Guy Pellerin met ses talents de raconteur au profit de la Corporation des Trois colombes, avec le lancement de son livre qui survole sa vie professionnelle et ses nombreuses implications.

Une autre façon de donner

SHAWINIGAN — Le pharmacien Guy Pellerin a ajouté un nouvel engagement en 2018 à un bouquet déjà bien garni, soit celui de coucher sur papier son histoire pour une bonne cause. Jeudi après-midi, il procédait au lancement de ce livre d’une centaine de pages à un lieu tout indiqué, la pharmacie Uniprix de la 105e Avenue, lui qui a fait partie des membres fondateurs de cette bannière en 1977.

L’initiative est partie d’une idée de Pierre Gince, président de Direction communications stratégiques et responsable des relations publiques du groupe Uniprix depuis 1995. Les nombreuses implications de M. Pellerin au fil de sa carrière l’ont inspiré pour raconter son parcours, ponctué de nombreuses anecdotes.

«À un moment donné, à un conseil d’administration, il me dit qu’il aimerait écrire mon cheminement», raconte M. Pellerin. «Je pensais qu’il me niaisait! Jamais je n’aurais pensé me lancer dans une affaire semblable. D’ailleurs, ce qui me fatigue un peu, c’est que des gens pensent que j’aie initié ce projet. C’est un peu prétentieux, écrire un livre sur soi! Ce n’est pas tout à fait ma nature.»

Le travail a finalement duré environ six mois. Visiblement, le pharmacien de profession y a trouvé un certain plaisir. Sa mère Lucienne, 96 ans, a fortement inspiré l’auteur pour raconter les premiers pas de sa vie.

«C’est amusant, parce que ça force à aller piger dans les souvenirs», raconte l’homme de 67 ans. «En fin de compte, ça donne un produit facile à lire, qui illustre aussi l’évolution d’Uniprix depuis 40 ans.»

M. Pellerin souhaite que cette lecture permettra de semer le désir de l’engagement, surtout auprès de ses proches.

«J’espère que je vais donner le goût à mes petits-enfants de s’impliquer», sourit-il. «J’ai appris ça de mon père, Edgar. Il avait parti tous les mouvements Lacordaire dans la région. Il avait un leitmotiv: il disait que la vie n’était pas un égoïsme à satisfaire, mais un dévouement à exercer.»

Recettes

Le récit est divisé en quatre sections: la famille, la pharmacie de Shawinigan-Sud, le groupe Uniprix et l’engagement de M. Pellerin dans une multitude d’organismes et de causes. À elles seules, les ramifications du Club Optimiste de Shawinigan-Sud l’ont propulsé dans l’organisation d’un nombre incalculable d’événements. Il s’y implique depuis 42 ans.

Avec ces nombreuses associations, le défi consistait à en choisir une qui pourrait bénéficier des sommes amassées par la vente de ce livre. Pour M. Pellerin, celle de la Corporation des Trois colombes s’est imposée. Non seulement siège-t-il sur ce conseil d’administration, mais il a accepté la présidence d’honneur de la campagne de financement de la Maison Aline-Chrétien en compagnie de sa conjointe, Jackie Chauvette. Il venait de trouver une nouvelle activité pour amasser des fonds.

«Je ne veux pas que ce soit une vente de livres», nuance M. Pellerin. «Je veux que ce soit un don à la Maison Aline-Chrétien. Les gens pourront ainsi obtenir un reçu aux fins d’impôt. En contrepartie, je leur remets un livre.»

Avec une édition de 500 exemplaires, ce grand bénévole pourrait ainsi remettre 12 500 $ à la corporation qui gère cette unité de soins palliatifs du secteur Shawinigan-Sud, puisque le prix suggéré pour chaque livre est établi à 25 $. M. Pellerin a lui-même déboursé 8000 $ pour en arriver au produit final.

«Il y aura toujours des campagnes de financement pour la corporation», mentionne-t-il. «Il faut faire vivre cette maison! Tous les gens qui passent sont renversés par le service et l’empathie du personnel. J’étais convaincu qu’on obtiendrait ce résultat. Ce qui me chicotait dans ce projet, c’est que lorsqu’on construit à neuf, on sait à quoi s’attendre. Mais en partant dans une maison d’une cinquantaine d’années, on ne le savait pas trop! Ça me fatiguait un peu, mais en fin de compte, ça n’a pas été si mal!»