Marie-Noelle Marineau est fière de présenter La clique Alpha, une première bande dessinée pour l’expérimentée blogueuse.

Un projet inespéré et inattendu

TROIS-RIVIÈRES — Quand le courriel de Christian Bougie est arrivé, Marie-Noelle Marineau n’en croyait pas ses yeux. Elle a fait travailler les moteurs de recherche pour s’assurer que ce n’était pas un piège qu’un inconnu malintentionné lui tendait. Il est vrai que l’approche de l’illustrateur avait de quoi surprendre. Lecteur assidu du blogue Marginale et heureuse qu’a fondé Marie-Noelle, il lui proposait de faire équipe pour écrire une bande dessinée pour les jeunes, l’équivalent de gagner à la loterie.

«J’étais vraiment surprise qu’on me contacte avec un super projet comme ça! Mes proches me disaient que ça ne se pouvait juste pas, qu’il y avait une pogne quelque part. En fait, c’est quelqu’un qui aime faire plusieurs projets, comme moi. Il avait une idée en tête et il m’a choisie pour l’écrire.»

Plusieurs conversations téléphoniques ont mené à une rencontre en personne. «Je voulais m’assurer que ce n’était pas un scam.»

«On s’est assis et on a jasé de ce que ça m’inspirait. Il était très ouvert. Il avait surtout les personnages en tête.» Le doute dissipé et la confiance établie, la Clique Alpha pouvait voir le jour. Plusieurs mois ont été nécessaires pour mener à bien ce projet dont la collaboration s’est principalement faite à distance.

«J’écrivais des indications pour les images comme le nombre de cases dans la page, le décor, les expressions des personnages, en plus d’écrire le texte», raconte la maman de deux garçons. Elle avait donc beaucoup de latitude pour créer cet univers dans lequel évoluent quatre personnages qui sont en fait des touches de clavier qui auront à résoudre plusieurs mystères. Premièrement, leur ordinateur ne veut plus démarrer à la veille d’une compétition de jeux vidéo et ils n’arrivent pas à en trouver la cause. Quand ils se rendront chez leur voisin le grand Espace, pour obtenir de l’aide, ils seront confrontés à sa disparition.

La créatrice de contenu manie les mots aisément mais a dû s’adapter au public de 7 à 12 ans auquel le livre est destiné. «Il faut garder les phrases faciles à comprendre pour les jeunes lecteurs et un vocabulaire pas trop compliqué et ne pas utiliser d’anglicismes. Comme on était dans l’univers des jeux vidéo, j’avais tendance à en utiliser beaucoup», explique-t-elle.

«Pour les prochains tomes, je suis plus à l’aise avec le format et le nombre de mots. Au début, j’ai probablement écrit le double de mots qui ont été publiés au final. J’étais très motivée par le projet.»

La passionnée de jeux vidéo était très à l’aise avec le récit qu’elle ne voulait nullement moralisateur. «L’ordinateur c’est juste l’univers. L’histoire en est une d’enquête. Je sais que ça aurait pu être une façon de faire de l’éducation sur le temps passé devant les écrans mais ce n’était pas le but du livre.»

La première bande dessinée de cette série ne devrait pas rester seule sur les tablettes bien longtemps puisque déjà des tomes 2 et 3 sont prévus au printemps. «Selon la réception du public, d’autres pourraient suivre.»

Déjà quelques événements sont prévus cet automne et Marie-Noelle Marineau est très emballée d’aller à la rencontre du public. «J’aime tellement les Salons du livre que ça ne me dérange pas du tout de ‘‘devoir’’ y aller! En plus, je vais avoir une bonne raison maintenant!»