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Denis Gratton
Le Droit
Denis Gratton
Le stationnement du Metro sur le boulevard de la Cité-des-Jeunes, à Gatineau.
Le stationnement du Metro sur le boulevard de la Cité-des-Jeunes, à Gatineau.

À l’affiche dans un Metro près de chez vous

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CHRONIQUE / Ce n'est pas fou comme idée.

Des magasins Metro du Québec – dont celui du boulevard de la Cité-des-Jeunes à Gatineau – tiendront des soirées de cinéma dans leur stationnement cet été. Des «ciné-parcs éphémères», les appelle-t-on. Ou les «soirées Ciné Metro».

Ce n’est pas fou. Après tout, où avons-nous passé la majorité de notre temps au cours des 15 derniers mois? À la maison en confinement, oui. Mais nos sorties, elles, se sont pas mal limitées à l’épicerie.

À une autre époque, on aurait fermé presque toutes les épiceries et les gens se seraient rassemblés à l’église pour prier. Prier comme des fous. Prier pour la fin de cette pandémie qui semblait sans fin et «s’approvisionner» de la parole de Dieu.

Mais au cours de la dernière année, on a fermé les églises et les gens se sont plutôt rassemblés à l’épicerie pour s’approvisionner en denrées et en papier de toilette. Et pour prier un peu aussi. Prier que les tablettes ne soient pas vides.

Le supermarché est devenu «l’église» de la pandémie, quoi. Et chez Metro, on veut garder les fidèles à la «messe» le plus longtemps possible. Les faire revenir. Encore et encore. 

«Et si on leur offrait gratuitement un ciné-parc dans le stationnement», a proposé «Mon Épicier». En voilà une idée. Non seulement les ouailles passeront une partie de leur journée en magasin, mais ils reviendront en soirée!

À faire rougir de jalousie tous les curés de la province. Pas fou du tout, disais-je.

Mais c’est tout de même drôle. Les dernières générations ont boudé les ciné-parcs. Aller au «drive in» n’était plus «in». Et, faut le dire, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus génial en matière d’environnement.

Les ciné-parcs ont fermé un à un. Le dernier de Gatineau a éteint ses projecteurs il y a trois ans. Et les promoteurs et développeurs immobiliers s’en sont donnés à coeur joie sur ces immenses terrains devenus vacants en périphérie des villes.

Puis une pandémie est arrivée et, tout à coup, les ciné-parcs sont redevenus à la mode. Sauf qu’aujourd’hui, plutôt que de devoir sortir de la ville pour y aller, on n’a qu’à se rendre à l’épicerie du coin.

Vrai que de passer une soirée dans le terrain de stationnement d’un Metro n’est pas ce qu’il y a de plus romantique comme sortie. Mais c’est pratique, il n’y a pas de flèches au sol à suivre, pas de panier à désinfecter et c’est gratuit. Même pas besoin de répondre à la sempiternelle question: papier ou plastique?

Allez en paix.

(Pour les détails sur ces «soirées Ciné Metro»: cinemetro.ca).

***

PIQUÉ AU VIF

Dans un tout autre ordre d’idées…

L’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO) a posé une simple question aux résidents francophones de la capitale: «Avez-vous pu être servis en français quand vous avez eu votre vaccin contre la COVID-19 à Ottawa?».

Des 131 personnes qui ont participé à ce sondage, 58 % ont répondu: oui.

Les Francos qui préfèrent regarder le verre à moitié plein diront: «c’est pas mal, c’est la majorité».

Mais ceux, comme moi, qui ont parfois tendance à regarder le verre à moitié vide diront que c’est faible comme pourcentage. Que c’est même inacceptable.

On offrait un vaccin. Un VACCIN. Un service plus qu’essentiel. Tout francophone aurait dû être reçu et servi dans sa langue. La Ville d’Ottawa aurait dû exiger le bilinguisme et l’offre active de services en français dans ses lieux de vaccination, publics et privés. 

Un résultat de 58%, dites-vous? L’ACFO devrait piquer une colère.