En répétition en vue de la première de jeudi soir, Camille Beauchemin et Gabriel Godbout travaillent sur la chimie de leur couple dans Le génie amoureux que présente le Théâtre des Nouveaux Compagnons.

Une franche comédie

TROIS-RIVIÈRES — Le Théâtre des Nouveaux Compagnons clôturera sa saison 2017-2018 avec une franche comédie québécoise, histoire de faire oublier aux spectateurs la paresse du printemps, la dernière saison du Canadien et l’ensemble de la politique américaine. Du théâtre d’été pour chasser le temps froid, pourquoi pas?

La compagnie trifluvienne a choisi Le génie amoureux, cette comédie de Sophie Clément et Marcel Leboeuf qui a fait un tabac au Théâtre du Grand Chêne dans le passé. En 1997, en effet, elle mettait en vedette Leboeuf en compagnie de Martin Drainville dans le rôle du génie. La pièce avait d’ailleurs remporté le Masque du prix du public en 1998.

Le metteur en scène de la version trifluvienne, Robert Turcotte, se souvient de la pièce qui l’avait marqué au point de lui rester en tête au moment de se lancer dans sa toute première mise en scène en carrière. «Au départ, explique-t-il, je suis vraiment un grand amateur de comédies et ça faisait quelques années que j’avais celle-là en tête. Je l’avais tellement aimée quand je l’ai vue avec Martin Drainville et Marcel Leboeuf dans les rôles principaux. J’ai décidé de me lancer dans l’aventure de la mettre en scène et franchement, j’ai vraiment adoré monter cette pièce.»

Il admet cependant qu’il avait beau savoir à quoi s’attendre, il a été un peu surpris par l’ampleur de la tâche. «La comédie c’est tellement de travail. Surtout dans une comédie loufoque comme celle-là où la précision du rythme est si fondamentale. Heureusement, j’ai pu compter sur une équipe extraordinairement solide: ça m’a énormément aidé.»

Au niveau des interprètes, il avait, dès le départ, quelques noms en tête pour les rôles principaux et tous ont accepté. «J’ai immédiatement pensé à Gabriel Godbout pour le génie. Pour moi, c’était le comédien idéal pour le rôle. Ensuite, je voulais travailler avec Adamo Ionata et Camille Beauchesne. Pour ce qui est d’Amélie Morrissette et de Katheryne St-Germain Bolduc, je les ai choisies par le processus des auditions et je trouve que j’ai eu beaucoup de chance.»

«Entendons-nous tout de suite sur une chose: ce n’est pas une pièce à message, plaide-t-il. Tout ce que je souhaite, c‘est que les gens décrochent de leur quotidien et qu’ils viennent rigoler un bon coup avec nous. Mais ce que le public ne sait pas nécessairement, c’est que la comédie, c’est extrêmement exigeant pour que ce soit efficace et que ça paraisse facile à jouer. Bien sûr, je compte sur le jeu individuel des interprètes pour faire rire mais il faut aussi que le rythme soit extrêmement serré pour que les chutes des gags tombent à point. C’est une question de fraction de seconde. Ça prend aussi beaucoup d’écoute des comédiens les uns envers les autres et c’est pourquoi je suis content de compter sur une équipe aussi efficace que la nôtre.»

Dans cette histoire rocambolesque, Lili, une nageuse de nage synchronisée offre à son père un vase qui abrite un génie, Babanou. Celui-ci tombe amoureux de Lili, un sentiment réciproque qui se concrétiserait bien si l’amour entre génies et humains n’était interdit. Et si Lili n’était pas la seule à voir Babanou.

Sept représentations seront offertes les 12, 13, 14, 19, 20 et 21 avril à 20 h de même que le dimanche 15 avril à 14 h, toujours à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture. Les billets sont disponibles via la billetterie de la salle Thompson.