10 choses à retenir du confinement

Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste
CHRONIQUE / Si vous m’aviez dit au début de l’année que j’allais faire l’école à la maison pour mes trois amours, j’aurais bien ri. Si vous m’aviez dit qu’en même temps, je devrais travailler, j’aurais sourcillé. Le scénario m’aurait paru impossible, loufoque. Personne ne s’attendait à ce qui nous a frappés durant les dernières semaines. La COVID-19 nous a servi toute une leçon, sur l’imprévisibilité et sur la fragilité.

En quelques jours, tout s’est transformé autour de nous. Pour certains, ça s’est même carrément écroulé. Des habitudes qui étaient solidement ancrées ont été ébranlées, la routine fortement chamboulée, des années entières de travail ont été menacées, des vies fauchées. Des éléments du quotidien que l’on tenait pour acquis, comme le roulement économique et même la simple liberté de sortir de la maison s’étaient tout à coup évaporés… tout comme les réserves de papier de toilette et de levure à pain, des effets pour le moins surprenants de la pandémie!

On n’est pas encore sorti du bois mais j’ose croire que la lumière pointe à l’horizon.

Chose certaine, ces chamboulements auront apporté aussi du positif. Ils auront permis à des familles de reconnecter et de se retrouver. À plusieurs de se tourner vers l’essentiel, de redéfinir leurs valeurs et de devenir meilleurs, même si c’est pour exceller au ballon carré!

De cette période de confinement, je retiens 10 choses que je vous lance en vrac:

- Le linge mou, c’est l’fun quelques semaines mais on finit par se tanner.

- J’ai obtenu mon diplôme pour les coupes de cheveux de type G.I JOE qui pourrait m’être utile si je décide de devenir coiffeuse dans l’armée.

- L’achat local, la récupération, la réutilisation et la consommation responsable sont des principes que j’admirais. Je souhaite maintenant davantage les mettre en pratique.

- Les enfants ont une franchise désarmante… et pas toujours plaisante! (Lors d’une discussion, Alexis m’a dit que j’avais environ 50 ans! Quand il a vu mes yeux, il s’est justifié en disant qu’il avait arrondi à la dizaine près. Il faut continuer de travailler les maths… et la façon de parler aux femmes!)

- C’est quand nous sommes privés des câlins des gens qu’on aime qu’ils nous manquent le plus.

- Il n’y a vraiment aucune limite au nombre de «maman» qui peuvent se dire dans une journée. AUCUNE!

- Le nombre de dégâts est directement proportionnel au temps passé dans la maison.

- La patience est inversement proportionnelle au temps passé dans la maison.

- En confinement, un orage devient aussi excitant qu’un feu d’artifice.

- Je retiens aussi que tout est impermanent. Les moments heureux, comme les moments difficiles. Il en est aussi ainsi pour cette chronique qui se terminera après que j’aie pris le temps de vous dire merci de m’avoir laissé entrer dans votre quotidien en vous racontant le mien. Merci de m’avoir partagé vos réalités, vos réalisations et vos émotions. Vous m’avez permis de traverser le confinement en suivant les étincelles de bonheur du quotidien.