Le spectacle de The Offspring a attiré plus de 20 000 personnes au Festivoix.

Une année record pour le Festivoix

TROIS-RIVIÈRES — Avec 39 309 droits d’entrée vendus, une foule de plus de 20 000 personnes pour le spectacle de The Offspring et des artistes qui ont su attirer un public de toutes les générations, l’organisation du Festivoix parle d’une édition record.

Parmi les soirées les plus populaires, on note celles mettant en vedette les chanteurs Loud et Koriass, Coeur de Pirate, Daniel Bélanger et Marc Dupré, sans oublier le concert qui a accueilli le plus grand nombre de spectateurs de l’histoire de Trois-Rivières, The Offspring.

Du nombre total de droits d’entrée vendus, 20 215 constituent des passeports réguliers ou privilèges et 19 094 sont des billets journaliers. Une étude d’achalandage et de provenance menée par Segma révélera plus de détails sur le nombre de personnes qui ont assisté aux spectacles présentés lors de l’événement. 

Cependant, pour Thomas Grégoire, directeur général du Festivoix, le succès du festival ne passe pas que par les chiffres, malgré cette année record. «Notre plus grande satisfaction, c’est que le public a embarqué dans notre proposition artistique», commente-t-il. «On a reçu des centaines et des centaines de commentaires positifs, des gens de tous les âges qui nous ont écrit». 

Le fait d’avoir su attirer un public de différentes générations fait d’ailleurs partie des fiertés de l’organisation. M. Grégoire donne comme exemple le spectacle de Loud, qui a attiré «15 000 ados», ou encore celui de Marc Dupré, qui a accueilli davantage des familles avec de jeunes enfants. 

L’«expérience» Festivoix

Lors du point de presse sur le bilan de la 26e édition, les organisateurs ont mis l’accent sur l’«expérience» Festivoix, qui est marquée, selon eux, par l’amélioration des sites et des services que l’on retrouve au festival. «Juste sur notre site principal, il y a quand même cinq écrans géants qui sont installés à différents endroits, pour une foule de 20 000 personnes, c’est énorme. Je pense à la zone mobilité réduite, aux décors qu’on a améliorés, aux tapis qu’on met partout pour éviter que les gens s’embourbent dans la boue quand il pleut», indique M. Grégoire. 

La particularité culturelle et patrimoniale de l’événement a également été mentionnée comme étant un aspect unique du Festivoix. L’oeuvre d’art que l’on peut voir dans le tunnel menant à la grande scène ou encore le décor de la rue des Ursulines font partie des éléments appréciés par les visiteurs et par les artistes, selon l’organisation. 

Une bonne affaire pour le centre-ville

Le succès du Festivoix ne fait pas seulement le bonheur de l’organisation, mais aussi celui des commerçants du centre-ville. «Je sais que Le Temps d’une pinte, Le Trèfle, ils ont battu leur record de ventes historique le soir de The Offspring», affirme M. Grégoire. 

L’événement générerait donc des retombées pour l’ensemble du centre-ville, ce qui satisfait grandement le directeur général du Festivoix. «Pour nous, c’est majeur, notre festival n’est pas en circuit fermé. C’est un festival dont les retombées peuvent bénéficier à l’ensemble de la communauté, aussi bien au niveau culturel, car beaucoup d’artistes de la région jouent chez nous, aussi bien au niveau social, parce qu’on a beaucoup de partenariats et qu’on fait des levées de fonds», mentionne M. Grégoire. 

Thomas Grégoire, directeur général du Festivoix, affirme que la 27e édition constitue une année record pour l'événement.

Le Festivoix a d’ailleurs remis l’équivalent de 28 960$ en billets à différentes organisations de la région qui les remettent, à leur tour, à des familles dans le besoin. De plus, Le Festivoix remettra 14 592$ en don à des organismes comme Opération Enfant Soleil et Leucan Mauricie. 

Une étude réalisée par KPMG dévoilera l’impact économique du festival dans la région. Celle-ci devrait être publiée à la fin de l’été. 

La pénurie de main-d’oeuvre, un défi

Malgré sa popularité, le festival n’est pas exempté de la pénurie de main-d’oeuvre qui touche plusieurs secteurs d’activité, notamment celui des emplois saisonniers. «Parfois, on offre des contrats courts dans un événement comme le nôtre, en sécurité, en technique, en aménagement de site...Et c’est sûr que des gens qui sont prêts à travailler 3-4 mois, il n’y en a plus tant que ça, parce que la pénurie est importante», note M. Grégoire. 

Cette problématique pourrait forcer l’organisation à s’adapter à cette réalité. «Ça peut nous obliger à repenser certains aspects de notre développement [...] il faut être créatifs», affirme le directeur général du Festivoix.  

Les dates de la prochaine édition ont été annoncées lors de la conférence de presse sur le bilan. Les amateurs du festival peuvent se donner rendez-vous du 25 juin au 5 juillet prochain pour la 27e édition du Festivoix.

Questionné à savoir si le prix des passeports allait augmenter l’an prochain, M. Grégoire ne s’est pas avancé, mais a rappelé que le coût d’entrée au Festivoix est le plus concurrentiel au Québec et que l’accessibilité demeurerait une priorité pour l’organisation.