La comédie musicale Mary Poppins sera présentée à la salle J.-A.-Thompson vendredi et samedi.

Une tradition qui prend de l’expansion au Séminaire Saint-Joseph

Trois-Rivières — Dans la lignée d’une tradition vieille de 39 ans, le Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières présente la très célèbre comédie musicale Mary Poppins sur les planches de la salle J.-A.-Thompson vendredi et samedi. Cette année, ce sont 70 élèves qui prendront part à cette imposante production adaptée du film éponyme des Studios Disney. Sur scène, 30 comédiens, 10 danseurs et 20 musiciens donneront vie à ce grand classique et seront appuyés par une dizaine de leurs collègues en coulisses.

Depuis les cinq dernières années, la mise en scène est confiée à William Lévesque qui se réjouit de voir la production grossir année après année. «Les productions du SSJ ne cessent de prendre de l’ampleur: plus de costumes, plus de décors, une mise en scène plus précise et exceptionnellement, cette année, quelques effets spéciaux. Les élèves sont au centre de tout ça, prennent le projet au sérieux et font beaucoup d’efforts pour donner au spectacle une qualité souvent surprenante. À l’aube du 40e anniversaire des comédies musicales au Séminaire, je suis content de voir un projet encore bien vivant qui continue de grandir.»

L’expérimenté metteur en scène avouait, en plein tourbillon d’avant-générale, que le défi était aussi stimulant que colossal notamment en raison des effets spéciaux qui rendent réels les pouvoirs surnaturels de la célèbre nounou. «C’est une grosse production qui demande beaucoup d’espace. Il y a aussi quelques trucs magiques ou féériques comme faire voler des cerfs-volants, faire apparaître des choses, faire tomber des choses qui se reconstruisent tout seul. C’est une manutention de plus.»

Pour l’habitué des comédies musicales, notamment par son implication dans les Productions de la 42e Rue, la grandeur de la salle de spectacle élève le défi à un autre niveau. «Au-delà du niveau technique, la grosseur du décor est impressionnante, parce qu’on est à Thompson, la scène est grande et il faut l’habiller. C’est plusieurs camions de décor! C’est également beaucoup d’élèves comme ils sont une soixantaine, incluant la vingtaine de musiciens. Ça fait une quarantaine de personnes à habiller, ils ont trois ou quatre costumes chacun...», calcule le metteur en scène qui finit par lancer en riant que ça en fait beaucoup!

La quantité de comédiens, danseurs et musiciens est également substantielle mais loin d’être un frein à la qualité de la production qui est aussi un magnifique terrain d’apprentissage. «Il n’y a pas de défis exceptionnels, comme je suis enseignant c’est un milieu que je connais. Oui, on veut monter une production mais il y a aussi tout le côté pédagogique. Cette année, il y a plusieurs élèves de secondaire 1. Les enfants ont des beaux rôles mais ils sont très jeunes. Ça leur apprend la discipline, l’apprentissage des textes, les chansons, c’est quand même beaucoup de travail pour eux. Ils doivent apprendre à travailler car pour le reste, ils ont beaucoup de potentiel et ils sont très talentueux. Il suffit de cadrer ce talent-là pour que ça rentre dans une grosse production.»

«Ce que je trouve intéressant, notamment avec la représentation de samedi après-midi, c’est une belle opportunité d’amener les jeunes enfants qui font souvent moins la différence que nous entre une production ultraprofessionnelle... C’est une production d’une grande qualité avec beaucoup de décors et beaucoup de bons chanteurs. Pour faire découvrir la comédie musicale ou Mary Poppins aux enfants, c’est l’occasion idéale. De plus, le coût est tellement modique», souligne William Lévesque qui souhaite que ça donne l’envie aux jeunes spectateurs de prendre la relève un jour. «C’est la grosseur de la production qui est exceptionnelle ici. Même avec les Productions de la 42e Rue ce n’est jamais aussi gros. On a une belle qualité de spectacle et on a tout le côté énorme de la production», raconte-t-il depuis les coulisses.

Deux représentations sont prévues, le vendredi à 20 h et le samedi à 14 h. Les billets sont en vente à l’entrée au coût de 17 $ pour les adultes et de 10 $ pour les enfants de 12 ans et moins.