La Trifluvienne d’origine Laurence Deschênes incarne Léa Olivier dans la série qui sortira en février.

Un rôle sur mesure pour Laurence Deschênes

Trois-Rivières — «J’avais lancé ça dans l’univers que je voulais faire un projet jeunesse prochainement et c’est arrivé!»

Laurence Deschênes a cette philosophie qui la guide dans ses intentions de prendre les choses comme elles se présentent, sans les forcer, mais surtout en les appréciant pleinement. D’où cette pensée, un peu spirituelle, qu’elle a eue alors qu’elle venait de terminer le téléroman O’ et le film La Bolduc.

A suivi une audition, comme il y en a plein, pour une série qui s’inspirait de La vie compliquée de Léa Olivier, les romans à succès de l’auteure Catherine Girard-Audet.

«Léa me ressemble vraiment alors je me suis dit que ça va être facile à jouer. C’était un beau projet, l’audition avait bien été... j’essayais de ne pas y penser pour ne pas être déçue mais c’était vraiment comme mon audition pour La Bolduc, je sentais qu’il y avait un petit quelque chose de probable...»

Puis l’appel tant espéré est entré. Elle serait Léa Olivier.

En fait, elle l’était déjà un peu. En plus de lui ressembler à bien des égards, elle venait tout juste de quitter le nid familial trifluvien pour s’établir à Montréal. Elle partageait donc avec l’héroïne cette expérience qui provoque la perte de repères et un grand vertige.

Mais Laurence, qui a joint à l’écran le clan O’Hara à l’âge de 8 ans et demi, peut compter sur eux pour veiller sur elle dans la grande ville et ce, même si la série a pris fin. «David Morasse, qui incarnait mon père dans O’, m’appelle souvent pour m’inviter à prendre un café. C’est l’un des premiers que j’ai appelé pour dire que j’avais le rôle de Léa Olivier. Il a dit: «Ok! Capote pas, je vais t’aider.» Il m’a donné des conseils, des trucs pour les textes. Je suis vraiment bien entourée. Je pense que c’est pour ça que mes parents sont en confiance», sourit celle qui a dû mettre en veille ses études collégiales pour la session automnale afin de se concentrer sur ce projet et sur son rôle dans Épidémie.

Même si son expérience est une assise précieuse, la nouvelle, aussi excitante soit-elle, avait un côté étourdissant. La recevoir sous le couvert de l’embargo était une chose mais la voir diffusée dans la sphère publique en était une autre. «Le matin où l’embargo a été levé, je savais que c’était là que ça passait ou ça cassait. Je suis allée voir la réaction des jeunes. Au fond, je pense que c’est ce qui m’inquiétait le plus, la réaction des jeunes. Ç’a marqué une génération donc j’avais peur de ne pas être à la hauteur de leurs attentes», confie la comédienne de 17 ans.

La réaction a été bonne, suffisamment en fait pour lui permettre d’aborder le reste de l’aventure avec une excitation qu’on ressent dans sa voix dès qu’elle parle du plateau, de ses compagnons de jeu, de Martin Cadotte (le réalisateur) ou de l’auteure. «J’ai un peu moins de pression. Je fais confiance à la vie. Je pense que ce rôle était pour moi et je pense que les jeunes et les plus vieux vont me croire en tant que Léa.»

Comme ces projets précédents, O’ et La Bolduc, s’adressaient davantage à un public plus âgé, le fait qu’elle ne soit pas très connue des lecteurs de la série lui fait dire que l’impact sur le plus jeune public sera optimalement positif. «C’est ce que je trouve le fun! C’est bien que les jeunes ne me connaissent pas parce qu’ils vont vraiment m’identifier en tant que Léa Olivier. Ils vont me découvrir en même temps que la série.»

L’univers a vraiment tout prévu.

La série de 12 épisodes sera diffusée à compter du 21 février sur Club Illico.