Voici l'oeuvre de Denis Matte remisée depuis 2002.

Un sculpteur inquiet pour son oeuvre

La sculpture de granit de l'artiste Denis Matte a orné l'entrée principale du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières, pendant 10 ans, jusqu'en 2002.
Commandée dans le cadre de la politique du 1% pour l'intégration d'oeuvres d'art lors de la construction de bâtiments publics, la sculpture a été démontée par son auteur, Denis Matte, cette année-là, afin de la protéger pendant des opérations d'agrandissement du bâtiment.
Elle dort toujours quelque part, depuis, dans ce qui est devenu par la suite le Centre hospitalier affilié universitaire de Trois-Rivières (CHAUR), en attendant la fin de la phase 2 de l'agrandissement qui ne s'est finalement amorcée qu'en octobre 2015 après une dizaine d'années d'attente.
Denis Matte a bien hâte que le fruit de son travail soit mis en valeur à nouveau et souhaite réinstaller lui-même l'oeuvre, un jour.
Il y a un mois, il s'est rendu au centre hospitalier afin de demander en personne où était rendue la pièce et quand elle reverrait la lumière du jour. 
«Le 20 décembre 2016, je suis allé cogner à la porte pour voir ce qu'il en était», dit-il. Il dit avoir rencontré deux personnes à ce sujet, mais il ne sait toujours pas où est son oeuvre et quand elle retournera sur ses ancrages muraux. «Ils sont supposés me contacter à ce sujet», dit-il, impatient de revoir sa sculpture d'une dimension de quatre sur cinq mètres.
M. Matte tient à souligner qu'il ne veut ébranler aucune des colonnes du temple, avec cette histoire. Il est juste un peu inquiet de la tournure des choses.
Marcelle Ferron
Une oeuvre de Marcelle Ferron est elle aussi en attente, présentement. Le CIUSSS confirme toutefois, dans ce cas, que le vitrail de la grande artiste de Louiseville sera réinstallé, car il fait partie, lui, du projet de phase 2 du CHAUR. C'est à la fin du chantier, au printemps 2018, que le public pourra à nouveau l'admirer.
Quant à la sculpture de M. Matte, un flou demeure.
«Il n'est pas prévu de la réinstaller dans le cadre du projet de la phase 2», précise la responsable des communications au CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Anne-Sophie Brunelle.
«À cause des dispositions physiques, il est impossible de la placer dans un environnement semblable à où elle était placée en 2002» (à proximité d'une entrée principale), précise-t-elle.
C'est au CHAUR (Centre hospitalier affilié universitaire régional) que la sculpture sur granit ira, indique Mme Brunelle, mais au moins un an s'écoulera encore avant que le projet se concrétise, prévient-elle.
«Il se peut que cette oeuvre puisse être installée ailleurs qu'au CHAUR si des occasions se présentaient», nuance toutefois la conseillère en communications, «des occasions comme des travaux d'agrandissement ou de réaménagement au CHAUR ou dans d'autres installations du CIUSSS MCQ», dit-elle.
«Aucune démarche de ce genre ne se réalisera sans la participation de l'artiste», assure-t-elle.
Le CHAUR compte huit oeuvres d'art et six sont toujours en place, indique le CIUSSS-MCQ.
Il s'agit d'oeuvres d'Élisabeth Mathieu, de Jean-Pierre Gaudreau, de Francine Larivée, de Sean Rudman, de William (Bill) Vincent et de Suzie Allen.