Le site du centre municipal de ski est à l’étude pour le projet de ciné-parc.
Le site du centre municipal de ski est à l’étude pour le projet de ciné-parc.

Un projet, mais pas de site encore pour le ciné-parc à La Tuque

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
La Tuque — Trouver un endroit pour le déploiement d’un ciné-parc à La Tuque semble plus compliqué que prévu. Le site du club de ski de fond, proposé par la Ville, ne pourra pas servir pour le projet en raison d’un corridor aérien. La Corporation des arts et de la culture (CDAC) qui mène le projet devra trouver un autre endroit pour aller de l’avant, mais des solutions sont déjà à l’étude.

«Considérant la hauteur de l’écran de 40 pieds, c’est en plein dans le corridor aérien. Ça ne peut pas se faire là. Ils sont en train d’évaluer deux autres sites, le terrain Sévère-Scarpino et le centre municipal de ski. Ce sont les deux options», explique le directeur général de la Ville de La Tuque, Marco Lethiecq.

Il y a présentement des analyses au niveau de la géomatique. L’espace est examiné afin de voir le nombre de véhicules qui peut entrer sur chacun des sites. La Ville et la CDAC analysent la situation. On recherche une solution et l’endroit idéal pour que le projet soit fait dans les règles de l’art.

«On n’est pas en train d’annoncer qu’on ouvre un ciné-parc dans deux semaines. Je travaille actuellement sur tous les paramètres pour que ce soit fait intelligemment. […] Je suis à l’étape de la mobilisation des partenaires du milieu et à la recherche des collaborateurs financiers», explique Marie Pierre Mailhot, directrice générale de la Corporation des arts et de la culture (CDAC) et du complexe culturel Félix-Leclerc.

Les démarches pour lancer un ciné-parc ont été entamées il y a déjà quatre semaines. Les promoteurs avaient identifié le terrain de l’ancien restaurant Mikes sur le boulevard Ducharme pour en faire un ciné-parc. Ils avaient même fait un plan de salle et réfléchi à la disposition de l’écran. Toutefois, le zonage de la Ville à cet endroit ne permettait pas ce genre de projet.

«C’est un terrain qui appartient à François Paré, et il nous avait offert une super collaboration. Il nous offrait le terrain et il voulait faire l’aménagement dont on avait besoin. Par contre, on n’avait pas la collaboration de la Ville pour des raisons de zonage. Ils étaient frileux à donner une dérogation. On le comprend, mais on ne pouvait pas faire le projet sans aide pour l’aménagement du site», explique Marie Pierre Mailhot.

«Quand j’ai entrepris mes démarches, ils étaient frileux aussi parce que les ciné-parcs n’étaient pas permis encore. Maintenant que c’est annoncé, ils seraient bien contents qu’il y ait un projet comme ça pour les Latuquois», ajoute-t-elle.

C’est pour cette raison que la Municipalité avait proposé le vaste terrain du club de ski de fond, qui a servi pendant plusieurs années aux 12 heures d’endurance de La Tuque. Toutefois, ce ne sera pas possible en raison du corridor aérien.

La CDAC veut de l’aide pour la logistique du terrain et l’aménagement, parce qu’au niveau événementiel, on assure que ça ne pose pas de problèmes. La directrice générale assure que le Complexe culturel avait déjà en sa possession les équipements de diffusion, les gens pour les opérer et le personnel pour la billetterie.

«Avec le cinéma qu’on a au complexe, on fait déjà affaire avec une firme et on a déjà notre rodage, nos permis et nos autorisations», affirme Marie Pierre Mailhot.

«Un ciné-parc régulier a un écran d’à peu près 80 pieds de large, notre projecteur qu’on a actuellement, parce qu’on ne compte pas faire l’acquisition d’un autre projecteur, peut couvrir jusqu’à 44 pieds de large. Notre écran va être très gros quand même», ajoute-t-elle.

Pour le moment, on aimerait faire une représentation par semaine, mais il y a de l’ouverture pour en faire plus si la demande est assez forte.

«On veut commencer par des films, des nouveautés et des classiques, et peut-être qu’il y aura des surprises», lance Marie Pierre Mailhot.

Rappelons également qu’un projet semblable est en route à Vallée du parc à Shawinigan où le stationnement principal de la station de ski sera vraisemblablement transformé en ciné-parc d’une capacité d’accueil d’au moins 200 véhicules.