Gérald Savoie, Michelle de Courville Nicol, Gisèle Lalonde, Michel Gratton et Ronald Caza lors de l'inauguration de la murale en juin 2009.

S.O.S. Murale Montfort

CHRONIQUE / Alors ? On la sauve cette murale ou on ne la sauve pas ?

Il y a deux ans, au printemps 2017, on apprenait que la murale S.O.S. Montfort, qui se trouvait à l’angle du chemin McArthur et de la promenade Vanier, devait être retirée et restaurée avant d’être affichée à nouveau. Le coût pour cette restauration : 80 000 $.

Pas donné, quoi.

Le Muséoparc Vanier a alors lancé une campagne de sociofinancement pour obtenir les fonds nécessaires à sa restauration. Si les gens y tiennent tant à cette murale, ils donneront.

Or, quinze mois plus tard, en septembre 2018, un grand total de neuf personnes avaient offert un don pour une somme totale de… 510 $. Ouch.

L’échec de cette campagne de financement m’a un peu attristé. 

Parce que sur la murale S.O.S. Montfort, on peut voir Gérald Savoie et Michelle de Courville Nicol, le directeur général et la présidente du conseil d’administration de l’Hôpital Montfort à l’époque de la lutte historique des Franco-Ontariens pour sauver « leur » hôpital d’une mort annoncée. 

On peut y voir aussi mon ami, Me Ronald Caza, mon regretté frère, Michel Gratton, et ma chère tante, la grande Gisèle Lalonde. 

Les cinq levant le bras en signe de victoire devant une foule d’anonymes brandissant une pancarte « Montfort toujours ».

Vous comprendrez que j’ai un léger parti pris en ce qui a trait à cette murale…

Le temps a passé. La murale est toujours entreposée quelque part. On n’en parlait plus.

Puis vendredi dernier, ONfr a dévoilé que l’œuvre en question ne sera finalement pas rénovée. On oublie cette restauration, faute d’argent, a laissé entendre le directeur général du Muséoparc Vanier, Jean Malavoy.

Les réactions sur les réseaux sociaux ont été vives et nombreuses. Et la très grande majorité des internautes qui ont commenté cette nouvelle se sont dits outrés par cette décision du Muséoparc.

Plusieurs ont apporté des suggestions constructives. Comme Félix Saint-Denis, le créateur et directeur artistique de L’Écho d’un peuple, qui a écrit :

« […] Faisons appel aux talents de nos jeunes artistes en milieu scolaire et ce projet passera de 80 000 $ à peut-être 10 000 $. »

Ce n’est pas bête. D’ailleurs, Michelle de Courville Nicol avait sensiblement suggéré la même chose en septembre dernier en proposant un partenariat avec des conseils scolaires francophones de la grande région d’Ottawa. 

« Ça peut être utilisé comme matériel éducatif, avait-elle dit. Trop souvent, les générations qui nous suivent ne sont pas conscientes de leur propre histoire. »

On pourrait effectivement impliquer les conseils scolaires. 

Mais à l’ère Doug Ford et de ses restrictions budgétaires, pas sûr que nos conseils scolaires ont les moyens en ce moment pour sauver une murale. Pas sûr pantoute.

Alors on fait quoi ? 

Une autre campagne de sociofinancement qui risque de connaître le même échec que l’an dernier ? 

Un souper spaghetti pour 25 000 personnes ? 

Un méga lave-auto dans le terrain de stationnement de l’Hôpital Montfort ? On fait quoi ?

ON LA SAUVERA

La question ne cessait de me trotter dans la tête en fin de semaine. 

Puis tard samedi ou tôt dimanche, je ne sais trop, dans le fil des commentaires sur Facebook pour déplorer la disparition de cette murale, le DG du Muséoparc Vanier, Jean Malavoy, a écrit :

« Oui nous allons refaire la murale de Montfort avant Noël ! Ce sera la contribution du Muséoparc au 50e de Vanier ».

Donc elle est sauvée ? C’est ça ? Mais où a-t-on trouvé les sous ? Et sera-t-elle restaurée ou remplacée ? Il a été impossible de joindre M. Malavoy dimanche. Mais on devrait en avoir le cœur net lundi.

À suivre…