Arts et spectacles

L’insatiable quête de Steve Hill

Trois-Rivières — Il ne faut pas se fier à l’image. Jamais. Avec sa veste de cuir, ses cheveux longs et sa passion pour un blues rock intense, l’image du Trifluvien Steve Hill ne suggère rien d’un homme d’affaires lucide et responsable ou d’un musicien d’une rigueur obsessive. C’est pourtant ce qu’il est, dévoré de l’intérieur par une passion absolue pour la musique.

À 43 ans, le musicien trifluvien vit présentement une des plus belles périodes de sa carrière. Son travail en tant que groupe à un seul musicien pour les trois albums de sa série des Solo Recordings a été louangé partout, lui valant notamment un Prix Juno du meilleur album blues de l’année en 2015. «Les critiques sont mêmes meilleures en Europe qu’ici», clame-t-il avec le sourire de celui qui a compris ce que cela signifie d’ouverture sur le marché international.

Arts et spectacles

La Bolduc: une icône à découvrir

CRITIQUE / À bien y penser, il est surprenant qu’on n’ait pas fait un film sur la Bolduc avant 2018, nous qui nous identifions si étroitement à nos grands artistes de scène. Ce n’est ni Céline ni Alys Robi, certes, mais à sa façon, Mary Travers a été un personnage historique. Pourtant, dans son parcours unique qui a justement pavé la voix à ceux et elles qui ont suivi, il y a de la matière.

La Bolduc, le film de François Bouvier (Histoire d’hiver, Paul à Québec et beaucoup de séries à succès à la télé) en témoigne. Tellement de matière, en fait, qu’on a manifestement eu de la difficulté à privilégier un angle fort pour donner de la puissance au film. Celui-ci se perd dans un récit qui ressemble à un inventaire de la vie adulte de Mary Travers. L’approche est difficilement condamnable sur le principe mais elle donne lieu à une oeuvre qui y perd en intensité et en émotion.

Arts

Alexandre Jardin: l’écrivain libre

TROIS-RIVIÈRES — Sans doute se trouve-t-il des écrivains que le succès a éloigné de ceux qui les font vivre: les lecteurs. Pas Alexandre Jardin. Parfaitement conscient que le Salon du livre de Trois-Rivières n’a pas l’ampleur de ceux de Montréal ou de Québec qu’il connaît pour les avoir fréquentés, il n’en traversera pas moins l’Atlantique dans le seul but de venir assumer son rôle de président d’honneur du salon trifluvien. Et discuter avec ses lecteurs, bien sûr.

«C’est bizarre mais je ne connais pas Trois-Rivières alors que je connais pourtant bien le Québec, avouait-il au téléphone depuis un café parisien achalandé à en juger par le bruit environnant. Quand on m’a proposé d’assister à votre Salon du livre, j’ai donc accepté tout de suite: c’est une très belle occasion de présenter mon dernier livre mais surtout de découvrir une nouvelle ville. L’autre raison, c’est qu’ayant beaucoup lu sur le Québec, j’ai fantasmé sur Trois-Rivières. C’est un berceau du lien qui nous unit aux Québécois. Trois-Rivières est une capitale du français en Amérique du Nord et un des premiers endroits sur le continent où des liens se sont tissés entre la population locale et les Français.»

N’empêche, un écrivain de sa stature semble destiné à de plus prestigieux événements internationaux. «Je préfère, et de loin, ce format à celui du Salon du livre de Paris, par exemple, plaide-t-il avec conviction. Je suis allé au dernier et j’y suis resté 25 minutes, strictement par obligation. Je n’y ai eu aucun plaisir. Il ne se passe rien dans les gros salons. On ne peut avoir aucune conversation intime avec les lecteurs. C’est simplement commercial. Chez vous, je pourrai avoir un vrai contact avec les gens, des rencontres réelles. J’ai hâte.»

Écouter

«Mon principal intérêt à aller dans les salons du livre, c’est l’écoute. C’est un endroit où on peut s’écouter les uns les autres. Pour moi, c’est vrai avec le public mais ça l’est aussi avec les autres auteurs. Rien n’est plus passionnant que d’écouter d’autres auteurs parler de ce qui les inspire, de comment ils travaillent, etc. Or, ce n’est dans ce genre d’événements qu’on peut le faire. Même au sein des maisons d’édition, les auteurs ont peu de contacts entre eux.»

Un troisième motif vient en tête de l’écrivain pour justifier son intérêt pour le salon trifluvien. Un motif peut-être plus primordial que les autres: ce qu’il appelle le miracle des Québécois. 

Le miracle? « Oui, oui, tout à fait! Les Québécois se livrent beaucoup plus que les Français, explique-t-il. Même qu’il n’y a aucun rapport entre les deux publics à mes yeux. Les gens ont chez vous plus accès à leur vérité intime. C’est extraordinaire d’être rapidement en contact avec la vérité de quelqu’un. En décembre dernier, j’étais à Québec pour des séances de signature suite à la parution de mon dernier roman et ce que les gens m’y ont dit m’a sidéré.»

Spécifions que le livre, Ma mère avait raison, porte sur la maman de l’écrivain, une femme scandaleuse, foncièrement libre, parfaitement indifférente aux conventions. Le genre de femme à habiter dans la même maison que son mari et ses trois amants.

«Je me souviens d’une dame, relate Alexandre Jardin, au bout d’une file d’attente à Québec, une femme que je ne connaissais pas qui m’a dit qu’à la suite de la lecture du bouquin, elle avait décidé d’avouer à son chum ce qu’elle ne lui avait encore jamais dit: que ce qu’elle aime pendant la relation sexuelle, c’est qu’on la gifle sur tout le corps! Le livre lui avait donné ce courage. Il y a même un homme qui m’a demandé de dédicacer le livre à sa femme décédée. Évidemment, je lui ai demandé pourquoi. Il m’a répondu que si elle revenait à la vie, il voudrait qu’elle lise mon roman. Il était dans sa vérité intime sans aucune forme de gêne.»

«Et ce qui est bien chez vous, c’est que ce n’est pas générationnel, je pense que c’est culturel. On le constate aussi bien chez les jeunes que les plus vieux. C’est ce à quoi je m’attends à Trois-Rivières.»

Enseigner

Le président d’honneur du Salon du livre de Trois-Rivières 2018 sera très présent lors de l’événement. En plus de se prêter à bon nombre d’entretiens, de faire la lecture à un groupe de tout petits, il offrira une classe de maître. Qu’a-t-il à révéler à des écrivains? «Un exemple de ce que je vais leur dire, c’est de toujours être très clairs quant au sujet dont il traite à travers leur intrigue. Souvent, les livres sont dévorés par leur propre intrigue. Ce qui compte, c’est le sujet et le lien avec le moi profond de l’écrivain.»

«Prenez Cyrano, illustre-t-il. Si on dit que c’est une pièce sur un homme avec un grand nez, on reste dans l’intrigue. Le sujet, c’est notre beauté cachée, un sujet immense et universel. Il faut que l’écrivain aille beaucoup plus loin en lui-même pour révéler son point de vue particulier sur le sujet choisi. Si je prends mon dernier roman qui apparaît comme un livre sur ma mère, en fait, c’est un roman sur la possibilité d’être radicalement soi-même.»

Arts

Simon Laganière: trouver ses ailes

TROIS-RIVIÈRES — Il fallait bien qu’un jour, comme pour tout un chacun, Simon Laganière s’affranchisse de sa famille pour vivre de ses propres ailes. Non pas qu’il renie les Frères Goyette dont il est toujours membre, mais l’envie de créer sa propre musique a grandi imperceptiblement dans son ventre jusqu’à s’imposer à son cerveau. Résultat: Simon Laganière présente Samedi soir de semaine, un premier album solo.

Porté par l’enthousiasme pour son projet, Simon est tout simplement allé voir les gens de sa maison de disque, Grosse Boîte, pour leur dire qu’il voulait faire un album sans les Frères Goyette, devenus difficiles à réunir. «Comme on est tous devenus parents ces dernières années, c’est devenu plus compliqué de se trouver du temps et de monter un projet ensemble Et puis, j’avais envie d’avoir mon album à moi, de travailler autrement. De toute façon, je serais incapable de ne pas faire de chansons dans ma vie.»

Arts et spectacles

Florissante Bloom

«Je ne suis pas stressée. J’ai vraiment fait cet album dans la joie et la bonne humeur. Tout découle de cette énergie, saine et positive. Je suis super bien avec le résultat et la direction prise.»

Ce ton heureux et cette aisance ne pourraient être plus loin de la nonchalance. Fanny Bloom est juste en paix. « Je suis au bon endroit, au bon moment. »

Elle n’en ressent pas moins l’excitation de lancer un troisième album, Liqueur, mais le processus quasi parfait qui l’a menée à cet aboutissement a fait pâlir les doutes et estompé le stress émanant de sa nature anxieuse.

« Je pense que j’avais une équipe de fou autour de moi. C’est vraiment un beau cadeau que je me fais. »

Partir sans destination est parfois le meilleur moyen d’aller à la rencontre de son instinct. Sans but, nulle pression. « Au départ, j’ai vraiment travaillé de pair avec Thomas (Hébert) et Julien (Harbec), qui étaient aussi de la Patère rose. On n’était pas censés faire un album. Ça faisait deux ans que je proposais aux garçons de nous rasseoir pour faire d’autres tounes, sans but précis en tête. Ils ont embarqué. On a fait des séances de création, en nous disant que si c’était mauvais, on s’en foutait, on le mettrait à la poubelle. » Mais la poubelle a connu une période de jeûne.

« On s’exilait en dehors de la ville pendant trois ou quatre jours avec l’objectif de faire une chanson par jour », souligne la jeune femme originaire de la Montérégie. « On créait la musique ensemble au début de la journée. On partait from scratch et à la fin de la journée, on allait se coucher avec une chanson, une intro, des couplets, refrain, outro, bridge, tout le kit », raconte l’auteure des onze morceaux de l’album qui sera lancé le 8 mars et offert en magasin le lendemain.

« C’était vraiment saisir l’instant. C’était quelque chose qui sortait maintenant. On a surfé là-dessus pour tout l’album. Je ne sais pas si ce sera un succès. J’ai l’impression que d’enlever cette pression joue beaucoup dans la qualité de toute œuvre. Il faut se détacher de nos propres barrières. Il faut le faire pour soi. »

La quiétude des vieux amis

Quand on lui demande si c’est l’opus qui la représente le mieux, elle précise qu’elle ne tourne surtout pas le dos aux précédents. « Mes albums m’ont toujours bien représentée au moment où je les sortais. Je suis dans cette vibe-là, mais je pense c’est la première fois que je suis aussi près de ma personnalité. On a fait les choses de façon instinctive, en nous faisant confiance. J’ai rempli les objectifs que je m’étais donnés. »

Ce ton apaisé, elle l’attribue en grande partie à l’équipe qui l’a entourée dans le processus. Des coéquipiers de longue date, pour la plupart sherbrookois, avec qui la chimie se crée naturellement. « C’est dur à expliquer. C’est quelque chose que je ne retrouve avec personne au monde. Quand on est tous les trois, avec notre bagage, il y a beaucoup de tendresse, d’écoute, d’amour. On met vraiment nos talents respectifs au service de la création. C’est comme quand tu rentres chez vous, ado, et que ça sent le macaroni au fromage, ou alors comme des pantoufles tellement confortables. J’ai aussi retravaillé, pour une chanson, avec Étienne Dupuis-Cloutier, qui a réalisé les deux autres albums. C’est du monde avec qui je suis habituée de collaborer, avec qui ça connecte et ça va vite. »

Pour en arriver à cet album, il fallait toute une chaîne de production qui embrasse la philosophie établie pour la création. « Chez Grosse Boîte [l’étiquette de disque], je me suis sentie outillée et entourée pour faire ce que j’avais envie de faire, sans pression. J’ai été très privilégiée d’avoir cette liberté de création. On dirait que la vie m’a tout donné pour cet album. »

Grosse ouate

Un précédent qui, l’espère-t-elle, servira de base pour le reste de sa carrière. « J’ai tellement fait ça dans la grosse ouate! Je veux que ça continue, parce que ç’a été tellement trop facile. C’est dur de revenir en arrière quand tu as vécu ça. J’ai vécu d’autres productions qui m’ont amenée à vivre celle-là. Je me suis préparée. Tout ce que je pouvais mettre de mon bord, je l’ai mis. Avec un peu d’expérience, tu sais comment t’entourer et ce qu’il te faut pour créer et être au maximum de tes capacités. »

Autant dans sa musique que dans sa personnalité, Fanny Bloom incarne la bonne humeur et la joie de vivre. Il va donc de soi que l’opus rayonne de cette énergie. « Des fois, tu as envie de regarder un feel good movie, d’être bien et de te laisser porter par ça. C’est un peu ça que j’ai voulu faire même en étant la face collée dessus. Je pense que c’est un feel good album, qui parle d’amour mais qui parle aussi d’autres choses de manière différente. J’ai essayé de m’éloigner de mes patterns d’écriture avec des trucs un peu plus narratifs », explique-t-elle, donnant comme exemple Juré craché, monologue d’une soirée bien arrosée. « J’étais dans mes pantoufles, mais ça ne m’a pas empêchée de me donner des défis à l’intérieur de ces créations, avec les thèmes et les textes. »

Vous voulez y aller?
Fanny Bloom

Vendredi 16 mars, 21 h
La Petite Noîte noire
Entrée : 16 $ (prévente : 13 $)

Arts et spectacles

Ça tombe bien mal

Trois-Rivières — En 1974, l’Amérique s’inquiétait de la violence qui régnait dans les rues de ses grandes villes. Les guerres de gangs liées au commerce de la drogue faisaient des ravages. Les corps de police étaient débordés, presque impuissants, au point où certains cultivaient le fantasme que le simple citoyen puisse se faire lui-même justice. Brian Garfield en avait fait un roman, Wendell Mayes, un scénario et Michael Winner, un film, Un justicier dans la ville. C’était il y a 44 ans.

Aujourd’hui, l’Amérique doit être toujours aussi inquiète parce qu’elle s’arme comme jamais. Ça aurait pu être un sujet intéressant pour un scénario original mais des producteurs ont préféré se rabattre simplement sur le film de 1974. Comme quoi les choses changent moins qu’on aime le croire.

Arts Magazine

Un monde de beauté

Trois-Rivières — Il était considéré comme pur prodige dès l’adolescence. À 37 ans, après de nombreuses années de tournées à travers le monde, le violoniste québécois Alexandre Da Costa est devenu musicien, cet alchimique mélange de dextérité et d’émotion qui confère à la musique son âme.

Il convie le public trifluvien à un partage dans le cadre de son spectacle Stradivarius à l’opéra à la salle Thompson le 23 février prochain. Pour ce faire, il a choisi une formule où il occupe la scène avec neuf autres musiciens sous des éclairages tonitruants, avec projections vidéo futuristes, costumes, etc. «C’est un véritable show qu’on a monté, dit Alexandre Da Costa avec un malin plaisir, en intégrant divers éléments mais la musique demeure toujours le point central et essentiel.»

Arts et spectacles

De belles attentes pour 2018

On s’entend que 2017 a offert de nombreux motifs de réjouissances aux amateurs d’art, de spectacles et de culture dans la région. Le mouvement ne donne pas de signe d’essoufflement et plusieurs événements inscrits dans le calendrier de 2018 retiendront l’attention. On jette un rapide coup d’œil sur quelques-uns de ceux-ci.

Le spectacle du Cirque du Soleil sur les Colocs

À chaque année désormais, le spectacle hommage du Cirque du Soleil est l’objet d’énormément d’attention. Stone a démontré que la qualité même du spectacle a un impact majeur sur son succès. La critique très positive pour Stone lui a permis de faire beaucoup mieux aux guichets que Tout écartillé en 2016. Qu’en sera-t-il des Colocs? Qu’est ce que les concepteurs du Cirque du Soleil trouveront comme trame de base pour présenter l’œuvre de ce groupe qui a marqué la musique québécoise? Et qu’est-ce que le magicien Jean-Phi Goncalves saura faire avec cette musique souvent festive, mais parfois empreinte aussi de beaucoup d’émotion? On a déjà hâte de voir et d’entendre tout ça.

Arts

L’année de l’accession au sommet de Denis Villeneuve

Trois-Rivières — La carrière de Denis Villeneuve est en orbite depuis déjà longtemps mais l’année 2017 aura été celle d’une certaine consécration puisqu’elle l’a propulsé à des sommets inégalés pour un Québécois dans la Mecque du cinéma américain et ce, plutôt deux fois qu’une.

Il y a d’abord eu la cérémonie des Oscars en février dernier lors de laquelle le p’tit gars de Gentilly a vu son film Arrival mis en nomination à pas moins de huit reprises dont dans la catégorie du meilleur réalisateur et du meilleur film. D’accord, Villeneuve n’a pas quitté le Dolby Theater avec entre les mains l’une ou l’autre de ces deux précieuses statuettes mais un membre de son équipe, le Québécois Sylvain Bellemare, a reçu l’Oscar pour le montage sonore. Connaissant la propension de Denis Villeneuve à donner crédit à ses collaborateurs, on peut penser qu’il était très sincèrement heureux de cet honneur.

Il reste que le Gentillois est sorti gagnant de la cérémonie puisqu’il est désormais considéré comme un des plus grands réalisateurs au monde. À tel point qu’on lui avait déjà confié l’incroyable mandat de réaliser la suite du très grand classique de Ridley Scott Blade Runner.

Sa version, Blade Runner 2049, est sortie sur les écrans le 6 octobre dernier. Si les critiques ont été dithyrambiques au Québec, même chez les plus exigeants, elles ont été légèrement plus mitigées au États-Unis où certains des plus crédibles observateurs du cinéma ont crié au génie alors que d’autres se sont montrés plus réservés, reprochant le plus souvent à Denis Villeneuve d’avoir été peut-être un peu trop respectueux de l’œuvre dont il s’inspirait et qui reste pour lui un film phare. Personne n’a cependant mis en doute la qualité exceptionnelle de la mise en scène, de la direction artistique et de la photographie.

Gilles Leblanc, président de Ciné-Campus et une véritable sommité pour tout ce qui touche le cinéma, est du côté des enthousiastes. «Blade Runner 2049 a été un de mes beaux plaisirs de cinéma de l’année. Pour moi, c’est une réussite extraordinaire. Et ce n’est pas une première puisqu’il avait réalisé de grands films dans le passé dont Arrival et Incendies. Il possède une maîtrise technique hors du commun mais la surprise avec lui, c’est que même dans des films de genre, il a son propre style, une touche qui lui appartient en propre.»

Arts

Une année bien remplie

Il n’y a jamais d’année banale dans le monde de l’actualité mais 2017 aura été particulièrement riche en événements de toutes sortes dans le monde des arts et de la culture en Mauricie. Jetons un rapide coup d’œil sur quelques-uns des événements qui auront marqué ces 365 jours bien remplis.

17 janvier

Le cabaret-spectacles Le Satyre qui était implanté sur la rue des Forges au centre-ville trifluvien annonce qu’il ferme officiellement ses portes après moins d’un an d’existence puisqu’il avait ouvert ses portes en mai 2016. Les propriétaires ont indiqué qu’il leur était devenu impossible d’assurer la rentabilité de la salle d’environ 150 places.

26 février

Lors de la cérémonie de remise des Oscars, le film Arrival du Gentillois Denis Villeneuve était en nomination pour huit récompenses dont celle pour le meilleur film et le meilleur réalisateur de l’année. Il s’en est finalement tiré avec une seule statuette pour le montage sonore réalisé par le Québécois Sylvain Bellemare. À Gentilly, une soirée de gala a été organisée pour visionner sur écran géant la retransmission télévisée de la cérémonie avec quelques centaines de spectateurs dont quelques invités d’honneur.

26 février

Ouverture de l’exposition La question de l’abstraction au Centre d’exposition Raymond-Lasnier de la Maison de la culture. Cette exposition arrivait tout droit du Musée d’art contemporain de Montréal et constituait la plus prestigieuse exposition jamais présentée au CER-L et une première collaboration de la sorte entre un établissement trifluvien et un des quatre musées nationaux du Québec. Quelque 104 oeuvres de 56 artistes parmi les plus marquants de l’histoire de l’art visuel au Québec étaient présentées aux spectateurs. Au terme de l’exposition de deux mois, près de 5000 entrées ont été enregistrées pour en faire un grand succès.

4 mars

La cinéaste d’origine trifluvienne Chloé Leriche remporte le prix du meilleur film québécois de 2016 des critiques de cinéma pour son œuvre Dans les rues tournée à Wemotaci entièrement en langue atikamekh, une première. C’était le neuvième prix remporté par ce film depuis sa sortie.

4 mars

Le chef d’orchestre et arrangeur trifluvien Pierre Peterson est officiellement accusé d’agression sexuelle sur une mineure. Dans la foulée, on annonce la fin prématurée de la saison du Grand Orchestre de la Mauricie qu’il avait fondé et qu’il dirigeait toujours.