Des participants au Domaine Notcimik en juillet dernier.

Un lien entre l’art, l’éducation et la culture

LA TUQUE — Le Complexe culturel Félix-Leclerc sera l’hôte de l’exposition Change le monde, une œuvre à la fois dans son volet Réconcili’Art du 3 au 27 octobre. Il s’agit de l’aboutissement d’un projet regroupant des participants allochtones et autochtones, majoritairement des jeunes, qui ont été invités à réfléchir et créer des oeuvres sur différents sujets.

«C’est une parole jeunesse. On démocratise la culture et on forme une culture de la démocratie. Les jeunes prennent la parole sur des enjeux et s’impliquent. On est très fiers de ce projet-là», souligne Richard Grenier, coordonnateur du secteur d’éducation du public pour le Comité de Solidarité de Trois-Rivières.

Les participants ont pu s’exprimer sur des enjeux sociaux, environnementaux ou mondiaux qui les touchent. Ils ont été accompagnés dans le processus de réflexion et de création par l’équipe du Réseau In-Terre-Actif ainsi que par l’artiste et médiateur culturel Javier Escamilla.

Le volet Réconcili’Art permet de créer des ponts entre des personnes issues de différentes cultures et traditions par l’entremise de la cocréation d’oeuvres engagées socialement.

«L’idée, c’est d’utiliser l’art pour abattre les barrières qui empêchent, dans ce cas-ci, une compréhension mutuelle et égalitaire entre autochtones et allochtones […] L’art est un outil d’intervention social. Il y a eu des échanges très riches», insiste M. Grenier.

Parmi les œuvres qui seront exposées, il y aura des créations qui ont été préparées en deux temps par deux artistes différents.

«La première partie était d’illustrer une problématique qui touchait la personne comme la déforestation, le traitement des femmes, etc. Ensuite, on passait l’œuvre à quelqu’un d’autre qui poursuivait l’œuvre en mettant la solution. Ça donne une œuvre qui présente une problématique et une solution, mais réalisée par deux personnes différentes qui, parfois, ne sont pas de la même culture», affirme Richard Grenier.

Plusieurs écoles secondaires et groupes communautaires de la région ont pris part au projet, notamment l’école secondaire Champagnat de La Tuque, la Maison des jeunes de Wemotaci et le Centre d’amitié autochtone de Trois-Rivières. Des capsules tournées durant le projet seront également lancées dans le cadre du vernissage de l’exposition qui aura lieu le jeudi 3 octobre à 16h30.

«Il va y avoir une grande bannière, de la peinture, et on va exposer aussi à La Tuque un projet qui a été réalisé au printemps 2019 à l’école secondaire Champagnat. C’est un projet d’envergure qui s’appelle Mascarade».

Ce sont des masques réalisés par les étudiants de cinquième secondaire qui porte tous une thématique différente. Il y aura une cinquantaine de masques. «C’est vraiment grandiose. Les élèves en musique ont également composé une chanson qu’il sera possible d’écouter en même temps qu’on regarde l’exposition», ajoute M. Grenier.

Rappelons que Change le monde, une œuvre à la fois est un projet qui veut «permettre une réflexion sur les problématiques mondiales actuelles et sur ce que nous souhaitons pour le monde de demain.

Voulant dépasser l’aspect parfois fantaisiste des rêves qui nous habitent, ce projet de création artistique aspire à ce que les rêves des personnes participantes, ancrés dans la réalité du monde actuel, puissent résonner comme un appel lancé à changer positivement le monde».