On a procédé jeudi à l’ouverture officielle de la nouvelle exposition Autour d’une broue: l’aventure de la bière au Québec au Musée POP en compagnie de (de gauche à droite): François Lefebvre, directeur des affaires corporatives Québec et Atlantique pour Molson Coors, Dominic Ouellet, responsable des expositions au musée et Valérie Therrien, directrice générale.

Une boisson inscrite dans notre identité

Trois-Rivières — Le Musée POP vient à peine de changer son nom qu’il aborde son exposition la plus ambitieuse à plusieurs égards depuis un bon moment. Autour d’une broue: l’aventure de la bière au Québec ouvre ses portes vendredi au grand public et promet d’être une attraction majeure pour le musée dans les années à venir puisque l’exposition sera en montre jusqu’au 13 septembre 2020.

L’exposition innove à plusieurs égards. C’est la première fois qu’on proposera aux visiteurs de participer à une dégustation de bières dans le cadre d’une exposition. Des costumes et des éléments de décor de la pièce de théâtre BROUE sont exposés pour la toute première fois dans un musée. Première fois aussi que le Musée POP met en œuvre une collaboration avec deux microbrasseries de la région permettant aux visiteurs du musée de compléter l’expérience par une visite des installations du Temps d’une pinte ou du Trou du Diable.

D’ailleurs, à la sortie de l’exposition, les visiteurs auront droit à une expérience de réalité virtuelle par laquelle ils pourront visiter des installations du Trou du Diable et, plus tard au cours de la saison, une expérience d’immersion dans une ancienne taverne.

Pour ce qui est de l’exposition à proprement parler, elle débute par une section consacrée à l’histoire de la bière au Québec. On parle des origines, de la Nouvelle-France, de l’influence prépondérante du conquérant anglais sur la consommation de bière au Québec mais aussi du phénomène de la tempérance au début du XXe siècle.

La deuxième section, la plus spectaculaire, reproduit l’intérieur d’une taverne traditionnelle du Québec telle qu’on la connaissait dans les années 70. C’est là qu’on peut voir les artéfacts de la pièce Broue et qu’on peut jouer sur une machine à boules ou sur un jeu de hockey sur table. C’est là aussi qu’auront lieu les dégustations par lesquelles les visiteurs pourront goûter trois produits de microbrasseries. L’exposition se veut familiale si bien que les enfants pourront aussi procéder à leur propre dégustation d’un liquide ayant des similitudes visuelles avec la bière: du jus de pomme.

Comme le musée a voulu offrir un portrait complet de l’histoire de la bière, une dernière section est consacrée au phénomène des microbrasseries avec, notamment, des considérations concernant la fabrication de la bière.

Il est important de noter que la dégustation ne se fera que lors d’une seule visite par jour, du jeudi au dimanche, à 15 h, et que c’est une activité pour laquelle il faut réserver d’avance en téléphonant au musée ou en s’y présentant. Également, le public doit savoir que les visites des installations du Temps d’une pinte et du Trou du Diable ont lieu les fins de semaine et que pour Le temps d’une pinte, la visite de l’exposition au Musée POP ne permet qu’un rabais sur le prix général de la visite de la microbrasserie.

La collaboration ira plus loin: le Trou du Diable va brasser une bière spécifiquement en l’honneur de cette exposition en créant la POP qui va être mise en marché dans un proche avenir.

L’exposition a été rendue possible grâce à différents partenariats dont celui avec la brasserie Molson qui est un partenaire financier de l’aventure. «Nous avons accepté de participer à cette exposition parce que Molson fait partie de l’histoire du Québec, indique François Lefebvre, directeur des affaires corporatives Québec et Atlantique chez Molson Coors. Ça reste la plus vieille brasserie en Amérique du Nord mais l’exposition va permettre aux gens de constater que la famille Molson a joué un rôle important dans l’histoire du pays pas seulement en tant que brasseurs mais aussi dans l’industrie du transport ou même des banques. D’ailleurs, les frères Andrew et Geoff Molson ont assuré qu’ils vont venir visiter l’exposition au cours de l’été.»

Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une exposition majeure pour le musée trifluvien qui vient concrétiser la nouvelle orientation de l’institution marquée par son changement de nom. «Ça montre clairement où on veut s’en aller: on veut toucher tous les sens, affirme Valérie Therrien, directrice générale du Musée POP. Les partenariats sont également importants parce que sans eux, on ne pourrait pas mettre sur pied semblable exposition. Par ailleurs, en s’unissant avec des entreprises au sein de la communauté, on veut aussi se connecter avec la population, que les gens soient fiers de leur musée qu’ils viennent nous voir et en invitent d’autres à le faire.»

«L’approche que favorise toute l’équipe est d’innover, de sortir des sentiers battus pour être plus attractifs et attirer d’autres clientèles. Ils embarquent dans mes folies et j’embarque dans les leurs!»

Les objectifs sont à la hauteur de l’importance de l’exposition. «On vise une hausse de 5 % de la fréquentation du musée. Nous comptons présentement sur 52 000 visiteurs par année et on souhaite voir le chiffre monter de cinq ou sept mille au cours des deux prochaines années avec cette exposition et toute la programmation autour. Le record est détenu par La petite vie avec un peu plus de 100 000 visiteurs et on vise les mêmes chiffres avec cette exposition-ci. Le sujet est très accessible, les zones sont intéressantes, on a l’exclusivité de la toute première présentation d’éléments de Broue, toute l’effervescence du développement des microbrasseries au Québec, la réalité virtuelle à la sortie, tout cela concourt à faire un gros succès de cette nouvelle exposition. »