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Denis Gratton

La Journée de l’affaire « personne »

CHRONIQUE / « Manon.

— Oui Denis ?

— T’es chanceuse.

— Ah bon. Et pourquoi dis-tu ça ?

— Si nous vivions 90 années dans le passé, en 1929, tu ne serais rien. Tu ne serais même pas reconnue comme une personne.

— Mais de quoi parles-tu encore ?

— Aujourd’hui, en ce 18 octobre, on célèbre la Journée de l’affaire «personne» au Canada. 

— Devrais-je allumer des chandelles ? Décorer le salon ? Aller acheter un gâteau ?

— Ce n’est pas bête. Le fait que tu sois maintenant reconnue comme une personne mérite bien une petite célébration. T’arrêteras au LCBO pour une bouteille de champagne en allant chercher le gâteau.

— T’as hâte que je te le demande, n’est-ce pas ?

— Que tu me demandes quoi, Manon ?

— Que je te demande où tu vas avec tes niaiseries.

— Mais je ne niaise pas ! Il y a 90 ans, les femmes n’étaient même pas reconnues comme des personnes. Le mot «personne» ne s’appliquait qu’aux hommes. Vous, les femmes, étiez des… des…

— Des quoi, Denis Gratton ?

— Mais je ne sais pas moi ! Des moins que rien, je devine.

— Tu la veux devant ou derrière la tête, ma claque ?

— Mais ce n’est pas moi qui le dis ! Écoute bien. Je te lis un passage sur cette Journée de l’affaire «personne» au Canada : «Ce jour-là, le 18 octobre 1929, le plus haut tribunal d’appel au Canada a rendu une décision historique : les femmes seraient incluses dans la définition du mot «personne» au sens de la loi. C’est ainsi que les femmes ont eu le droit de siéger au Sénat, ce qui a mené à une participation féminine grandissante à la vie publique et politique». Incroyable, n’est-ce pas ? Et aujourd’hui, chaque 18 octobre, on décerne à cinq Canadiennes les Prix du Gouverneur général en commémoration de l’affaire «personne».

— Donc tout ça tournait autour du droit des femmes de siéger au Sénat, si je comprends bien ?

— C’est à peu près ça, oui. Les gouvernements disaient que si le mot «personne» ne s’appliquait qu’aux hommes et que seules des «personnes qualifiées» pouvaient être nommées au Sénat, alors seuls les hommes pouvaient y siéger. Et les tribunaux leur donnaient raison. C’était d’un mépris scandaleux. Justin Trudeau devrait s’en excuser.

— En quelle année les femmes ont-elles obtenu le droit de vote au Canada ?

— Attends, je vais demander à Google. Voilà. En 1917 en Ontario et en 1940 au Québec.

— Donc certaines femmes avaient le droit de voter dans les années 1920, même si elles n’étaient pas reconnues comme des personnes au sens de la loi ?

– Pourvu qu’elles votaient pour un homme, j’imagine. C’est-à-dire pour une personne. Une VRAIE personne. Donc un homme.

— Tu la veux vraiment ma claque, hein Denis ?

— Mais pourquoi te choques-tu contre moi Manon ? Je n’y étais pas en 1929. Je trouve ça aussi barbare que toi. Ça n’avait pas de maudit bon sens.

— En effet. Et il n’y a pas si longtemps que ça, quand on y pense. Il y a à peine 90 ans. Cela veut donc dire que nos grands-mères n’étaient pas reconnues comme des personnes.

— C’est bien vrai. Et ma mère est née en 1927, elle est donc venue au monde une «non-personne». Mais je n’aurais pas voulu être celui choisi pour lui annoncer. Ichhh… Cette PERSONNE aurait passé un mauvais quart d’heure.

— Heureusement que les choses ont changé.

— Ouais… Alors Manon, tu y vas ?

— Où ça ?

– Acheter du champagne et un gâteau qu’on célèbre cette journée spéciale.

— Idiot.

— (Non-personne).

— Pardon ? Qu’as-tu dit là, Denis Gratton ? À qui parles-tu ?

— À… À… À personne. »

Denis Gratton

Bonjour Welcome

CHRONIQUE / Alors que la chicane est pognée au Québec sur la question « Bonjour Hi », les Franco-Ontariens renouvellent leur campagne « Bonjour Welcome ». Comme quoi nous sommes parfois deux solitudes entre francophones du même pays…

La situation est cependant bien différente entre ces deux provinces, je ne vous apprends rien. Au Québec, les francophones sont majoritaires et, selon plusieurs, la seule langue d’accueil devrait être le français. En d’autres mots, le « Hi » n’a pas sa place dans les commerces de la Belle Province.

Denis Gratton

Le jour de la marmotte

CHRONIQUE / La Ville d’Ottawa embauche tellement de gens unilingues anglophones dans des postes de cadre que ce n’est plus une classe de français qu’elle aura besoin, mais bien d’une école !

On apprenait la semaine dernière que le conseil municipal d’Ottawa a accepté de faire exemption à sa politique de bilinguisme — une cinquième fois en moins de quatre ans — afin d’embaucher deux membres de sa haute direction. Ces deux personnes devront suivre une formation linguistique obligatoire offerte par la Ville, comme le stipule la politique sur le bilinguisme de la Ville.

Denis Gratton

Tout le monde en parle...

CHRONIQUE / Il n’y a pas à dire, Denise Bombardier ne laisse personne indifférent…

J’ai rédigé une chronique lundi dernier (publiée mardi) à la suite du deuxième passage de Mme Bombardier à l’émission Tout le monde en parle (TLMEP). Le titre de ce papier: «Restez chez vous, Mme Bombardier». Ce titre résume assez bien mes propos…

Vous avez été nombreux à réagir à cette chronique. Très nombreux. En fait, j’ai rarement reçu un si grand nombre de courriels pour une seule chronique. Des courriels provenant d’un peu partout au Québec et en Ontario. Approximativement trois quarts des lecteurs et lectrices qui m’ont écrit se sont dits d’accord avec moi. Les autres, non. Et c’est bien correct. On a tous droit à notre opinion. Et quand notre métier consiste à publier notre opinion dans un quotidien, il faut s’attendre à parfois recevoir des fleurs, parfois recevoir les pots.

Je partage aujourd’hui avec vous des extraits de certains courriels reçus au cours des derniers jours. 

Allons-y d’abord avec « les fleurs »:

—«Merci beaucoup de mettre sur papier le fond de nos pensées. Elle (Mme Bombardier) devrait se tenir loin des studios de télévision. Partout où elle passe dernièrement, elle fait des ravages.»

Manon L.

—«Merci pour votre article qui m’a fait sourire d’un bout à l’autre. Je n’ai aucune prétention de connaître les francophones hors-Québec, mais ils me semblent bien plus courageux et engagés envers leur langue et leur culture que ne le sera sans doute jamais Mme Bombardier. Nous la reverrons sans doute à TLMEP nous dire à quel point elle n’a pas été comprise.»

Carmen R.


—«Je trouve que vous avez une bonne réponse à tout ce cirque. Quand j’ai vécu dans l’Ouest canadien, j’évitais toujours de corriger ou reprendre les francophones. Ça les mettait en confiance et ils étaient plus portés à me parler en français. Bon travail.»

Michel S.


—«Que j’aime votre article vrai et sincère d’un authentique Franco-Ontarien. Je suis Québécois et j’appuie sans réserve les minorités francophones au pays. Que ces gens parlent leurs dialectes ou variantes de notre belle langue m’importe peu, car il s’agit de l’épice qui différencie la recette de matante Thérèse et celle de grand-maman. Le tout forme une langue vivante. Merci M. Gratton et keep up votre bon travail.»

Denis P.


—«Tu as dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. J’ai grandi dans le petit village de Earlton, dans le Nord de l’Ontario, un petit village pratiquement 100 % francophone et fier de l’être. Comme bien des endroits dans le Nord de l’Ontario, des Québécois venus de partout se sont installés à Earlton pour bâtir leur vie et ils y sont restés pour toujours. Ils sont aujourd’hui de fiers Franco-Ontariens. Ce que Mme Bombardier a dit, je l’ai souvent entendu, et c’est désolant.»

Roch G.


Et pour ma préférée dans ces petits échantillons des « fleurs », ce courriel de mon ami Zachary Richard:

— «Cher Denis, J’ai lu avec beaucoup de plaisir ta pièce sur notre Denise infernale. D’accord avec toi sur toute la ligne. Tout ce remous a l’avantage de nous obliger à se questionner sur le pourquoi et nous même. Lâche pas la patate, bien qu’elle devient chaude. Amitiés.»

Zachary


Passons maintenant aux pots:

—«C’est peut-être vous, M. Gratton qui dites n’importe quoi. Si Mme Bombardier vous a laissé complètement indifférent, vous n’auriez pas écrit votre article. Pensez-y deux fois avant de dire que cette madame ne connaît rien. Je serais bien curieux de mettre vos connaissances à côté de celles de Denise Bombardier. Pas sûr que vous feriez bonne figure. Respectueusement, respectez les autres s’il vous plaît.»

Paul H.


—«Comment pouvez-vous affirmer que le documentaire (Denise au pays des Francos) est bidon si vous ne l’avez pas vu, pauvre bonhomme ! Elle ne serait pas allée, vous auriez dit qu’elle parle au travers son chapeau; elle prend la peine d’y aller, vous n’aimez pas le portrait qu’elle dépeint de votre communauté, appuyé par Statistiques Canada. Lorsqu’on est aveugle, on n’aime pas se le faire dire.»

Jean-Eudes B.


—«M. Gratton, arrêtez de jouer les vierges offensées et n’essayez pas de nous faire croire que le français se porte bien à l’extérieur du Québec, votre jupon dépasse, on sent les effluves de la jalousie dans vos remarques.»

Michel T.


Je termine avec mon «pot» favori:

— «Seriez-vous victime des effluves de drogues et/ou des produits enivrants pour écrire pareil article ? Votre état second vous fait-il divaguer ? Je le crois ! Étant né et ayant grandi dans l’Est de l’Ontario, j’ai compris, très jeune, que les Francos ne seraient jamais considérés à leur juste valeur et qu’ils vivaient sous une tente d’oxygène, mourant à petit feu. J’ai choisi de m’établir au Québec pour y pratiquer ma profession et ne pas souffrir de la discrimination et de l’absence de considération des Ford de ce monde. Un conseil gratuit: sortez de chez vous à jeun, Monsieur Gratton !»

Me Alain V.

Merci Maître. Je prendrai votre «conseil gratuit» en considération… hic !

Denis Gratton

Restez chez vous, Mme Bombardier

CHRONIQUE / «Puis… ? Qu’as-tu pensé du passage de Denise Bombardier à Tout le monde en parle (TLMEP), hier soir ? », me demande un collègue lundi matin.

Ce que j’en ai pensé ? J’en ai pensé la même chose que la dernière fois qu’elle a été invitée à TLMEP et qu’elle a dit que toutes les communautés francophones hors Québec ont à peu près disparu. Elle parle à travers son chapeau et c’est du n’importe quoi. Denise Bombardier ne m’a pas choqué. Elle ne m’a pas amusé. Elle m’a laissé complètement indifférent. Comme la dernière fois.

En fait, il n’y a qu’une seule différence entre ses deux apparitions à TLMEP. La première fois, en octobre 2018, elle a provoqué pour vendre son autobiographie. Et cette fois-ci, elle a provoqué pour « vendre » le documentaire Denise au pays des francos. Provoquer et faire parler d’elle, c’était sa mission. Comme disait ma grand-mère : « parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en !».

Et aujourd’hui, bien… tout le monde en parle. Mission accomplie, Madame.

Je reviens à ce documentaire Denise au pays des francos. Après sa déclaration-choc à TLMEP, à l’automne 2018, Mme Bombardier a été conviée par la firme Manito Média à un voyage à travers la francophonie hors Québec. Une invitation qu’elle a acceptée.

Sauf que son petit voyage estival « au pays des Francos » s’est résumé à de très brèves rencontres dans des cuisines et des cafés du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario et du Manitoba. Point. Et elle en est revenue en disant que son opinion sur la présence du français hors Québec n’a pas vraiment changé.

Évidemment qu’elle n’a pas changé d’opinion. On ne peut pas saisir la réalité de ces communautés en quelques minutes ou en quelques heures tout en étant constamment devant l’œil d’une caméra. Il faut s’y imprégner. Il faut s’y attarder. Il faut la vivre, cette réalité.

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Tout le monde en parle...

Si je peux affirmer aujourd’hui que les Acadiens de la Nouvelle-Écosse (oui, de la Nouvelle-Écosse, Mme Bombardier) forment une communauté vibrante et dynamique, c’est parce que j’ai séjourné trois semaines dans leur magnifique coin de pays. Trois semaines à rencontrer les Acadiens du coin, à casser la croûte avec eux, à rire avec eux, à discuter. À apprendre, par exemple, qu’ils ont leur propre conseil scolaire francophone, leur réseau de caisses populaires, leur hebdomadaire Le Courrier de la Nouvelle-Écosse qui a été fondé il y a 82 ans, leur université (!) et leurs entreprises dirigées par des francophones qui embauchent majoritairement des francophones.

Si je peux affirmer aujourd’hui que les Fransaskois sont de fiers francophones, c’est parce que j’ai passé une semaine avec eux, il y a trois ans. Et c’est la même chose pour les Franco-Ontariens du Nord, du Sud et de partout ailleurs en province que j’ai eu la chance de visiter à maintes reprises. Allez dire à ces gens qu’ils sont en voie de disparition et vous serez à tout jamais la risée de leur communauté.

Mme Bombardier a rajouté une couche à ses propos insignifiants, dimanche, en disant que les Franco-Ontariens parlent une langue inintelligible pour les Québécois. 

Misère… Quand je disais que c’est du n’importe quoi pour simplement provoquer, en voici l’exemple parfait. Mais c’est vrai que je ne comprends rien lorsque j’entends Véronic DiCaire en entrevue. Même chose pour Katherine Levac, je ne comprends absolument rien de ce qu’elle dit sur scène. Roy Dupuis ? Du chinois. Denise Robert ? Inintelligible. Jean-Marc Dalpé et Daniel Poliquin ? Illisible.

(Soupir…) Faites-nous une faveur, Mme Bombardier et, la prochaine fois, restez donc chez vous. Et sachez que je ne regarderai pas votre documentaire bidon. Des gens qui viennent nous visiter dans l’unique but de nous ridiculiser, de nous insulter, de nous provoquer et de nous dénigrer sans même nous connaître, nous en avons soupé.

Restez chez vous, Madame, et tout le monde s’en portera mieux. 

Denis Gratton

Ralentissez, s’il vous plaît

CHRONIQUE / Un lecteur prénommé Claude m’a écrit à la suite de la publication, samedi, de l’entrevue avec le ministre de la Famille et ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe.

Dans ce texte de samedi, M. Lacombe revient sur l’installation d’une glissière à câbles au milieu d’un tronçon problématique et dangereux de 5,4 kilomètres de l’autoroute 50, entre Gatineau et L’Ange-Gardien.

Denis Gratton

L’hiver sera long

CHRONIQUE / Deux choses me font dire que l’hiver sera long.

Il y a d’abord ce texte que MétéoMédia a récemment mis en ligne et qui s’intitule: L’hiver sera long. J’ai tout de suite saisi à cet indice…

Denis Gratton

Vieillir et mourir en anglais

CHRONIQUE / La communauté franco-ontarienne a sauvé l’Hôpital Montfort d’une mort annoncée, il y a 22 ans. La lutte était essentielle. L’obtention de soins de santé en français pour les Franco-Ontariens était en jeu.

Lorsqu’une personne est malade, très malade, elle veut être soignée dans sa langue maternelle. Il le faut, c’est primordial. Cette personne veut comprendre clairement le diagnostic, les conséquences, les médicaments à prendre, les soins à apporter, les conseils des médecins. Sa vie en dépend. Et un hôpital dit « bilingue », mais où un très faible pourcentage des employés peuvent effectivement parler et comprendre le français n’est certes pas l’endroit idéal pour être soigné lorsque notre langue première est le français.

Denis Gratton

Le célébrant de vie

CHRONIQUE / Pierre Bergeron a consacré 40 années de sa vie au journalisme et au succès du quotidien Le Droit. Journaliste, pupitreur, éditorialiste puis président-éditeur du Droit de 1993 à 2002 — notamment durant la crise S.O.S. Montfort — il a, comme on dit, gravé les échelons jusqu’au sommet. Mais si vous lui demandez de résumer sa longue carrière en un mot, il vous répondra qu’il a été d’abord et avant tout : journaliste.

Récipiendaire de l’Ordre du Canada, M. Bergeron, 73 ans, est retraité depuis quelques années. Il a cependant repris le collier en avril dernier. Pas comme journaliste, ni comme éditeur, mais bien comme célébrant de funérailles.

Denis Gratton

Merci Doug Ford!

CHRONIQUE / En cette Journée des Franco-Ontariennes et des Franco-Ontariens, j’aimerais prendre un moment pour remercier du fond du cœur les conservateurs de l’Ontario.

Quoi ? Pourquoi riez-vous ? Je suis sérieux.

Denis Gratton

L’arbre à mon mari

CHRONIQUE / Je vous ai parlé dans ma chronique de lundi de Carmen et Bertrand Girard, un couple de septuagénaires du secteur Mont-Bleu qui a été chassé de son logement pendant 11 jours après le passage de la tornade l’an dernier.

Les Girard habitent depuis 23 ans dans un petit logement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble du parc Radisson, ce qui leur donne droit à un petit patio qu’ils ont aménagé à leur goût.

Denis Gratton

«Ce ne sera plus jamais comme avant»

CHRONIQUE / Carmen et Bertrand Girard habitent un petit logement au rez-de-chaussée de la Place Radisson du secteur Mont-Bleu depuis 23 ans. Un mini-studio dit-on pour qualifier leur appartement.

Pas très grand comme espace, pas du tout, mais ce couple de septuagénaires l’avait transformé en un petit nid douillet où ils étaient heureux avec leur « bébé », leur chienne nommée Maggie. Une clôture blanche qu’ils avaient érigée autour de leur patio leur donnait un peu d’intimité. Ils avaient décoré l’endroit à leur goût, avec une statue de la Sainte-Vierge pour les protéger et pour prier leur fille unique Lynda, tuée à l’âge de 17 ans par un conducteur ivre au volant. Leur remise tout près du patio permettait à M. Girard d’y ranger son quadriporteur, son moyen de transport, lui a qui a été affaibli par le cancer de la gorge et par la maladie osseuse de Paget. C’était leur chez-eux. Leur place. Leur nid. Ils n’en demandaient pas plus. Ils étaient bien.

Denis Gratton

Eh bien dansez maintenant!

CHRONIQUE / La Terre appelle les libéraux d’Orléans. Répondez.

Je n’arrive pas à comprendre ce qui se passait dans la tête des libéraux de la circonscription d’Orléans ces derniers mois. Les élections fédérales se tiendront le 21 octobre prochain, dans 32 jours. La campagne électorale a été officiellement lancée le 11 septembre dernier, il y a huit jours. Mais à Orléans, c’est aujourd’hui qu’aura lieu l’assemblée d’investiture libérale pour élire un candidat à ces élections du mois prochain. C’est ce qu’on appelle «dormir au gaz».

Denis Gratton

Le train léger: wow!

CHRONIQUE / J’étais âgé dans la jeune vingtaine lorsque OC Transpo a inauguré ses premiers autobus articulés, ou les autobus accordéon comme on les appelle. J’étais émerveillé.

En 1983, on terminait la construction du Transitway à Ottawa, l’équivalent du Rapibus de Gatineau. Encore une fois, j’étais impressionné.

Denis Gratton

La petite histoire d’un « carré »

CHRONIQUE / Il y a ce petit lopin de terre abandonné en plein cœur du quartier Vanier. Abandonné depuis des décennies.

Je ne sais trop pourquoi ce terrain est resté vide toutes ces années. Il est pourtant bien situé pour tout commerçant qui voudrait y faire des affaires. Il se trouve sur le chemin de Montréal, à l’angle de la rue Dupuis, voisin de la pharmacie Jean-Coutu, d’une succursale de la LCBO et de l’ancien hôtel de ville de Vanier converti depuis en de luxueux condominiums. Une place de choix, quoi.

Denis Gratton

Une dernière victoire

CHRONIQUE / Adieu Monsieur Saint-Denis.

La francophonie ontarienne est en deuil. Yves Saint-Denis a rendu l’âme lundi dernier à l’âge de 78 ans après un long combat contre la maladie.

Denis Gratton

Sortir du bois

CHRONIQUE / De retour de trois semaines de vacances. Ai-je manqué quelque chose ?

Quoi, Salomon ? Que me dis-tu mon vieil ordi ? Comment peut-on manquer quelque chose avec les réseaux sociaux et la technologie d’aujourd’hui, me demandes-tu ?

Denis Gratton

Avant les vacances...

CHRONIQUES / Deux petites choses avant de quitter pour les vacances…

D’abord, un rappel aux amis de l’Est ontarien que vous avez jusqu’au 31 août pour participer au concours Racontez-nous l’Est ontarien des Éditions David.

Denis Gratton

Bénévoles de la première heure

CHRONIQUE / Le Gatinois Jean-Pierre Lalonde est photographe amateur. Il y a 29 ans, il a capté sur pellicule des montgolfières qui prenaient leur envol des plaines LeBreton, à Ottawa.

Impressionné par ce spectacle, M. Lalonde a décidé, l’été suivant, de se joindre à l’équipe de bénévoles du Festival de montgolfières de Gatineau (FMG).

Denis Gratton

Souvenir à vendre

CHRONIQUE / C’est une page d’histoire qui sera bientôt tournée. Le Camp de l’amitié est à vendre.

Deux ou trois générations de Vaniérois se souviendront de ce camp situé à Val-des-Bois, car plusieurs y ont séjourné durant leur jeunesse.

Denis Gratton

Un si petit problème, un si gros défi

CHRONIQUE / Steve Dolesch n’aime pas se plaindre ou faire des vagues. Il aimerait simplement pouvoir traverser la rue en toute sécurité. C’est tout ce qu’il demande.

M. Dolesch, 63 ans, de Hull, est atteint de paralysie cérébrale et doit se déplacer en fauteuil roulant motorisé. 

« Toute ma vie, j’ai été en fauteuil roulant, dit-il. Et j’ai une belle vie, je l’adore. Tout le monde m’aide. Peu importe où je me trouve, peu importe ce que je fais, il y a toujours quelqu’un prêt à m’aider. Tout le temps. Que pourrais-je demander de plus ? »

Denis Gratton

Sonner l’alarme

CHRONIQUE / Des chiffres troublants, c’est le moins qu’on puisse dire. Moisson Outaouais a publié un communiqué de presse, lundi, qui portait le titre suivant : Aidez les enfants de l’Outaouais, une collation à la fois.

Dans son message, Moisson Outaouais demande à la population des dons de collations du matin pour, entre autres, les programmes de petits déjeuners dans les écoles de la région. 

Ou encore des dons monétaires qui seront spécifiquement dédiés à l’achat de collations saines tels que des fruits frais, des compotes de fruits, des barres de céréales, des yogourts et des fromages.

Denis Gratton

Hull? Gatineau? La légende d’un nom

CHRONIQUE / La Ville de Gatineau est-elle passée à un cheveu d’être nommée Hull lors de la fusion des municipalités en 2002?

Non, répond Gilbert Lacasse, le président du Comité de transition de l’Outaouais chargé d’établir les bases de cette nouvelle ville.

Denis Gratton

Merci Monsieur Bourque

CHRONIQUE / Triste nouvelle. L’homme d’affaires franco-ontarien natif de la Basse-Ville d’Ottawa, Pierre Bourque, a rendu l’âme cette semaine à l’âge de 86 ans.

Cette annonce m’a ramené plus de 25 ans en arrière. 

En 1993, si ma mémoire est bonne. 

Loto-Québec avait annoncé son intention d’implanter un casino en Outaouais. 

Mais dans quelle ville ? À Hull ? Gatineau ? Aylmer ? On l’ignorait.

Denis Gratton

Le « calvaire Phénix » d’Hélène Potvin

CHRONIQUE / Après 35 années de service au sein du gouvernement fédéral, la Gatinoise Hélène Potvin a pris une retraite bien méritée il y a trois ans.

De son premier emploi comme commis alors qu’elle était âgée de 18 ans jusqu’à un poste de gestionnaire et de conseillère spéciale auprès de hauts fonctionnaires, cette mère de deux enfants a gravi les échelons de la fonction publique du Canada au fil des décennies.

Denis Gratton

Souvenirs d’une première « une »

CHRONIQUE / Mardi dernier, le 23 juillet, je célébrais le 28e anniversaire de ma toute première journée comme journaliste au quotidien Le Droit.

« Célébrer » est cependant un bien grand mot. On fait quoi pour souligner un 28e anniversaire ? 

On ne fait rien. Voilà ce que l’on fait. 

On entre au boulot, on fait son travail et on rentre à la maison. 

Et demain est une autre journée. 

Gardez le champagne sur la glace, on sortira les flûtes au 30e.

Les grandes entrevues

Sylvain Mercier : des ciseaux au disco

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / Le temps d’une soirée, le temps d’un spectacle, son groupe transporte les spectateurs à une époque pas si lointaine que certains ont adorée, que d’autres ont détestée, mais qui n’a laissé personne indifférent.

L’époque du disco. Du film Saturday Night Fever

Des planchers de danse illuminés et des boules en miroir suspendues au plafond. 

D’une musique qui a fait danser toute une génération et qu’on écoute aujourd’hui avec un sourire complice et un brin de nostalgie dans l’âme.

Denis Gratton

Enfin débouché!

CHRONIQUE / «Ça bouche un coin ! » Ce slogan de la Pataterie hulloise a pris tout son sens au cours des deux derniers mois. Parce que le coin où elle se trouve était réellement « bouché ».

Cette populaire pataterie qui, selon les experts en la matière, prépare l’une des meilleures poutines en ville, se trouve à l’angle des boulevards Montclair et Saint-Joseph, dans le secteur Hull. 

Et du début du mois de mai jusqu’à lundi dernier, cette intersection a été complètement fermée à la circulation, le temps que la Ville de Gatineau complète d’importants travaux de réfection sur le boulevard Saint-Joseph.

Denis Gratton

Une médecin en herbe

CHRONIQUE / Les parents de Marilou Gosselin ont compris que leur fille voulait vraiment devenir médecin lorsque celle-ci leur a demandé, comme cadeau de fin d’année de 2e secondaire, une trousse de points de suture…

Il y a deux ans de ça. 

L’année suivante, en 3e secondaire, Marilou s’est vue décerner le prix Méritas pour la meilleure moyenne générale des 120 étudiants de ce niveau de la polyvalente Nicholas-Gatineau. 

Sa moyenne : 95 %.

Denis Gratton

Les zinzins et les morons

CHRONIQUE / «Check le moron qui se prend pour Gilles Villeneuve !».

Cette phrase est une réplique que la Sûreté du Québec (SQ) a récemment publiée sur sa page Facebook. Lorsqu’un internaute a écrit « Check le zinzin sur le radar » en parlant d’un policier, la SQ y est allée du tac au tac en lui répliquant: « check le moron qui se prend pour Gilles Villeneuve !».