Le groupe montréalais The Franklin Electric ouvrait la soirée de vendredi au FestiVoix. L'intimité de la cour des Ursulines a donné un caractère de complicité au spectacle.

Une soirée électrique au FestiVoix

Malgré une météo menaçante quelques heures avant le début des spectacles, les activités du FestiVoix n'ont pas été affectées par les caprices de Dame Nature. L'orage qui a assombri Trois-Rivières en fin d'après-midi laissait en effet planer un nuage au-dessus de la tête des organisateurs. Ce nuage a finalement laissé sa place à une éclaircie en début de soirée, dégageant ainsi le site de l'événement.
Étant donné les conditions météorologiques incertaines, un grand nombre de festivaliers arboraient le poncho vendredi soir, colorant du même coup la foule du FestiVoix.
L'orage qui a frappé la région vers 17 h vendredi n'a pas épargné les installations du FestiVoix. Si les averses étaient pratiquement terminées à l'heure des spectacles, la pluie avait toutefois trempé une bonne partie du mobilier. Des passerelles en bois ont même été aménagées pour éviter aux festivaliers de marcher dans les accumulations d'eau. Pour le directeur général du FestiVoix, Thomas Grégoire, la pluie est l'une des nombreuses variables avec lesquelles les organisateurs doivent composer.
«Ça fait partie de l'été. On ne s'attend pas à avoir neuf jours de beau temps, et on se prépare à subir les aléas de ce qui passe», commente-t-il.
M. Grégoire a par ailleurs souligné le travail de son équipe, qui s'efforçait de minimiser les impacts de la météo pour la clientèle du FestiVoix. «Ce n'est pas facile pour les bénévoles, mais ils sont tout de même très présents. Ils essuient les chaises, ils essuient les planchers. Au niveau technique aussi, c'est un gros défi, mais on réussit à s'arranger», assure-t-il.
Le directeur général du FestiVoix était également ravi que les festivaliers osent sortir malgré le ciel incertain qui leur pesait sur la tête. «On a un beau festival. Les festivaliers viennent, et ils sont équipés. Évidemment, ce n'est pas l'idéal, mais on prend la situation comme elle vient», remarque M. Grégoire. 
Foule colorée
Il revenait au groupe montréalais The Franklin Electric de lancer les festivités du second vendredi soir du FestiVoix. À leur arrivée sur la scène Bell Fibe de la cour des Ursulines, les musiciens ont été accueillis avec enthousiasme par des festivaliers prêts à défier le mauvais temps. Le poncho semblait d'ailleurs être de mise, offrant à The Franklin Electric une foule colorée de rouge, de bleu, de jaune et de vert. L'humidité causée par la pluie créait une atmosphère vaporeuse, qui s'accordait à merveille avec les harmonies du groupe. Aussi, comme pour répondre aux chants et à la guitare épurée des Montréalais, le soleil perçait de temps à autre à travers les saules pleureurs de la cour. L'ambiance dans son ensemble a fortement contribué à la complicité entre The Franklin Electric et son public.
Belle réponse des festivaliers
Si le ciel est demeuré incertain jusqu'aux alentours de 20 h, les festivaliers ont finalement pu éviter l'averse. Ceux-ci se sont d'ailleurs dirigés en grand nombre vers la scène Loto-Québec, afin d'assister au spectacle du duo Leboeuf et Deschamps. Breen Leboeuf était visiblement heureux de se produire à la maison. Son acolyte Martin Deschamps semblait d'ailleurs contaminé par sa bonne humeur. Décidés à satisfaire le public trifluvien, les deux rockers ne se sont pas ménagés, attaquant avec force leur succès Partis pour la nuit en lever de rideau. À l'issue de leur performance, le duo est sorti sous les applaudissements nourris de la foule. Gonflée à bloc par la performance de Leboeuf et Deschamps, la foule a réservé un accueil des plus chaleureux à l'hommage au groupe The Eagles. L'énergie déployée par les musiciens a par ailleurs permis aux festivaliers d'oublier une bonne fois pour toutes la grisaille de la journée.