Une fête nationale mobile aura lieu dans les rues de Saint-Boniface le 23 juin. Sur la photo: Jean-François Bastien, artiste impliqué dans l’organisation, Michel Lemay, membre de la formation Les Frères Lemay et président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Saint-Boniface, Luc Arsenault, conseiller municipal et Pierre Desaulniers, maire de Saint-Boniface.
Une fête nationale mobile aura lieu dans les rues de Saint-Boniface le 23 juin. Sur la photo: Jean-François Bastien, artiste impliqué dans l’organisation, Michel Lemay, membre de la formation Les Frères Lemay et président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Saint-Boniface, Luc Arsenault, conseiller municipal et Pierre Desaulniers, maire de Saint-Boniface.

Une Saint-Jean-Baptise mobile à Saint-Boniface!

SAINT-BONIFACE — Lieu prisé pour les festivités de la Saint-Jean-Baptiste le 23 juin au Centre-de-la-Mauricie depuis de nombreuses années, la localité de Saint-Boniface ne laissera pas la COVID-19 l’empêcher de souligner la fête des Québécois.

Voulant à tout prix perpétuer la tradition qui leur est chère, les personnes responsables d’orchestrer le rassemblement qui se tient généralement dans la cour arrière du centre municipal ont eu l’idée de mettre sur pied une fête ambulante, qui permettra bien sûr de respecter les règles de distanciation sociale toujours en vigueur.

Entre 18 h et 20 h le 23 juin, soit juste avant le grand spectacle qui se déroulera à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières et qui sera retransmis sur les ondes des quatre grandes chaînes de télévision du Québec, le groupe Les frères Lemay ainsi que Jean-François Bastien et Bob St-Laurent sillonneront les rues du village sur deux plateformes mobiles. Les citoyens auront donc la chance d’assister à la présentation des spectacles en s’installant aux abords du parcours ou en suivant l’un ou l’autre des convois à pied ou à vélo. À mi-parcours, les deux groupes se rencontreront et il est également prévu qu’ils empruntent parallèlement une portion du trajet – qui sera présenté au cours des prochains jours – ensemble.

Par la suite, les deux groupes repartiront sur le parcours de manière à compléter respectivement le trajet du point A au point B ou du point B au point A.

Pour Michel Lemay, membre du duo du même nom et chef d’orchestre des festivités de la fête des Québécois dans la petite localité depuis maintenant 15 ans, il était inconcevable qu’il ne se passe rien le 23 juin à Saint-Boniface. Il se dit d’autant plus peiné du fait qu’il n’était pas rare qu’entre 4000 et 5000 personnes se rassemblaient dans son patelin afin de festoyer.

«On a été en demande à l’extérieur de la région au cours des dernières années, alors c’était à notre tour de revenir à Saint-Boniface. On avait hâte. Dans les circonstances, nous sommes super contents de participer à ce projet», lance-t-il.

L’idée de célébrer la fête nationale de cette façon est celle de Jean-François Bastien, chanteur connu entre autres pour sa participation à la première mouture de l’émission Star Académie. Originaire de Saint-Boniface, il considère que les moments qu’il a vécus, autant sur scène que parmi la foule et dans les rues de son village, lors de cette fête, font partie de son ADN, autant d’artiste que d’être humain.

«La Saint-Jean-Baptiste, c’est très très symbolique pour moi. C’est comme un métronome d’année en année. C’est plus qu’une soirée où on festoie. C’est le moment dans l’année où je fais le point sur où je suis rendu et qu’est-ce qui m’attend. C’est un peu comme si ma fibre complète était québécoise. Elle se met au diapason à la Saint-Jean», image-t-il.

Du côté de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de la Mauricie, on endosse ce projet et on encourage les autres localités de la région à emboîter le pas avec des initiatives similaires, pourvu qu’elles permettent de respecter les règles de distanciation et de salubrité toujours en vigueur.

«On a même donné un peu d’argent à Saint-Boniface», confirme le directeur général de la SSJB de la Mauricie.

Par ailleurs, une autre localité de la région serait intéressée à ce que les mêmes musiciens répètent l’expérience le lendemain dans ses rues. Interrogé sur le sujet, Jean-François Bastien confirme qu’il y a présentement des discussions, mais que rien n’est encore ficelé.

Accent sur le pavoisement

N’ayant pas à coordonner une cinquantaine de rassemblements ou de fêtes comme c’est généralement le cas à chaque début d’été, la section mauricienne de la SSJB, comme celles des autres régions d’ailleurs, consacre ces jours-ci ses énergies au pavoisement, c’est-à-dire à la mise en valeur du drapeau québécois ainsi que d’autres articles à l’effigie de la fête nationale.

«On travaille sur des stratégies. Il y a notamment des résidences pour personnes âgées qui veulent des drapeaux. On a également fait une approche auprès de Trois-Rivières Centre, étant donné que le grand spectacle aura lieu à l’amphithéâtre, pour pavoiser dans le quartier Sainte-Cécile et au centre-ville. On a même pensé qu’on pourrait décorer les clôtures sur la rue des Forges [qui servent à délimiter les terrasses]», explique M. Rousseau.