Cette photo nous montre la délégation muséale québécoise pendant son séjour européen. On retrouve, de gauche à droite, Catherine Lampron-Désaulniers (Culture3R), Angélique Bunel (Réseau Engrenages), Josée Grandmont (Musée des Ursulines), Mathieu Tremblay (MUSO), Frédéric Pétrequin (La Grande Saline), Émilie Papillon (Culture3R), Sylvain Debray (La Taillanderie), Mathieu O’Bomsawin (Musée des Abénakis) et Valérie Bourgeois (Culture3R).

Un pont vers l’Europe

Trois-Rivières — L’équipe du patrimoine de Culture Trois-Rivières mène présentement une délégation québécoise pour une visite d’une semaine en France et en Suisse dans le cadre d’un échange qui avait, en janvier dernier, amené des représentants du réseau européen Engrenages à Trois-Rivières.

Menée par la chef de mission Valérie Bourgeois, directrice du patrimoine à Culture3R, la délégation de six membres est composée d’Émilie Papillon, chargée de projet et Catherine Lampron-Désaulniers, technicienne recherche et collections, toutes deux de l’équipe du patrimoine ainsi que de Josée Grandmont, directrice du Musée des Ursulines de Trois-Rivières, Mathieu O’Bomsawin, directeur du Musée des Abénakis d’Odanak et Mathieu Tremblay, responsable des collections et des expositions au Musée des Deux-Rives de Valleyfield.

La délégation est arrivée dimanche dernier à Salins-les-bains, en Franche-Comté, et reviendra au Québec dimanche prochain. On se souviendra que la délégation européenne avait été particulièrement intéressée par les façons de faire assez innovatrices des musées québécois lors de leur séjour, notamment la façon qu’ont de jeunes institutions comme Boréalis de privilégier le facteur humain dans leur approche auprès des visiteurs.

Les Québécois profitent de l’actuel séjour pour visiter huit musées, la plupart membres du Réseau Engrenages aussi bien du côté français qu’en Suisse. «Nous avons de nombreuses visites au programme de même que plusieurs rencontres professionnelles dont une classe de maître à Salins-les-Bains vendredi, d’indiquer Valérie Bourgeois depuis l’Europe. Une de nos priorités est de rédiger un guide de collecte simplifié pour lequel nous sommes arrivés avec un brouillon qu’on va rédiger avec nos partenaires européens.»

«Nous sommes aussi en mesure de constater comment certaines institutions venues chez nous en janvier ont appliqué à leur réalité des façons de faire puisées à Trois-Rivières. Si eux ont appris de nous peut-être un peu plus que l’inverse, il reste que nous en profitons aussi pour apprendre. Je pense notamment à l’utilisation des bénévoles professionnels, une pratique pas tellement mise de l’avant chez nous alors qu’elle est courante ici. Pour Boréalis, par exemple, ce serait très intéressant de mettre davantage à contribution d’anciens papetiers qui pourraient constituer des ressources très pertinentes.»

Dans le sens inverse, les institutions du Réseau Engrenages sont confrontées à des coupes dans leurs budgets à cause d’un important désengagement de l’État comme les institutions québécoises le vivent depuis quelques années. Les deux groupes peuvent ainsi partager leurs méthodes pour y faire face. Les deux réseaux sont également intéressés à partager leur expertise dans le développement du numérique, une réalité qui s’impose à toutes les institutions muséales, mais qui demeure un défi.

Le voyage s’avère également une occasion de ressourcement. «Nous avons visité le Museum d’histoire naturelle de Neuchâtel, en Suisse, donne Valérie Bourgeois comme exemple, et on a vu une exposition absolument géniale portant sur le système digestif. Ils ont trouvé une façon de présenter ce sujet pas évident avec énormément d’humour et d’une façon très originale qui pourrait certainement nous inspirer.»

«Ce qui est certain, c’est que nous sommes en train de bâtir vraiment un solide réseau professionnel par-delà l’Atlantique et ça, c’est très prometteur.»