La direction du TR-IFF peut compter sur un conseil d’administration enthousiaste avec, de gauche à droite: Claude Granger, Stella Montreuil, Amina Chaffai et Marc Beaubien. Il manque Céline Tessier pour compléter le groupe.

Troisième édition du TR-IFF: une programmation enrichie

Trois-Rivières — La troisième édition du TR-IFF, festival trifluvien de cinéma, se tiendra du 7 au 17 novembre dans deux lieux de visionnement: la salle Léo-Cloutier du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières et au cinéma Le Tapis rouge.

En comparaison avec la version de l’année dernière, l’édition 2019 proposera tout autant de films mais plus de rencontres avec des professionnels du monde du cinéma, plus de documentaires et plus de nouveautés. L’événement s’est d’ailleurs adjoint la collaboration d’un nouveau programmateur en la personne d’Éric Perron, directeur de la rédaction du magazine de cinéma Ciné-Bulles.

«C’est vraiment un coup de maître d’avoir pu s’associer à Éric Perron, clame la présidente de l’événement Amina Chaffai. Ses nombreux contacts dans le milieu du cinéma nous ont permis de mettre sur pied une superbe programmation et d’accueillir des personnalités extrêmement intéressantes.» Au chapitre des grands coups, on peut parler de la teneur de la soirée d’ouverture du 7 novembre, à 19 h 30, alors qu’à la suite d’une courte cérémonie d’ouverture à la salle Léo-Cloutier, on projettera en grande première trifluvienne le tout dernier film de Pedro Almodòvar Douleur et gloire pour lequel la critique internationale est dithyrambique et qui a valu à son acteur principal Antonio Banderas le Prix d’interprétation masculine à Cannes en mai dernier.

Pour ce qui est du film de clôture, présenté le 17 novembre à 15 h 30 au même endroit, ce sera le documentaire CHAAKAPESH réalisé par Roger Frappier et Justin Kingsley qui seront sur place pour l’événement. Le film s’intéresse à la tournée réalisée par l’OSM et son chef Kent Nagano dans quelques communautés du Grand Nord québécois où ils ont présenté un opéra de chambre autochtone: Chaakapesh le fripon.

Entre ces deux événements, on compte quelque 27 films sans compter une compilation de sept courts métrages primés au Festival international du court métrage au Saguenay. Par ailleurs, les organisateurs de l’événement, voulant s’adresser à une clientèle familiale, ont prévu une programmation destinée aux enfants avec une compilation de neuf films courts ainsi que le long métrage suisse-allemand La petite sorcière de Mike Schaerer. «Il est évident que le festival s’adresse aux cinéphiles mais nous voulons aussi élargir la clientèle à ceux qui ont simplement envie de voir un bon divertissement cinématographique, d’indiquer la présidente. Et comme il nous apparaît primordial de créer une relève aux cinéphiles actuels, on offre un pan de programmation pour plaire aux enfants et y entraîner des familles.»

Les projections seront réparties parallèlement dans les deux salles de projection sur l’ensemble des dix jours de l’événement à cette nuance près qu’il n’y aura pas de projections au Tapis rouge lors des deux dernières journées du festival. La salle Léo-Cloutier fera, pour sa part, relâche le lundi 11 et mardi 12 novembre.

«On s’est vraiment donné au niveau de la programmation, ce qui fait qu’on a moins de reprises ou de classiques, notamment parce que plusieurs vont se retrouver dans la programmation de Ciné-Campus, notre partenaire. On a choisi de privilégier des films qu’on n’aura probablement pas l’occasion de voir passer en Mauricie. J’avoue que je suis très fière de cette programmation. Au niveau des conférences, on en a davantage également avec deux majeures, une autre sous la forme de conférence-reportage mais surtout, on a plus d’invités que par le passé dont plusieurs réalisateurs qui viendront présenter leur film. Je pense notamment à Kim St-Pierre qui va venir présenter Réservoir tourné en Haute-Mauricie ou à la présence de la conférencière Catherine Lefebvre qui a accepté de venir chez nous malgré son agenda très chargé.»

L’enrichissement de ce volet du festival témoigne de l’affection du public pour ces rencontres mais aussi de l’intérêt des maisons de production. «Pour la première fois au cours de la dernière année, des maisons de distribution et des réalisateurs m’ont contacté pour offrir leur film, preuve que le TR-IFF commence à être connu. C’est certain que nous tenons à donner une place prépondérante au cinéma québécois. D’un autre côté, on vise une clientèle aussi vaste que possible en offrant des documentaires au même titre que des fictions, allant de la comédie au drame. La présence de plus de documentaires tient à la demande puisque les sondages effectués l’an dernier démontrent que les films que le public a le plus appréciés ont souvent été des documentaires.»

En termes d’affluence, le festival a vu sa clientèle doubler entre la première et la deuxième édition. On souhaite tout simplement voir cette fréquentation augmenter cette année. Quel que soit le nombre de spectateurs, l’événement reviendra dans le futur, profitant pour cela d’un appui financier très précieux des commanditaires qui assure le retour de l’événement au cours des deux prochaines éditions.

Billets: bureau de Ciné-Campus au séminaire de Trois-Rivières ou au numéro 819-373-4211, ou encore, en allant sur le site web du TR-IFF.