Les coorganisateurs du Trois-Rivières Metalfest Jean-François Houle et Annie Richard sont enchantés de voir leur événement renaître à l’Amphithéâtre Cogeco.

Une renaissance prometteuse pour le Metalfest

Trois-Rivières — Le Trois-Rivières Metalfest ne pouvait rêver relance plus spectaculaire. L’événement qui fête en 2018 ses 15 ans avait été mis en veilleuse pour les deux dernières éditions mais il reprendra vie au Cabaret de l’Amphithéâtre les 6 et 7 avril prochains.

Les organisateurs ne s’en cachent pas, l’événement était rendu à la croisée des chemins et la possibilité de s’installer à l’Amphithéâtre Cogeco ne pouvait arriver à un meilleur moment.

Né au Maquisart au début des années 2000, le festival metal a, par la suite, déménagé à la Bâtisse industrielle du terrain de l’exposition où il profitait d’une salle beaucoup plus grande mais aux qualités acoustiques laissant à désirer. Désormais, l’événement se tiendra dans une salle d’une capacité limitée à 600 spectateurs mais aux qualités acoustiques très nettement améliorées.

«En plus, on pourra compter sur une équipe complète et très professionnelle pour assurer la présentation de l’événement, d’indiquer Jean-François Houle, coorganisateur du Metalfest. C’est une amélioration énorme et je sens qu’on a désormais les éléments en place pour assurer le succès futur de l’événement. On a connu de très belles éditions par le passé, mais grâce à l’appui des gens de l’Amphithéâtre, ça va être meilleur encore.»

Pour asseoir cette relance, le comité de programmation a effectué un boulot considérable, tablant sur sa connaissance de la clientèle mais aussi du marché nord-américain. Une douzaine de groupes sont déjà engagés et deux places restent à être comblées dans la programmation de deux soirées. La tête d’affiche du tout sera sans doute Deicide, groupe de death metal en provenance de Floride qui se produira le vendredi soir. Le lendemain, le groupe montréalais Despised Icon comblera les amateurs du style deathcore dont il a été un leader international au début des années 2000. Il s’agit pour ce groupe d’un retour sur scène après une absence de cinq ans.

Le groupe Jungle Riot en provenance de l’Illinois ainsi que le groupe entièrement féminin Introtyl qui vient de Mexico seront aussi de la partie donnant un aspect véritablement international à la programmation. Divinity représentera pour sa part l’Ouest canadien. La scène régionale n’a pas été mise de côté puisque le groupe shawiniganais North Walk sera aussi du festival le samedi soir. Les autres groupes associés à l’édition 2018 du Metalfest sont Aeternam, Necrosphere Beyond Creation, Obey the Brave, Get the Shot et Insurrection.

Les organisateurs promettent de gros noms pour compléter la programmation de cette édition de la relance.

«L’événement jouit d’une forte cote de popularité depuis longtemps, explique Annie Richard, coorganisatrice. On a eu des spectateurs en provenance du Texas et même de l’Australie dans le passé. On ne peut se comparer au Rockfest en terme d’ampleur mais nous sommes très bien connus des amateurs et on jouit d’un énorme capital de sympathie. Le changement de site va plaire à nos fidèles et pourrait attirer une nouvelle clientèle. Ça nous limite en terme de nombre de spectateurs mais il vaut toujours mieux avoir une salle plus petite et pleine qu’une grande salle qui semble vide. Notre force, c’est que avons toujours eu une ambiance exceptionnelle et ça va être encore mieux.»

«Au cours des dernières années, on a perdu un certain nombre de puristes qui apprécient davantage la qualité du son, ce que nous n’étions pas en mesure de leur offrir à la Bâtisse industrielle malgré nos efforts. Ceux-là devraient nous revenir. On a discuté avec le sonorisateur Dan Savoie et on sait qu’on va avoir un excellent son.»

«C’est sûr qu’on aborde les choses une année à la fois parce que c’est un marché qui est capricieux et en constante mouvance et il faudra faire des bilans après la prochaine édition, estime Jean-François Houle. Mais si ça va bien, c’est certain qu’on va continuer et je crois qu’on va être ici pour longtemps. C’est sûr qu’on ne peut pas viser tout de suite de passer dans l’amphithéâtre extérieur mais après quelques années, on ne sait jamais. C’est certainement un rêve qu’on va avoir en tête. Ça serait alors compliqué de trouver le bon moment pour le faire mais on pourrait peut-être penser faire un événement metal extérieur en-dehors du cadre du Metalfest.»

Ce qui semble certain, c’est que les musiciens présents partageaient l’enthousiasme des organisateurs. Le Montréalais Alex Erian de Despised Icon et Obey the Brave semblait particulièrement excité.

«J’étais de la toute première édition du Metalfest en 2004 et je me souviens combien on avait été emballé par l’ambiance qui régnait. Le déclic s’est fait immédiatement et je suis revenu année après année. On est toujours super bien reçu, le public est hot et les partys après les spectacles sont toujours extraordinaires.»

«Chez beaucoup de musiciens de la scène metal au Québec, il y a une grosse nostalgie de cet événement. Quand on a appris que ça revenait, on a sauté sur l’occasion d’y revenir, c’est certain.»

Pour David Plante, du groupe shawiniganais North Walk, jouer au Metalfest apparaît comme une chance rare.

«Pour un groupe de la région, c’est une vitrine exceptionnelle. Il nous serait impossible dans d’autres circonstances de partager l’affiche avec d’aussi gros noms de la musique metal. En plus, la salle va enfin être à la hauteur de l’événement.»

Les billets pour le Trois-Rivières Metalfest se vendent selon deux formules: des billets pour une soirée au coût de 46 $ ou un billet donnant accès aux deux soirées au coût de 74 $.

Cependant, seulement 200 de ces passeports de deux soirs sont offerts. Ces billets sont disponibles en ligne au www.amphitheatrecogeco.com ou par le biais de la billetterie de la salle Thompson.