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L’ancien homme fort des Sénateurs, André Roy, fait maintenant carrière au petit écran à RDS.
L’ancien homme fort des Sénateurs, André Roy, fait maintenant carrière au petit écran à RDS.

Ces hommes forts devenus vedettes du petit écran

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Micheal Haley ignore ce que l’avenir lui réserve après son passage chez les Sénateurs. Deviendra-t-il mécanicien, peintre, ouvrier, enseignant ou fonctionnaire ?

Le vétéran sait toutefois que sa carrière de bagarreur achève. Il a commencé à faire quelques appels auprès de l’Association des joueurs de la LNH (NHLPA) durant la dernière saison morte.

« Disons que commencer à trouver une nouvelle carrière durant une pandémie n’est toutefois pas le moment idéal. Au lieu de se créer des emplois, il s’en perd. »

Peut-être que Haley pourrait s’inspirer de ces nombreux anciens hommes forts qui se retrouvent aujourd’hui au petit écran. Ils sont plus nombreux que les anciens marqueurs de 50 buts dans l’univers médiatique.

À Columbus, Fox Sports Ohio fait appel à Jean-Luc Grand-Pierre et Jody Shelley. NHL Network a repêché Stu Grimson. Les amateurs de Vegas et de Buffalo peuvent s’abreuver des analyses de Shane Hnidy et Rob Ray durant les matches de leur équipe favorite.

Au Québec, il y a PJ Stock et André Roy qui se sont fait une niche dans des rôles différents à RDS.

« Ça ne me surprend pas de voir tous ces anciens durs à cuire à la télé », affirme Roy, qui était jadis le grand frère des Sénateurs à l’époque des Alfredsson, Havlat, Hossa, Fisher, Redden et Bonk.

« Nous sommes des gars rassembleurs dans le vestiaire. Notre rôle de protéger nos coéquipiers nous a rendus sympathiques aux gens. Aussi, nous étions des gars accessibles aux médias et au public. Nous aimons jaser, pas que les autres gars étaient des sauvages ! »

Roy était un des favoris de la foule à l’époque du centre Corel. Les plus jeunes amateurs ne l’ont jamais vu jouer à Ottawa, Tampa Bay, Boston et Pittsburgh. Ils le reconnaissent dans la rue plutôt comme le gars qui chante et joue des tours à ses invités de l’émission « Hors-Jeu 2.0 ».

Cet emploi lui permet de rester brancher sur le monde du hockey et faire découvrir une nouvelle génération de vedettes et personnages. Son équipe a notamment rencontré Alexis Lafrenière dans un champ de pomme avant son départ vers New York en plus de visiter Antoine Roussel à sa cabane à sucre à l’automne.

Tout comme André Roy, Rob Ray et Shane Hnidy ont joué à Ottawa. Un en fin de carrière, l’autre à ses premiers coups de patin.

Dans le cas de Jean-Luc Grand-Pierre, l’ancien défenseur montréalais a porté l’uniforme des Sabres, des Blue Jackets, des Thrashers et des Capitals en sept saisons dans la LNH. Il s’est installé en Ohio avec sa famille après sa carrière, brassant des affaires dans le domaine immobilier.

Le défenseur montréalais Jean-Luc Grand-Pierre a amorcé sa carrière avec les Blue Jackets de Columbus. Il fait aujourd’hui partie de l’équipe de diffusion des Jackets durant les entractes des matches.

Les Jackets l’ont approché, il y a deux ans, pour le greffer à leur équipe de diffusion. On voulait qu’il décortique des séquences de jeu durant les entractes.

« J’adore ça. Quand j’ai pris ma retraite, je voulais complètement me séparer du hockey. J’étais prêt à faire autre chose. J’avais commencé à travailler dans le domaine de la vente immobilière avant même d’arrêter de jouer. »

Les amateurs qui l’avaient adopté durant les premières années de la franchise l’ont rapidement reconnu à la télé. « Je ne pense pas que j’étais un homme fort », précise Jean-Luc Grand-Pierre, qui a quand même livré 33 combats en carrière dans la LNH.

« Je pense que ce type de joueur qui met ses bottes de travail et qui travaille fort tous les matches est souvent populaire. Ces gars jouent souvent aussi un plus gros rôle dans la communauté. Je pense que les équipes reconnaissent ça. Ça pourrait expliquer pourquoi les hommes forts sont de parfaites candidatures pour se retrouver à la télé. »

L’ancien de la LHJMQ possède un conseil pour de futurs joueurs qui seraient tentés de faire le saut dans les médias.

« Je n’ai jamais été à l’école pour ça. J’ai eu besoin d’une vingtaine de parties pour me sentir à l’aise devant la caméra. J’ai encore beaucoup de choses à apprendre. L’important, c’est d’être soi-même pour que ta personnalité ressorte. Je dis toujours que faire de la télé, c’est comme parler à des amis. »