Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
L’oeuvre d’art intitulée Alouette et installée sur la rue des Forges a été sérieusement endommagée par des gestes de vandalisme perpétrés notamment dans la nuit de mercredi à jeudi alors que le pare-brise de la voiture a été fracassé à l’aide d’une chaise.
L’oeuvre d’art intitulée Alouette et installée sur la rue des Forges a été sérieusement endommagée par des gestes de vandalisme perpétrés notamment dans la nuit de mercredi à jeudi alors que le pare-brise de la voiture a été fracassé à l’aide d’une chaise.

Vandalisée, une oeuvre d'art retirée du centre-ville [ARTICLE AUDIO]

François Houde
François Houde
Le Nouvelliste
Article réservé aux abonnés
Une œuvre intitulée Alouette et faisant partie du parcours Passages insolites – En tournée à Trois-Rivières a été vandalisée dans la nuit de mercredi à jeudi au point où Culture Trois-Rivières a été contraint de la retirer de la rue des Forges où elle était installée depuis quelques jours à peine.

L’oeuvre avait fait l’objet d’actes de vandalisme dans les nuits précédentes alors qu’on y avait notamment apposé un graffiti, mais la chose a pris plus d’ampleur quand des pièces de la voiture ont été volées, des fenêtres du véhicule brisées et que le pare-brise a été fracassé à l’aide d’une chaise au cours de la nuit.

Après des échanges avec la firme EXMURO de Québec qui a réalisé cette exposition, la décision a été prise de retirer l’œuvre qui présentait une réplique du satellite canadien Alouette 1 tombé sur une automobile. Dans les faits, ce tout premier satellite canadien, mis en orbite en 1962 pour une mission de 10 ans, a été laissé à l’abandon sur son orbite terrestre.

Du côté de Culture Trois-Rivières, on dénonce les comportements inacceptables des individus qui se sont livrés à ces actes de vandalisme inutiles qui demeurent, heureusement, des actes isolés. Les autres œuvres qui composent cette exposition publique sont encore intactes.

Écoutez cet article en version audio.

«Nous sommes aussi surpris que n’importe qui parce que ça fait longtemps qu’on n’a pas vu du vandalisme sur des œuvres d’art public, de commenter la directrice générale de Culture Trois-Rivières Nancy Kukovica. La dernière fois, c’était sur les vélos musicaux en 2018. Il y a déjà eu des graffitis dont sur cette même voiture ces derniers jours, mais on les a toujours simplement effacés. Dans ce cas-ci, la destruction est une atteinte à l’essence de l’oeuvre et avec le verre brisé notamment, on craignait un peu pour la sécurité du public.»

Une plainte a été portée par l’organisme auprès des forces de police municipale.

Il reste que Nancy Kukovica ne s’explique pas ce geste. «On ne voit pas d’intention de véhiculer un quelconque message derrière ce geste. Pourquoi s’en est-on pris à cette œuvre en particulier? Je ne peux pas répondre à cette question. C’était plus ludique qu’autre chose. Je pense que c’est un geste désolant simplement pour mal faire et de notre côté, on trouve ça triste et déplorable.»

L’oeuvre elle-même se voulait essentiellement amusante et ne véhiculait guère de message qui aurait pu justifier une réaction agressive. «C’est bête parce que ça prive l’ensemble du public du plaisir de la voir. Les réactions qu’on avait eues jusqu’ici étaient très positives et beaucoup de gens l’avaient prise en photo pour l’envoyer sur les réseaux sociaux.»

À ce stade-ci, on n’exclut pas de relocaliser le satellite lui-même dans le cadre de ces Passages insolites. EXMURO a déjà exposé la réplique du satellite seule dans le passé de sorte qu’il n’est pas impossible qu’on retente l’expérience. «Ça ne remet absolument pas en cause l’initiative de cette exposition ni d’autres qui viendront dans le futur, affirme la DG de Culture 3R. Notre mandat est de rendre les arts vivants et accessibles et c’est exactement ce que fait cette exposition. Ça fait partie de l’ADN de Culture Trois-Rivières de rapprocher l’art du public et nous allons continuer à le faire. C’est un geste complètement isolé et nous savons que le public apprécie ce genre de manifestation artistique; on ne va certainement pas baisser les bras.»