Angel Forrest est la première à être montée sur la scène principale de l’Amphithéâtre Cogeco jeudi, dans le cadre du festival de Trois-Rivières en Blues.
Angel Forrest est la première à être montée sur la scène principale de l’Amphithéâtre Cogeco jeudi, dans le cadre du festival de Trois-Rivières en Blues.

Trois-Rivières en Blues: une édition magique dans les circonstances

Amélie Houle
Amélie Houle
Le Nouvelliste
Trois-Rivières— «Ce qui a été magique cette année, c’est qu’on a réussi à faire un événement que les gens ont bien apprécié malgré les contraintes.» Christian Gamache, directeur du festival Trois-Rivières en Blues, est en effet plus que satisfait de l’édition spéciale du festival qui a pris fin samedi soir, à l’Amphithéâtre Cogeco.

La pandémie qui a bien failli avoir raison du festival aura toutefois laissé place à une édition quelque peu différente. Ainsi, chaque soir, deux types de performances étaient offertes aux festivaliers, soit un spectacle sur la grande scène devant 250 personnes et un spectacle sur l’esplanade de l’Amphithéâtre.

«On est très satisfait d’avoir pu faire quelque chose cette année même si c’était en version réduite. C’est certain qu’on aurait aimé avoir plus de gens pour en faire profiter, mais à clients réduits, c’était une très belle édition», avoue Chrisitan Gamache.

Une nouvelle version qui a d’ailleurs été fort appréciée des spectateurs. «Les gens se sont présentés chaque jour pour les spectacles. Jeudi, pour le premier spectacle sur l’esplanade, c’était plus tranquille, mais dès vendredi, c’était plein. Les gens étaient contents d’être là, car c’était comme un tirage, puisque les billets se sont vendus en huit minutes. Les gens étaient d’ailleurs très à l’écoute des mesures sanitaires. On appréhendait les rassemblements de groupe, mais finalement, les gens respectaient ça et ils ont même dansé de manière sécuritaire.»

Dwane Dixon, Angel Forrest, Ben Racine Band, Jack de Keyzer et son groupe, Justin Saladino Band et Blackburn Brothers ont ainsi foulé la scène de l’Amphithéâtre Cogeco lors des trois jours d’activités et n’ont pas été refroidi par la nouvelle formule, bien au contraire.

Jack de Keyzer a offert toute une performance vendredi sur la scène principale de l’Amphithéâtre Cogeco.

«Ils ont donné de très bons spectacles et les musiciens étaient très contents de faire des spectacles en direct, puisque c’était un retour sur scène pour eux. D’ailleurs, il y aurait eu 5000 personnes ou plus et ça aurait été les mêmes spectacles», soutient M. Gamache.

Quand on lui demande de pointer les bons coups du festival qui vient de prendre fin, le directeur n’hésite pas une seconde sur ce point et ce n’est pas la performance d’un artiste, loin de là qu’il met de l’avant. Selon ce dernier, le bon coup de l’édition 2020 est plutôt d’avoir réussi à organiser un festival en si peu de temps.

«On a su faire la programmation rapidement et on a tout organisé en quelques semaines. Donc franchement, c’est un des bons coups de l’équipe qui s’est occupée de l’organisation. Ils ont tout fait rapidement, puisqu’on a décidé de faire le festival et dans la même journée, on commençait déjà à trouver les groupes et faire les approches auprès d’eux», avoue avec fierté Christian Gamache.

Mais évidemment, se retourner sur un «dix cents» aussi rapidement comporte également son lot de défis. Parmi eux, la mise en place du site avec les consignes sanitaires en vigueur et le fait de trouver rapidement des groupes prêts à faire un spectacle ont été du nombre.

Concernant l’édition 2021, Christian Gamache promet à son public d’être au rendez-vous, ne sachant toutefois pas encore de quelle manière le festival pourra se dérouler.

Chrisitan Gamache, directeur du festival Trois-Rivières en Blues est plus que satisfait de l’édition spéciale du festival.

«On a déjà commencé à faire des approches et on a déjà des groupes qui sont réservés pour l’an prochain. On travaille comme si l’édition allait être à 100 %, mais on est très conscient qu’on peut avoir d’autres contraintes qui vont arriver. Mais c’est sûr qu’on va faire un festival à la hauteur de ce qu’on nous permet», conclut-il.