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Jacob Boisclair, réalisateur de l’exposition Arthropodarium, Louise Labbé, présidente du conseil d’administration au Centre de la biodiversité et Claire Bellerose, directrice générale du Centre de la biodiversité.
Jacob Boisclair, réalisateur de l’exposition Arthropodarium, Louise Labbé, présidente du conseil d’administration au Centre de la biodiversité et Claire Bellerose, directrice générale du Centre de la biodiversité.

Une exposition entomologique pour la saison estivale au Centre de la biodiversité [VIDÉO] 

Rosie St-André
Rosie St-André
Le Nouvelliste
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Le Centre de la biodiversité du Québec lance le début de ses activités estivales avec l’inauguration de l’exposition temporaire Arthropodarium. Réalisée par le finissant en Techniques de tourisme du Collège Laflèche, Jacob Boisclair, elle présente des espèces entomologiques d’ici et d’ailleurs.

Insectes, arachnides, crustacés, myriapodes, et collemboles, toutes ces classes font partie du groupe des arthropodes, d’où le nom de l’exposition. Elle sera en place jusqu’en septembre, pour ensuite être relocalisée dans les autres salles du musée. Pour ceux qui prévoient aller visiter le centre, l’exposition est incluse dans les forfaits réguliers.

Ce projet est le fruit de plusieurs années de travail pour le finissant en tourisme qui présente, entre autres, sa propre collection d’insectes. «J’ai toujours aimé les animaux. Quand j’étais plus jeune, j’ai suivi un cours avec Dominic Ouellette, qui a d’ailleurs collaboré à l’exposition. Il m’a appris comment épingler les insectes. J’ai donc commencé à en ramasser plein et c’est devenu de plus en plus intéressant pour moi», d’expliquer le jeune homme. C’est dans le cadre de son projet final de technique et de son stage qu’il a pu réaliser ce rêve d’enfance.

Aux bords des murs de la salle se trouvent les espèces vivantes, alors qu’au centre, l’espace est réservé aux panneaux d’information. Les visiteurs peuvent donc observer tout en s’éduquant.

Dès la fin de semaine de préouverture, les gens étaient au rendez-vous. «Je me suis même fait dire que c’était mieux que l’insectarium!», a rapporté Jacob en riant.

Plusieurs espèces québécoises et exotiques sont exposées.

Selon la directrice générale du Centre de la biodiversité, Carole Bellerose, autant petits et grands posaient des questions et se montraient intéressés à ces espèces qui peuvent faire peur aux premiers abords. «L’exposition rejoint vraiment la mission du centre de sensibiliser et d’éduquer les gens à la diversité des espèces présentes au Québec», a-t-elle soutenu.

Un été mouvementé

Le début de la saison estivale s’amorce donc en force pour le Centre qui a été reconnu comme musée agréé par le Ministère de la Culture et des Communications l’an dernier. Le parcours nocturne interactif L’écho des origines reprendra dès le 24 juin, après un arrêt complet l’été dernier. L’équipe du Centre de la biodiversité en a d’ailleurs profité pour améliorer le parcours qui se déroule en forêt.

«On a pu ajouter six stations aux 14 déjà existantes. Il y a de quoi qui sollicite les sens partout. Ce qui est intéressant, c’est que chacun est autonome pendant le parcours. Chacun a sa branche et la branche parle. C’est le guide, notre pic à tête rouge de la région, qui fait la narration. […] Cette façon de faire permet également de guider les familles dans le temps du parcours», a soulevé Mme Bellerose.

Cette année, les réservations se font par bulle familiale sur le site de L’écho des origines. Des départs se feront à chaque cinq minutes à partir de 19h30. Les groupes ne se croiseront pas, notamment grâce au guide interactif qui leur fera signe de ralentir ou de se rendre à la prochaine station, si nécessaire.

«La forêt le jour et le soir, c’est comme de dire que c’est le jour et la nuit. Ce n’est pas la même forêt. Elle ne parle pas de la même chose, elle n’a pas la même personnalité, elle n’a pas la même identité. Je suis une personne qui a peur le soir à la noirceur et la première fois que je l’ai fait, c’est comme si j’étais dans un autre monde», a énoncé la directrice générale.

Un engouement marqué

Mme Bellerose s’attend à ce que l’été soit bien rempli au Centre de la biodiversité. «Entre le 1er et 11 mai, on attend 500 personnes. On n’a jamais eu ça, parce que c’est une période relativement tranquille en temps normal. Depuis la pandémie, les gens sont merveilleux. Ils viennent visiter leur coin. Souvent, les gens entrent et ils n’étaient jamais venus alors qu’ils restent à cinq ou dix kilomètres d’ici», a-t-elle révélé.

Jusqu’au 22 juin, l’établissement accueillera des groupes scolaires à titre de deux bulles classes par jour. Selon la directrice, la pandémie a été bénéfique pour l’organisation, notamment en ce qui a trait au fait qu’il s’agit maintenant d’un musée de biodiversité. «La mission est formulée différemment, de sorte que c’est misé sur le développement durable de la planète. Je dis toujours à la blague que le Centre de la biodiversité n’a pas de fin. Tant qu’il va avoir une planète, on va parler de biodiversité», de conclure Claire Bellerose.