Marie Pierre Mailhot est la nouvelle directrice générale de la CDAC.

«Un coup de cœur»

La Tuque — Passionnée des arts, de la culture, des communications et de gestion, Marie Pierre Mailhot est tombée en amour avec la Haute-Mauricie dès sa première visite. Elle et sa famille ont choisi La Tuque. Deux ans après son arrivée dans sa terre d’accueil, la dynamique jeune femme est désormais la nouvelle directrice générale de la Corporation des arts et de la culture (CDAC) et du complexe culturel Félix-Leclerc.

«J’ai postulé sur un coup de cœur», avoue-t-elle d’emblée.

«Je n’étais pas du tout à la recherche d’emploi. J’adorais ce que je faisais, mais je suis allée consulter l’annonce… Tout ça me ressemblait vraiment beaucoup. C’était un mélange de mes sphères d’intérêts et de mes compétences. Je n’ai pas eu de misère à me vendre», ajoute Marie Pierre Mailhot.

Cette dernière baigne dans le monde de la musique depuis longtemps. Ses parents dirigeaient un camp musical à Asbestos où elle a passé près d’une vingtaine d’étés.

«Je suis née sur un camp musical, ça te donne une idée. […] Mon père était président de la Fédération des harmonies du Québec, je l’ai suivi partout, j’ai été bénévole dans les événements… La musique, c’est déjà ancré en moi», raconte-t-elle.

Il n’a fallu que très peu de temps après son arrivée à La Tuque pour qu’elle rejoigne les rangs de l’Harmonie de La Tuque.

Marie Pierre Mailhot a également été membre d’une troupe de gospel à Québec.

«Ç’a été difficile de quitter le groupe quand j’ai pris la décision de m’en venir à La Tuque. C’était une façon pour moi de subvenir à ma passion et mon besoin créatif. […] Je me suis vite intégrée à l’Harmonie, c’était simple et les gens étaient gentils. J’ai aussi chanté avec eux», mentionne-t-elle.

Évidemment, la nouvelle directrice générale veut prendre le temps de connaître son nouvel environnement de travail, la nouvelle équipe et les grands dossiers du Complexe culturel avant d’y mettre sa propre couleur.

«Ce que je connais du travail qui a été fait par Sandie me ressemble. Je ne veux pas arriver avec mes gros sabots. J’arrive, j’écoute, j’apprends et après on décidera où on s’en va […] J’arrive dans des conditions gagnantes, des beaux projets, le 20e anniversaire, une équipe solide, etc.», note la nouvelle directrice générale.

Pour elle, les arts et la culture doivent être rassembleurs. Elle veut mettre en valeur les artistes locaux. «Ça rassemble autour des passions, des intérêts, des divergences… peu importe, il faut que ça rassemble. Je suis une fille de proximité, je suis chaleureuse, c’est certain que ce sera rassembleur pour les gens […] Les arts et la culture, ça fait partie de notre identité, c’est important d’en parler, d’échanger, de découvrir…» «L’identité régionale est aussi importante. Il faut faire la promotion de nous-mêmes à travers ça. Il faut être fier de notre art et de notre culture avant de parler des autres.»

Elle souhaite également mettre de l’accent sur la clientèle en bas âge. Elle veut porter une attention particulière aux enfants.

«J’ai vu l’importance des arts et de la culture, entre autres la musique, chez les jeunes. Je sais que cela a un effet sur le développement du cerveau, des études le prouvent. Je veux faire une grande place aux jeunes. C’est comme ça que la roue tourne. Il faut sensibiliser les jeunes à la culture», a-t-elle conclu.