Le rocker Éric Lapointe a encore la cote auprès du public. À preuve: il a présenté son spectacle à guichets fermés puisque tous les billets journaliers ont trouvé preneurs.

Un départ fulgurant pour le FestiVoix

Le FestiVoix est synonyme d'été et les Trifluviens sont affamés autant de musique que de beau temps. Pour la toute première soirée de l'édition 2017, ils ont pris les sites d'assaut jeudi soir, au point où non seulement tous les passeports ont été vendus mais tous les billets journaliers disponibles pour cette soirée ont aussi trouvé preneurs. Pour une soirée d'ouverture, disons que ça partait assez fort.
Il n'y a pas que l'appétit du public pour les belles soirées d'été qui est en cause. Un certain Éric Lapointe, rocker de profession et coach de voix dans ses temps libres, y est sans aucun doute aussi pour quelque chose. L'affection du public envers cette bête de scène, et ce, depuis tellement d'années, dépasse l'entendement. Le directeur général du FestiVoix Thomas Grégoire avait vu juste quand il a décidé, il y a deux jours, d'abandonner les zones de chaises réservées et d'interdire les chaises pliantes pour cette soirée, sachant que l'espace risquait de manquer.
La limite de billets disponibles  permet de conserver aux festivaliers présents un minimum de confort mais elle tient surtout à des précautions de sécurité. On veut s'assurer que les corridors de sortie ne soient pas engorgés en cas de problème.
Il n'y a pas que sur le site principal qu'on a vécu des embouteillages. La programmation comptait un autre très gros nom en cette première soirée mais dans un tout autre style.
Pour la soirée d'ouverture du FestiVoix, c'est Louis-Jean Cormier qui occupait la scène des Voix multiples pour le plus grand plaisir des nombreux habitués de cette scène.
Le beaucoup moins tonitruant Louis-Jean Cormier a occupé la scène du couvent des Ursulines, ce qui a attiré une très importante foule sur ce site déjà sujet aux grandes affluences. Aux dires de Thomas Grégoire, on n'a pas atteint la capacité limite de l'endroit jeudi soir mais un problème avec les scanneurs des préposés à l'entrée a considérablement ralenti la pénétration du public sur le site si bien qu'au moment où le spectacle a débuté, à 19 h 05, il restait plusieurs centaines de personnes dans une file qui s'est étirée sur la rue Hart au moins jusqu'à la rue Saint-François-Xavier. Après une vingtaine de minutes de représentation, il restait encore de nombreuses personnes qui attendaient toujours de pouvoir entrer sur le site. 
Le directeur général assure cependant que tous les gens qui ont voulu entrer ont pu le faire. «J'étais sur place et j'ai pu m'assurer que tout le monde a pu pénétrer sur le site. Par contre, notre problème technique avec les scanneurs a beaucoup ralenti l'entrée du public. C'est un problème auquel nous allons remédier dès demain (ce soir). Pour une première soirée, avec un personnel qui n'est pas encore rodé, c'est dommage, mais ce sont des choses qui peuvent arriver. Mais nous n'avons pas manqué de places sur le site même.»
Par ailleurs, les gens n'ont guère eu le réflexe de se tourner vers le parc des Ursulines, là où se trouve la scène des Voix jazz et où on retransmet, pour la première fois cette année, les spectacles de la scène du couvent des Ursulines en direct. Ce site est resté peu achalandé. On y était pourtant très confortable et la retransmission du spectacle était tout à fait convenable. Évidemment, on y perdait en atmosphère et ça reste un spectacle sur écran, mais dans les circonstances, ça constituait une fort judicieuse alternative. Sans compter qu'on peut y manger et y consommer des boissons enivrantes si le coeur nous en dit.
Mot d'ordre pour aujourd'hui concernant la scène des Voix multiples: on doit arriver très tôt ou se diriger vers le parc des Ursulines. 
Autre mot d'ordre: on n'apporte pas son parapluie malgré le genre de météo qu'on subit depuis le début de l'été. Ces objets sont, pour la première fois cette année, systématiquement confisqués à l'entrée de tous les sites. Un garde de sécurité a laissé entendre au Nouvelliste qu'il s'agissait là d'une mesure de sécurité mais le directeur général Thomas Grégoire le nie. 
«C'est essentiellement une mesure pour assurer le confort des spectateurs. Quelqu'un qui ouvre son parapluie dans une foule cache la vue à plein de gens derrière lui. Suite aux commentaires de nombreux festivaliers dans le passé, on a décidé de les interdire et les réactions du public à cette décision ont été très positives.»
Cette première soirée aura eu l'avantage de démontrer que le FestiVoix demeure l'événement populaire par excellence pour les Trifluviens mais elle a aussi servi de répétition pour la soirée de dimanche qui promet d'être aussi très achalandée avec le spectacle du groupe vedette de la 24e édition: Billy Talent.
Vendredi 30 juin
• 16 h - Place de la Famille - Ze Radcliffe Fanfare
• 16 h - Scène des Voix lyriques - Marianne Lambert
• 17 h 45 - Scène des Voix jazz - Hichem Khalfa Quartet
• 18 h - Scène des Voix libres - Liana Bureau
• 18 h - Scène des Voix publiques - Ze Radcliffe Fanfare
• 19 h - Scène des Voix multiples - Mario Pelchat
• 20 h 35 - Scène des Voix populaires - Valérie Carpentier et Bobby Bazini