois quarts des lecteurs et lectrices qui m’ont écrit se sont dits d’accord avec moi. Les autres, non. Et c’est bien correct. On a tous droit à notre opinion. Et quand notre métier consiste à publier notre opinion dans un quotidien, il faut s’attendre à parfois recevoir des fleurs, parfois recevoir les pots.

Je partage aujourd’hui avec vous des extraits de certains courriels reçus au cours des derniers jours. 

Allons-y d’abord avec « les fleurs »:

—«Merci beaucoup de mettre sur papier le fond de nos pensées. Elle (Mme Bombardier) devrait se tenir loin des studios de télévision. Partout où elle passe dernièrement, elle fait des ravages.»

Manon L.

—«Merci pour votre article qui m’a fait sourire d’un bout à l’autre. Je n’ai aucune prétention de connaître les francophones hors-Québec, mais ils me semblent bien plus courageux et engagés envers leur langue et leur culture que ne le sera sans doute jamais Mme Bombardier. Nous la reverrons sans doute à TLMEP nous dire à quel point elle n’a pas été comprise.»

Carmen R.


—«Je trouve que vous avez une bonne réponse à tout ce cirque. Quand j’ai vécu dans l’Ouest canadien, j’évitais toujours de corriger ou reprendre les francophones. Ça les mettait en confiance et ils étaient plus portés à me parler en français. Bon travail.»

Michel S.


—«Que j’aime votre article vrai et sincère d’un authentique Franco-Ontarien. Je suis Québécois et j’appuie sans réserve les minorités francophones au pays. Que ces gens parlent leurs dialectes ou variantes de notre belle langue m’importe peu, car il s’agit de l’épice qui différencie la recette de matante Thérèse et celle de grand-maman. Le tout forme une langue vivante. Merci M. Gratton et keep up votre bon travail.»

Denis P.


—«Tu as dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. J’ai grandi dans le petit village de Earlton, dans le Nord de l’Ontario, un petit village pratiquement 100 % francophone et fier de l’être. Comme bien des endroits dans le Nord de l’Ontario, des Québécois venus de partout se sont installés à Earlton pour bâtir leur vie et ils y sont restés pour toujours. Ils sont aujourd’hui de fiers Franco-Ontariens. Ce que Mme Bombardier a dit, je l’ai souvent entendu, et c’est désolant.»

Roch G.


Et pour ma préférée dans ces petits échantillons des « fleurs », ce courriel de mon ami Zachary Richard:

— «Cher Denis, J’ai lu avec beaucoup de plaisir ta pièce sur notre Denise infernale. D’accord avec toi sur toute la ligne. Tout ce remous a l’avantage de nous obliger à se questionner sur le pourquoi et nous même. Lâche pas la patate, bien qu’elle devient chaude. Amitiés.»

Zachary


Passons maintenant aux pots:

—«C’est peut-être vous, M. Gratton qui dites n’importe quoi. Si Mme Bombardier vous a laissé complètement indifférent, vous n’auriez pas écrit votre article. Pensez-y deux fois avant de dire que cette madame ne connaît rien. Je serais bien curieux de mettre vos connaissances à côté de celles de Denise Bombardier. Pas sûr que vous feriez bonne figure. Respectueusement, respectez les autres s’il vous plaît.»

Paul H.


—«Comment pouvez-vous affirmer que le documentaire (Denise au pays des Francos) est bidon si vous ne l’avez pas vu, pauvre bonhomme ! Elle ne serait pas allée, vous auriez dit qu’elle parle au travers son chapeau; elle prend la peine d’y aller, vous n’aimez pas le portrait qu’elle dépeint de votre communauté, appuyé par Statistiques Canada. Lorsqu’on est aveugle, on n’aime pas se le faire dire.»

Jean-Eudes B.


—«M. Gratton, arrêtez de jouer les vierges offensées et n’essayez pas de nous faire croire que le français se porte bien à l’extérieur du Québec, votre jupon dépasse, on sent les effluves de la jalousie dans vos remarques.»

Michel T.


Je termine avec mon «pot» favori:

— «Seriez-vous victime des effluves de drogues et/ou des produits enivrants pour écrire pareil article ? Votre état second vous fait-il divaguer ? Je le crois ! Étant né et ayant grandi dans l’Est de l’Ontario, j’ai compris, très jeune, que les Francos ne seraient jamais considérés à leur juste valeur et qu’ils vivaient sous une tente d’oxygène, mourant à petit feu. J’ai choisi de m’établir au Québec pour y pratiquer ma profession et ne pas souffrir de la discrimination et de l’absence de considération des Ford de ce monde. Un conseil gratuit: sortez de chez vous à jeun, Monsieur Gratton !»

Me Alain V.

Merci Maître. Je prendrai votre «conseil gratuit» en considération… hic !