L’OSTR reprendra le Requiem de Verdi qu’il avait interprété une première fois en novembre 2013 (notre photo). Plus de 150 musiciens et choristes seront sur scène.

Une œuvre à mettre au répertoire du chœur

Trois-Rivières — En novembre 2013, Jacques Lacombe nous parlait du Requiem de Verdi, ce «chef d’œuvre de la musique sacrée» qu’il allait diriger pour la première fois avec l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières.

Quatre ans plus tard, ce samedi 18 novembre, l’orchestre reprend l’œuvre dans une démarche de peaufinage, et dans l’optique de constitution d’un répertoire pour le chœur de l’OSTR.

Lorsqu’il commente les programmes qu’il propose, Jacques Lacombe exprime souvent à quel point il a vu son orchestre progresser, se solidifier à travers les années. Il est à même d’émettre un constat semblable en ce qui concerne le chœur dirigé par son complice de longue date, Raymond Perrin.

«Depuis quelques années, le chœur de l’OSTR est plus stabilisé, il répète à l’année longue, sur l’ensemble de la saison, alors qu’avant il répétait pour des projets spécifiques. Là, c’est vraiment un chœur symphonique proprement constitué», observe maestro Lacombe, qui a lui-même dirigé plusieurs chœurs.

«Raymond Perrin et moi, on a pour objectif éventuellement que ce chœur-là ait une véritable base de répertoire. On souhaite que certaines grandes œuvres chorales fassent partie du répertoire, et ramener ces grandes œuvres de temps en temps dans les programmes. C’est le cas avec la 9e Symphonie de Beethoven, avec le Requiem de Mozart, avec Carmina Burana», énumère Jacques Lacombe, qui a voulu inclure le Requiem de Verdi dans cette liste d’œuvres phares du chœur de l’OSTR.

Initialement, le chef avait pensé remettre le Requiem de Verdi au programme de la saison 2018-2019, mais s’est ravisé quand son ami Richard Turp, directeur du Festival de musique de Lachine, lui a demandé de diriger l’œuvre cette année, dans le cadre de célébrations du 40e anniversaire de l’organisme Concerts Lachine.

Il a donc devancé d’une saison la reprise du concert à l’OSTR, de sorte que le Requiem sera présenté le dimanche 19 novembre à l’église Saints-Anges de Lachine, le lendemain de la prestation à la salle Thompson.

Plus de 150 musiciens et choristes seront sur scène pour livrer ce requiem composé par Giuseppe Verdi à la mémoire de l’écrivain Alessandro Manzoni, décédé en 1873. Les choristes de l’ensemble Vocalys et du chœur du Conservatoire de musique de Trois-Rivières se joindront à ceux du chœur de l’OSTR. 

La soprano Marianne Fiset sera de retour (elle était du concert de 2013), entourée de la mezzo-soprano Christianne Bélanger, du ténor Luc Robert et du baryton Alain Coulombe. Ancienne lauréate du concours de l’OSTR, Christianne Bélanger a entre autres chanté Carmen avec l’orchestre en novembre 2014. Luc Robert et Alain Coulombe feront leurs débuts à l’OSTR.

En 2013, l’interprétation du Requiem de Verdi avait été accueillie avec grand enthousiasme par le public qui lui avait réservé une ovation particulièrement longue et sonore. Comment Jacques Lacombe compte-t-il faire mieux? Que peut-on retravailler, raffiner, ciseler?

«Ce n’est jamais fini! Même quand un concert se passe très bien, on espère toujours faire mieux. Quand je suis en tournée avec un orchestre, d’une fois à l’autre c’est à renouveler pour aller plus loin. Même avec Carmen, un opéra que j’ai dirigé 75 fois, c’est toujours d’aller plus loin dans l’interprétation, d’aller trouver plus de détails», donne comme exemple celui qui dirige aussi l’orchestre de l’opéra de Bonn, et qui est donc habitué à diriger des séries du même spectacle.

«Dans le cas qui nous occupe, de refaire une œuvre comme le Requiem de Verdi me permet de constater que le chœur qui avait déjà très, très bien fait à l’époque, a encore progressé. En répétant avec le chœur, j’ai senti qu’il était beaucoup plus souple, beaucoup plus réactif que la première fois que j’ai fait l’œuvre il y a quatre ans. Je suis sûr qu’au concert ça va nous donner, à l’orchestre et moi, une plus grande liberté pour avoir peut-être une plus grande spontanéité», commente Jacques Lacombe.