La directrice générale du Salon du livre de Trois-Rivières Julie Brosseau est particulièrement fière de la programmation de la prochaine édition de l’événement, la trentième, du 22 au 25 mars.

Un univers en expansion

Trois-Rivières — Cinq scènes, cent onze stands, deux cents maisons d’édition et trois cent cinquante auteurs présents: voilà comment on célébrera les 30 ans d’existence du Salon du livre de Trois-Rivières. La direction de l’événement annonçait mardi matin les grandes lignes de la programmation de l’événement qui se déroulera du 22 au 25 mars à l’hôtel Delta de Trois-Rivières.

Lors d’une édition anniversaire, il est normal que des cadeaux soient offerts. Le Salon en fait tout un à la population en distribuant pas moins de 1500 laissez-passer à des gens de la Mauricie et du Centre-du-Québec, en bonne partie par l’intermédiaire de groupes communautaires trifluviens mais aussi à Nicolet et Shawinigan. Une façon de démontrer que si l’événement se déroule à Trois-Rivières, il est bien régional par son ampleur. Par ailleurs, on pourra aussi gagner de ces précieux sésames dans divers concours sur les médias sociaux ou à la radio.

Preuve que ce rayonnement est plus important que jamais, la radio de ICI Radio-Canada Première sera bien présente à l’événement puisqu’une édition de l’émission matinale Medium large, animée par Catherine Perrin sera présentée en direct du SLTR le vendredi 23 mars entre 9 h et 11 h 30. De plus, l’animatrice Johane Despins, trifluvienne d’origine interviendra depuis le Salon au cours de l’émission Culture club du dimanche 25 mars entre 14 h et 16 h.

Notons quelques nouveautés qui viennent s’ajouter à ce à quoi les fans de l’événement sont habitués. Le président d’honneur Alexandre Jardin sera sérieusement mis à contribution alors qu’il offrira une classe de maître sur l’écriture auprès d’artistes de la région. Pour sa part, Louise Portal offrira un atelier d’écriture ouvert à la population en général. Autre nouveauté, le vendredi 23 mars, dans le cadre des Journées internationales de la Francophonie, Alexandre Jardin présentera une dictée textée qui se tiendra simultanément sur trois continents grâce à une retransmission en direct via Facebook en Afrique et en Europe en plus de l’Amérique. Également, pour les amateurs de jeux-questionnaires, un pop-quiz littéraire aura lieu le vendredi soir auquel le grand public est invité à s’inscrire. À noter également la présentation d’un cabaret littéraire sur le thème de l’audace qui sera présenté le jeudi soir 22 mars et qui promet de nombreuses surprises au public,

À cela s’ajoutent évidemment de nombreuses tables rondes, entrevues, rencontres d’auteurs, lancements de livres et toutes ces activités qui sont le pain quotidien du public nombreux qui fréquente les scènes du Salon.

La quarantaine d’activités hors les murs témoignent du développement du SLTR qui ne peut plus, depuis longtemps, se limiter à un seul lieu de diffusion et qui continue d’essaimer. Institutions d’enseignement, résidences pour personnes âgées, centre de détention de Trois-Rivières, bibliothèques municipales, musées sont autant de lieux qui permettront les précieuses rencontres entre des auteurs et le public.

La programmation jeunesse est encore une fois au centre des préoccupations du comité organisateur et il a concocté un menu très élaboré pour les tout petits pendant toute la durée du Salon.

Le SLTR est aussi l’occasion de découvrir des auteurs d’ici ce à quoi le concours du Prix des nouvelles voix de la littérature contribue. Le jury de cette année a été présidé par l’écrivain Michel Châteauneuf qui s’est dit très impressionné non seulement par le nombre de participants, seize auteurs étaient en lice, mais par la variété de l’offre et l’impressionnante qualité des œuvres soumises. À la fin d’âpres débats, trois œuvres sont sorties du lot parmi lesquelles un gagnant sera dévoilé le jeudi 22 mars à 17 h. Les finalistes sont Christine Beaulieu pour J’aime Hydro, Pierre Drouin, pour Déposer Carole et Caroline Roy-Élement et Mathilde Cinq-Mars pour le livre d’art Le dernier mot.

Un défi supplémentaire
Évidemment, la programmation est bien trop dense pour être présentée de façon exhaustive ici. On peut consulter sa version intégrale sur le site Internet www.sltr.qc.ca.

Si le chantier de rénovation de l’Hôtel Delta peut être quelque peu rébarbatif à ce stade-ci des travaux, il sera nettement plus accueillant le 22 mars, promet la directrice générale Julie Brosseau. «L’entrée se fera directement par le centre des congrès sur la rue Notre-Dame. Les échafaudages qui sont présentement installés seront enlevés et l’accès sera bien indiqué. C’était un défi que de travailler avec des lieux réaménagés parce que ça impliquait de revoir la programmation en fonction de ces nouveaux paramètres physiques. Par contre, on va avoir plus d’espace pour les stands ce qui va rendre le lieu plus aéré et accueillant. Le vrai défi était d’aménager les scènes d’animation et on a trouvé une excellente formule permettant de conserver les cinq que nous avions déjà.»

«Avec tout près de 180 animations en quatre jours, on a aussi une programmation extrêmement étoffée. Je ne sais pas si c’est un record mais c’est beaucoup et quand on pense qu’on a 350 auteurs, 200 maisons d’édition, on est forcément très contents. Je note qu’on sort un peu des sentiers battus en proposant plus de conférences parce que les visiteurs aiment beaucoup entendre des auteurs approfondir certains sujets. On a aussi des classes de maître qui viennent répondre à la volonté grandissante des gens de s’exprimer par l’écriture. Le pavillon de l’histoire du Canada est aussi une belle nouveauté dont nous sommes fiers.»

Pour ce qui est des billets, ils sont en vente au coût de 4 $ pour une entrée journalière ou via un passeport qui ne coûte que 8 $ pour l’ensemble du Salon alors que les enfants de 12 ans et moins sont toujours admis gratuitement. On peut se les procurer dans diverses librairies indépendantes de la région et ils seront aussi en vente à la billetterie du Salon dès le 22 mars.