Jonathan Drouin a une fois de plus laissé parler son talent, mardi contre les Ducks.

Cadeau accepté!

CHRONIQUE / Une équipe qui veut se faufiler en séries doit impérativement tirer avantage des clubs qui en arrachent quand le calendrier lui fait le cadeau d’en croiser un.

C’est exactement ce que le Canadien a fait contre les Ducks mardi soir au Centre Bell.

Ces derniers traversent une séquence épouvantable. Imaginez, la bande à Ryan Getzlaf avait perdu 16 de ses 18 derniers matchs avant de se pointer au Centre Bell. Pire, elle avait été déclassée 23-5 dans la colonne des buts à ses trois dernières sorties.

Jonathan Drouin ne s’est donc pas fait prier pour mettre les deux mains dans le buffet, préparant trois buts tricolores. Il ne gagnera jamais le trophée Selke, on s’entend. Mais la créativité offensive lui sort par les oreilles, celui-là! Il commence de plus en plus à ressembler à Alex Kovalev… S’il peut juste être un peu plus constant dans son effort, il aura le Québec à ses pieds pendant une décennie.

Drouin, comme ses coéquipiers, avait le sourire facile dans le vestiaire. Normal, tout baigne pour le Canadien en ce moment. Même privés de Tomas Tatar et Paul Byron mardi, vos p’tits gars n’ont eu aucun mal à déplumer l’ennemi.

Pas besoin d’être un grand devin pour savoir que dans le camp des Ducks, l’ambiance devait être sinistre. Comme le dirait si bien mon ami Sébastien, ils semblent morts par en-dedans, les Canards!

C’est Randy Carlyle qui va écoper. Probablement au cours des prochains jours, car les Ducks sont encore dans la lutte pour une place en séries. Son directeur-gérant Bob Murray lui a accordé un vote de confiance il y a quelques semaines mais tôt ou tard, il va perdre patience. Murray a bouclé quelques échanges pour tenter de lui venir en aide, en vain. Même le retour au jeu du gros Corey Perry n’a eu aucun effet positif sur le groupe. Il n’y a plus beaucoup d’alternatives disponibles pour servir d’électrochoc.

Les Ducks ont encore deux matchs sur la route à écouler avant de rentrer à la maison dimanche. Normalement, c’est à ce moment qu’un directeur-gérant sort la guillotine. Mais bon, vu la déroute actuelle, ne gagez pas votre chemise que Carlyle va survivre jusque-là!