Le Trifluvien d'origine Jérôme Tousignant a obtenu la deuxième place de la 32e édition du Prix international du jeune écrivain de langue française dont la remise s'est effectuée au Salon du livre de Paris.

Une deuxième place pour Jérôme Tousignant

Jérôme Tousignant, un écrivain d'origine trifluvienne, a terminé au deuxième rang du Prix international du jeune écrivain de langue française 2017 qui a été décerné officiellement le 25 mars dernier dans le cadre du Salon Livre de Paris.
Pour le 32e Prix international du jeune écrivain de langue française, le jury a reçu 965 textes en provenance de 60 pays et douze lauréats ont été sélectionnés. La grande gagnante est la Française Anna-Livia Marchionni pour sa nouvelle Le domaine des oiseaux.
Parmi les douze lauréats, on retrouve une autre participante du Québec, Laure Painchaud. Les douze nouvelles sélectionnées sont regroupées dans un recueil publié chez l'éditeur Buchet-Chastel. On peut d'ailleurs lire la nouvelle de Jérôme Tousignant en allant sur le site Internet de cet éditeur français et en cliquant sur le recueil Le domaine des oiseaux et autres nouvelles.
Sa nouvelle s'intitule Maman est un château de sable et elle a remporté le Prix du jeune lecteur, un volet auquel participent quelque 300 lycéens et collégiens qui choisissent leur préférée parmi les douze nouvelles lauréates. Cet événement se déroulait à Muret, non loin de Toulouse, le 29 mars.
Jérôme Tousignant a fait ses études collégiales au Collège Laflèche où il dit avoir écrit ses premiers textes, encouragé en cela par son professeur de littérature Michel Châteauneuf qui lui a d'ailleurs fait connaître le Prix international du jeune écrivain de langue française.
Par la suite, le cheminement du jeune homme l'a entraîné vers Montréal où il a complété un doctorat en pharmacie à l'Université de Montréal avant de compléter un certificat en création littéraire à l'UQAM l'automne dernier. À 26 ans, il pratique aujourd'hui comme pharmacien tout en s'adonnant à la littérature pour son plaisir.
Inutile de préciser que Jérôme Tousignant était ravi de la tournure des événements à son retour d'Europe.
«Évidemment, j'ai été très touché d'être sélectionné au deuxième rang. D'autant que j'ai terminé premier du volet international du concours. C'est un très grand honneur. Par ailleurs, j'avoue que de recevoir le Prix des lecteurs m'a aussi ému. Une lycéenne participante est venue me dire que ma nouvelle l'avait fait pleurer et j'ai trouvé ça très touchant. Le travail d'écrivain est très solitaire alors, d'avoir de pareilles réactions, ça fait beaucoup de bien.»
Le jeune homme soutient avoir fait parvenir son texte sans grande conviction.
«C'est un prix qui n'est pas tellement connu ici mais qui a pas mal de retentissement en France. J'ai envoyé ce texte qui avait la longueur exigée non pas parce que je pensais avoir des chances mais parce que je savais que leurs comités de lecture envoient des commentaires aux auteurs. Je voulais simplement avoir un avis et des conseils pour améliorer mon texte.
J'ai d'abord appris que je faisais partie des demi-finalistes, puis des finalistes et en septembre, on m'a annoncé que j'avais été sélectionné dans les douze lauréats invités au Salon du livre de Paris. C'est là qu'à la cérémonie de remise du Prix, j'ai appris que j'avais terminé deuxième.» 
«Ce n'est vraiment pas banal. Déjà, le Salon du livre de Paris, c'est un événement gigantesque. Je ne m'attendais jamais à y aller un jour. Ça se tient en même temps que le Salon du livre de Trois-Rivières et je n'ai jamais été invité au SLTR. Disons que c'est un très gros événement pour commencer ce que j'espère être un jour une carrière d'écrivain.»
Jérôme Tousignant a pu entendre de la bouche de l'écrivain belge Michel Lambert le commentaire officiel du jury sur son oeuvre et qui se lisait comme suit: «Avec ce texte dur et tendre tout en nuance et en émotions à l'écriture aérienne et musicale au service d'une narration implacable, Jérôme Tousignant signe une oeuvre métaphorique qui vient à nous sur des pattes de colombe.»
«Évidemment, j'ai été très touché par ces commentaires, d'indiquer Jérôme Tousignant, et j'ai aussi été agréablement surpris de constater que mon texte, passablement symbolique, a été très bien compris autant par le jury que les lycéens. Tout ça me donne un élan incroyable pour continuer à écrire dans l'espoir de publier, peut-être, un recueil de nouvelles au Québec.»