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Dernier droit vers Pékin
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Dans un an, jour pour jour, auront lieu les cérémonies de clôture des Jeux olympiques de Pékin. Pour marquer le coup, l'équipe du Mag Sports est allée à la rencontre des locomotives québécoises de l'équipe canadienne. 
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Mikaël Kingsbury: le champion prêt à défendre son titre

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Mikaël Kingsbury: le champion prêt à défendre son titre

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Mikaël Kingsbury se pointera à Pékin dans un rôle bien différent que lors de ses deux participations précédentes aux Jeux olympiques.

Le skieur acrobatique détient le titre de champion de l’épreuve des bosses. Les attentes seront encore plus élevées dans un an, en sol chinois.

Ça fait tout, sauf effrayer le meilleur athlète que son sport a connu.

«Mes premiers Jeux en 2014 à Sotchi, je n’avais pas d’expérience», rappelle Kingsbury.

Âgé alors de 21 ans, l’athlète de Deux-Montagnes a gagné l’argent derrière son coéquipier Alexandre Bilodeau, dans un duel passionnant. Quatre ans plus tard, il a remporté l’or à PyeongChang.

«J’avais gagné 13 des 14 dernières Coupes du monde en arrivant à mes deuxièmes Jeux. J’avais pas mal d’expérience. J’avais une médaille d’or à gagner. J’avais aussi une médaille à perdre», relate-t-il.

«Là, j’arrive comme un vétéran. Il n’y aura pas beaucoup d’athlètes qui comptent deux participations olympiques et deux médailles dans leur poche.»

Oui, il y aura de la pression.

«Je risque d’être encore le favori. Mais ça ne sera jamais aussi intense qu’en 2018. Ce ne sera pas la pression de la médaille d’or à tout prix.»

«Mon expérience des deux derniers Jeux va m’aider à gérer tout ça et à sortir une grosse performance. Je pense que je serai plus relax.»

L’exploit qui se trouve dans sa mire? 

«Aller chercher l’or ‘Back to Back’ comme Alex», lance-t-il.

Bilodeau a défendu à Sotchi son titre obtenu quatre ans auparavant à Vancouver. Il a pris sa retraite ensuite.

Est-ce que l’histoire pourrait se répéter?

Est-ce que Mikaël Kingsbury, qui aura 29 ans lors des Jeux à Pékin, sera tenté d’arrêter la compétition après sa troisième aventure olympique?

«C’est sûr que c’est une chose qui me passe par la tête. Je suis probablement plus près de la fin que du début. Je suis dans un sport dans lequel le monde se retire assez jeune. C’est un sport taxant sur le corps.»

«Ce n’est pas facile de dire si je vais continuer pendant plusieurs années. Je ne suis pas prêt à dire que ce sont mes derniers Jeux. Peut-être.... On va voir comment les prochaines saisons se dérouleront. L’important, c’est que j’ai encore la passion et la motivation. Personne n’a besoin de me pousser dans le dos. Je préfère vivre dans le moment présent et terminer en force cette drôle de petite saison que nous avons.»


« Il n’y aura pas beaucoup d’athlètes qui comptent deux participations olympiques et deux médailles dans leur poche. »
Mikaël Kingsbury

Retour fructueux

Ces jours-ci, Mikaël Kingsbury termine sa quarantaine à la maison après un séjour fructueux aux États-Unis. Il a remporté l’or deux fois à l’étape de la Coupe du monde présentée les 4 et 5 février à Deer Valley.

Surtout, il s’agissait de ses deux premières compétitions de la saison après s’être fracturé deux vertèbres dorsales à l’entraînement en novembre dernier.

C’était ses 64e et 65e victoires en Coupe du monde depuis ses débuts sur le circuit en janvier 2010.

«Comme retour à la compétition, c’était mieux que prévu en termes de résultat. Nous avons bien fait les choses pour revenir pendant les deux mois que j’étais absent, même si ça peut paraître un court laps de temps. Nous avons fait les choses par étape. Nous avons rebâti ma confiance afin de pouvoir faire compétition aux leaders de la Coupe du monde», confie celui qui n’avait subi auparavant une blessure majeure.

«C’était un nouveau défi que j’ai pu surmonter.»

Il se souvient encore de ses premières séances d’entraînement à son retour sur la neige. «J’ai dû me concentrer un peu plus avant de faire certains sauts. Ce qui a pris le plus de temps, c’était d’atterrir mes sauts dans le devant de mes bottes.»

«Je ne pensais plus à ma blessure et à mon dos lors de la compétition. J’avais tout surmonté à l’entraînement.»

Kingsbury subira un autre gros test dans deux semaines et demie au Kazakhstan. Il tentera de décrocher un cinquième titre en carrière aux championnats du monde qui auront lieu du 8 au 11 mars à Almaty.

Une conquête qui pourrait forcer la main du Comité olympique canadien et de sa chef de mission Catriona Le May Doan dans les prochains mois. Tout ce monde commencera à dresser sa liste de candidats pour porter le drapeau du Canada lors des cérémonies d’ouverture des Jeux à Pékin.

Y aura-t-il vraiment un autre choix plus évident que le meilleur skieur acrobatique en bosses de tous les temps?

Marie-Philip Poulin: le désir d’un autre rêve olympique

Hockey

Marie-Philip Poulin: le désir d’un autre rêve olympique

Ian Bussières
Ian Bussières
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Pour la hockeyeuse Marie-Philip Poulin, les Jeux de Pékin seront pour la première fois une occasion de reconquérir l’or olympique qui avait échappé au Canada quatre ans plus tôt. Après la défaite crève-cœur en tirs de barrage face aux Américaines lors de la grande finale des Jeux de PyeongChang en 2018, la capitaine d’Équipe Canada et ses coéquipières arriveront à Pékin avec le désir de vivre à nouveau un rêve olympique.

«Quand tu as travaillé quatre ans pour avoir un résultat et que tu n’as pas eu ce résultat, c’est certain que tu passes un autre quatre ans avec le moteur dans le tapis », illustre Poulin, en entrevue cette semaine avec Le Soleil, pour parler du désir de vaincre qui les animera, elle et ses coéquipières, lors des prochaines olympiades.

Le rêve olympique, Marie-Philip connaît bien puisqu’elle n’a pas tardé à y goûter et à y regoûter. En 2010, moins d’un an après avoir fait ses débuts avec l’équipe canadienne, la native de Beauceville participait à ses premiers Jeux qui, au surplus, se déroulaient au Canada. On peut dire que la jeune femme alors âgée de 19 ans n’avait pas raté sa première impression devant le public de Vancouver puisqu’elle a marqué les deux seuls buts dans la victoire de 2 à 0 du Canada sur l’équipe américaine en grande finale pour la médaille d’or.

Deux buts marqués en première période, le premier avec un tir sur réception suite à une passe de Jennifer Botterill, le deuxième après s’être emparée quelques minutes plus tard d’une rondelle libre pour battre une seconde fois la gardienne de but américaine Jessie Vetter, dont Poulin allait devenir la némésis durant deux cycles olympiques. 

Victoire épique 

Quatre ans plus tard, à Sotchi, Équipe Canada demeurait invaincue lors des quatre dernières olympiades et Marie-Philip Poulin jouait de nouveau un rôle crucial dans la victoire épique de la formation unifoliée. 

Avec moins d’une minute à faire à la finale où le Canada tirait de l’arrière 2 à 1 et alors que la gardienne de but canadienne avait été retirée à la faveur d’une sixième patineuse, Poulin, seule devant Vetter, s’empare d’un retour de lancer de sa coéquipière Rebecca Johnston et marque le but égalisateur.

Marie-Philip Poulin s’était une fois de plus présentée comme la femme des grandes occasions en prolongation. Huit minutes après le début du surtemps, Laura Fortino, avec une feinte de lancer, a mystifié la défensive américaine juste assez longtemps pour refiler la rondelle à Poulin qui allait battre Vetter une fois de plus avec un tir des poignets.

Au cours des derniers jours, Marie-Philip a pu revivre ces moments olympiques, gracieuseté de Facebook, Instagram et des autres réseaux sociaux qui ont pris l’habitude de souligner ces anniversaires. « C’est sûr que j’y ai pensé! Ça fait sept ans, ça fait 11 ans, le temps passe très vite! Ce sont les moments les plus excitants de ma carrière. C’est toujours excitant de pouvoir représenter ton pays », poursuit celle qui se fait encore parler de ses buts en finale de 2010 et 2014.

«Les buts dont on me parle le plus souvent, ce sont ceux de 2014. C’était vraiment un match de conte de fées! C’était tellement intense que c’est difficile d’expliquer comment ça s’est déroulé», raconte Poulin au sujet des buts qui ont fait bondir ses coéquipières très haut sur le banc d’Équipe Canada ainsi que plusieurs partisans braqués devant leurs téléviseurs.

De recrue à vétéran

«Moi, j’ai eu la chance d’aller trois fois aux Jeux olympiques. C’est certain que la dernière fois, ça a moins bien été, mais chacune des finales olympiques a sa petite histoire», poursuit Marie-Philip, qui constate le passage du temps en observant les jeunes joueuses qui se greffent à la formation canadienne.

«À Vancouver, j’étais l’une des plus jeunes sur l’équipe et maintenant, je suis l’une des plus vieilles. La trentaine arrive en mars, alors c’est vrai que le temps passe vite quand on s’amuse», poursuit celle qui espère encore avoir plusieurs bonnes années de hockey et d’autres buts marquants dans son bâton.

«Team Canada a encore un très bon noyau, avec l’arrivée de nouvelles joueuses, plus jeunes et tellement rapides. Ça en prend, ça nous pousse, nous, les vétérans!» conclut celle qui devrait avoir un bon avant-goût des J.O. lors des championnats du monde féminins, prévus du 7 au 17 avril à Halifax et Truro, en Nouvelle-Écosse. 

Une dernière descente olympique pour Justine et Chloé

Mag Sports

Une dernière descente olympique pour Justine et Chloé

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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L’incroyable épopée olympique des sœurs Dufour-Lapointe tire à sa fin.

Pékin 2022 risque d’être les derniers Jeux pour la benjamine Justine et la cadette Chloé, qui rejoindront l’aînée Maxime déjà à la retraite. Les trois skieuses acrobatiques de Montréal étaient devenues les coqueluches des médias en 2014 à Sotchi.

Justine avait gagné l’or devant Chloé à l’épreuve des bosses. Maxime avait terminé 12e.

«Je n’ai pas encore la réponse à la question. Mais c’est sûr que je pense que ce seront mes derniers Jeux. Je ne crois pas m’embarquer pour de quatrièmes Jeux [en 2026]. Ça serait un gros engagement physiquement, même si je pense que je serais capable de le faire», raconte Justine, qui a remporté l’argent, il y a trois ans, à PyeongChang.

«Mais je vais être satisfaite avec trois participations aux Jeux. Je viens de célébrer ma dixième année sur le circuit de la Coupe du monde. C’est spécial. Dans ma tête, je suis encore une jeune, même si j’ai beaucoup d’expérience.»

Son certificat de naissance indique juste 26 ans. Sa biographie de la Fédération internationale de ski (FIS) recense 49 médailles en Coupe du monde.

Quant à Chloé, âgée de 29 ans, Pékin représenterait une quatrième aventure olympique après sa cinquième place en 2010
à Vancouver.

«Après les Jeux, ce sera le temps de tourner la page et vivre autre chose pour moi, confirme-t-elle. Je sais que la fin s’en vient. J’apprécie chaque moment. Je sais à quel point c’est précieux, que ça passe tellement vite.»


« Je sais que la fin s’en vient. J’apprécie chaque moment. Je sais à quel point c’est précieux, que ça passe tellement vite. »
Chloé Dufour-Lapointe

Trois ans de travail

Les sœurs planchent sur leur descente respective depuis trois ans. Quand elle a décidé de s’engager dans un nouveau cycle olympique, Justine Dufour-Lapointe s’est imposé une condition. «Je ne voulais pas rester dans ma zone de confort et faire la même descente qu’en 2018. Je voulais évoluer, repousser mes limites et maîtriser un nouveau saut», dit-elle.

Son choix s’est alors arrêté sur un «720 désaxé».

«Une rotation arrière durant laquelle je viens chercher le devant de mes skis», précise-t-elle.

Reste maintenant à perfectionner le tout à temps pour sa dernière descente olympique.

«Ça prend quatre ans pour te sentir à l’aise, être capable de faire ta descente les yeux fermés. Il faut avoir vécu différentes expériences pour le maîtriser, peu importe les conditions.»

Et pour compliquer le tout? La COVID-19, qui a enlevé du précieux temps d’entraînement à l’équipe canadienne des bosses depuis l’été dernier.

L’or dans la mire de Kim Boutin

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L’or dans la mire de Kim Boutin

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
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Forte de ses succès à Pyeongchang en 2018, mais aussi lors de la saison 2019-2020, Kim Boutin vise l’or olympique, dans un an, à Pékin.

Et afin de peaufiner sa préparation mentale et physique, elle a plutôt choisi de faire l’impasse sur les Championnats du monde de patinage de vitesse courte piste prévus en mars, aux Pays-Bas.

La Sherbrookoise de 26 ans aura une grosse année de préparation devant elle et elle veut y mettre l’énergie nécessaire.

Les derniers mois ont été ponctués de hauts et de bas, pour la patineuse. D’abord, la COVID, qui a stoppé une saison 2019-2020 où elle avait déjà remporté huit médailles d’or et établi un record du monde sur 500m.

Ensuite, le départ de son entraîneur de longue date Frédérick Blackburn en octobre dernier et son remplacement par Sébastien Cros, après de longs mois d’incertitude.

« Il y a eu beaucoup de changement dans cette saison, et ça m’a affecté, comme ce fut le cas pour plusieurs athlètes, je crois. Je prends une pause pour mieux me préparer pour les Jeux olympiques. Oui, le changement d’entraîneur m’a certainement affecté, en plus de la COVID qui a forcé l’annulation de plusieurs compétitions. Je ne voyais pas la nécessité de m’investir pour ces mondiaux, je préférais me préparer mentalement et physiquement pour la prochaine année », a-t-elle expliqué cette semaine.

Kim Boutin est l’un des principaux espoirs féminins de médailles en patinage de vitesse courte piste pour les Jeux olympiques d’hiver de 2022 à Pékin.

Elle a remporté deux médailles de bronze (500m et 1500m) et une médaille d’argent (1000m) à Pyeongchang, une performance étincelante faisant d’elle la seule triple médaillée canadienne lors de ces Jeux.

Boutin a surmonté les obstacles et son parcours olympique a fait d’elle un porte-drapeau tout désigné pour la délégation canadienne lors des cérémonies de clôture des Jeux olympiques de 2018.

« Chaque année, j’attaque un nouveau défi. Je le fais à ma manière, le plus sainement possible. Lors des prochains Jeux olympiques, je vise l’or. En 2019-2020, j’ai réalisé de beaux succès, j’en suis fière, et je suis fière du cheminement accompli pour y arriver. J’aurai une autre approche pour les prochains Jeux. C’est une préparation importante, pour moi, j’ai toujours voulu performer le plus sainement possible. Et c’est ce que je vais faire. »

Toutant rêve d’une médaille en slopestyle

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Toutant rêve d’une médaille en slopestyle

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
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Devenir le premier champion olympique d’une discipline, ça ne change pas le monde.

«Ça fait longtemps, quand même, que je suis dans le monde du snowboard. J’ai toujours été bien entouré par de bons commanditaires», dit Sébastien Toutant.

Sa médaille d’or, remportée à l’épreuve Big Air des Jeux de PyeongChang, a néanmoins contribué à le «faire connaître à travers le monde, par des gens qui ne connaissent pas nécessairement beaucoup mon sport».

«Je ne dirais pas que la médaille a changé ma vie au grand complet. C’est un bel accomplissement, qui me rend heureux. Peu de gens, sur terre, peuvent se vanter d’appartenir à la famille des athlètes olympiques. Les médaillés d’or forment un club encore plus exclusif.»

Trois ans plus tard, on retrouve un athlète toujours très motivé. Porté par la vague de popularité, Toutant n’a pas eu trop de mal à se tenir occupé, durant la pandémie. Il a participé au tournage d’un film. Il a développé un jeu de tir numérique avec le géant Red Bull. Il a contribué au design d’un module de rails pour le Mont-Tremblant.

Il a également profité de la pause forcée pour se relever, complètement, d’une blessure aux côtes.

Avec un calendrier aussi chargé, on se demande comment il a bien pu penser aux prochains Jeux.

«Avec la COVID, c’est un peu compliqué. On ne sait pas trop comment se déroulent les planifications olympiques. Les championnats du monde devaient être présentés en février. On a craint qu’ils soient annulés. Finalement, ils seront présentés en mars, à Aspen, au Colorado. C’est difficile de garder son focus. Mais pour les Jeux olympiques, c’est clair que mon objectif, c’est d’y retourner. Je veux défendre mon titre.»

«Il y a le slopestyle, aussi. Si je vais aux Jeux, je voudrai participer aux deux épreuves. Je n’ai pas réussi à gagner une médaille au slopestyle. J’aimerais en gagner une. Je suis rendu à 28 ans. Je ne sais pas si je retournerai aux Jeux suivants.»

Laurie Blouin: pas encore la tête à Pékin

Surf des neiges

Laurie Blouin: pas encore la tête à Pékin

Carl Tardif
Carl Tardif
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À un an des Jeux de Pékin, la médaillée d’argent en slopestyle Laurie Blouin pense beaucoup plus à ses manœuvres et aux quarantaines qu’elle doit se taper au retour de chaque compétition qu’à son prochain rendez-vous olympique.

«Je n’ai pas vraiment la tête à cela, présentement, je n’y pense pas trop», disait la planchiste de Stoneham, cette semaine, après une séance d’entraînement au Centre Maximise, à Sainte-Agathe.

Elle a récemment appris que les Mondiaux de snowboard auraient lieu à Aspen, en mars, mais la championne du monde de 2017 dans cette discipline hésitait encore à y participer en raison d’une « autre » quarantaine qu’elle devrait se farcir au retour. « Voyager en 2021, ce n’est pas simple », disait celle qui pesait le pour et le contre avant de décider.

La sportive de 24 ans avait vécu des Jeux mouvementés, en 2018, se retrouvant à l’hôpital avant sa course en raison d’une chute. Elle avait rebondi en obtenant la médaille d’argent.

«Je ne l’avais pas eu facile à PyeongChang, j’ai appris de cela. Même si je ne suis pas quelqu’un qui a peur et qui se relève quand je tombe, je suis contente d’être passée à travers ça.»

Les Jeux olympiques lui ont été profitables, notamment au niveau de la notoriété.

«Ils m’ont permis de me faire connaître au Québec et au Canada, et ils ont aussi fait découvrir notre sport. Comme j’ai déjà vécu l’expérience, ça ne me stresse pas de savoir qu’ils sont dans un an. De toute manière, j’approche toutes les compétitions de la même manière et dans le but de bien atterrir mes manœuvres. Je m’inspire de chaque compé où j’ai obtenu une médaille et d’en avoir eu aux X Games et aux Jeux, ça motive encore plus, ça prouve que j’ai le talent pour le faire.»

Maxence Parrot : toujours plus haut

Dernier droit vers Pékin

Maxence Parrot : toujours plus haut

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
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S’il est bien conscient que tout peut arriver, Maxence Parrot se rendra à Pékin, dans un an, avec un objectif précis : monter sur le podium plus souvent qu’à PyeongChang, en 2018, alors qu’il avait remporté l’argent en slopestyle.

«Si je reviens avec une médaille, ça va être OK, sans plus, explique Parrot, illustre résident de Shefford. Mais si j’en gagne deux, je vais être content.»

Le planchiste est un spécialiste du Big Air et bien sûr du slopestyle. Il avait terminé neuvième en Big Air à PyeongChang.

«Les gens me demandent si la pandémie a fait en sorte que je suis moins à jour dans ma préparation en prévision de Pékin. Honnêtement, je dirais que je suis en avance sur ma préparation puisque l’annulation de plusieurs compétitions a fait en sorte que j’ai pu m’entraîner encore davantage.»

Parrot a récemment dû faire l’impasse sur les X Games d’Aspen après avoir testé positif à la COVID-19. Mais voilà qu’il est de retour à l’entraînement et en pleine forme.

«Je n’ai pas été malade. J’ai testé une première fois positif, puis j’ai testé deux fois négatif à peine quelques jours plus tard. Ils appellent ça un faible positif.»

Savourer

Parrot a trois compétitions à venir en mars. Il avoue savourer chacune des fois où il monte sur sa planche.

«Les occasions de compétitionner ont été si rares depuis un an. Mais moi, je préfère voir le positif des choses, car le négatif n’apporte rien à personne. J’ai pu faire autre chose dans la dernière année et j’ai eu le temps de perfectionner certaines techniques. Et les Jeux de Pékin, malgré les inquiétudes, auront lieu!»

Maxence Parrot ajoute qu’il trouve que le temps a filé comme ce n’est pas permis depuis PyeongChang.

«La vie, ça va tellement vite», termine celui qui, on le sait, a vaincu le cancer depuis.