Si l’humour s’est frayé un chemin lors de la cérémonie, c’est surtout avec beaucoup de fierté que Mario Jean a assisté au dévoilement de son étoile Pythagore dans une Allée de la renommée du Département d’études en loisir, culture et tourisme à l’UQTR jeudi.

Trois nouvelles incarnations de l’excellence

Trois-Rivières — Dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire de son programme de baccalauréat, le Département d’études en loisir, culture et tourisme de l’Université du Québec à Trois-Rivières a rendu hommage jeudi à trois diplômés qui ont fait leur marque dans leur parcours professionnel: le sénateur Éric Forest, le producteur de spectacles Daniel Gélinas et l’humoriste Mario Jean qui ont vu leur étoile Pythagore être fixée dans une des Allées de la Renommée de l’UQTR.

Les trois ont vu leur nom être inscrit sur le plancher des corridors du quatrième étage du pavillon Ringuet où se trouvent les bureaux du Département. Malheureusement, seulement deux de ces trois intronisés ont pu assister à la cérémonie en milieu d’après-midi puisque Daniel Gélinas a été contraint de se présenter à un rendez-vous de dernière minute avec la ministre québécoise de la Culture et des Communications Nathalie Roy. Il a vécu la cérémonie plus tard dans la journée.

«Les festivités d’aujourd’hui sont à nos yeux une occasion de dire merci aux bâtisseurs de ce département et à ceux et celles qui le font rayonner encore aujourd’hui de même qu’à celles et ceux qui voient le loisir comme un élément de cohésion, d’intégration et d’épanouissement essentiel à notre société, a indiqué Romain Roult, directeur du Département d’études en loisir, culture et tourisme. C’est toujours une immense fierté d’accueillir des diplômés aussi exceptionnels.»

Tout le monde connaît le parcours très fructueux de Mario Jean dans le monde de l’humour avec 25 ans de carrière qui lui ont permis de rejoindre plus d’un million de spectateurs depuis l’obtention de son baccalauréat en récréologie en 1988. Il s’est également démarqué par son implication dans nombre de causes sociales notamment auprès de la Fondation Mira.

Le sénateur Éric Forest a également reçu un diplôme en récréologie en 1977 et a oeuvré au développement de l’Est-du-Québec, notamment comme maire de Rimouski de 2005 à 2016 et comme président de l’Union des municipalités du Québec de 2010 à 2014. Il a été nommé sénateur en 2016.

Daniel Gélinas, détenteur d’une maîtrise en science du loisir (1984), est particulièrement connu dans la région pour avoir notamment été directeur général de l’OSTR et avoir dirigé l’International de l’art vocal pendant quelques années.

Il a, par la suite, fait sa marque à la direction du Festival d’été de Québec, des fêtes du 400e anniversaire de la fondation de cette ville Québec avant de diriger les destinées du célèbre Carnaval de Québec. Il a été nommé Chevalier de l’Ordre du Québec en 2018 et a reçu le titre de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement français.

Avec Mario Jean, on se doute bien que la cérémonie a été marquée par l’humour mais l’artiste de scène a surtout semblé particulièrement fier de l’honneur qui lui a été fait. «Je suis vraiment très ému. On reçoit beaucoup de prix dans mon métier mais celui-ci est hors norme pour moi. J’en ressens beaucoup de fierté et je tiens à remercier les professeurs du Département parce que ce n’est pas parce qu’on bifurque dans d’autres domaines que la formation reçue à l’université perd de sa pertinence. L’esprit d’analyse, la rigueur, l’esprit critique et scientifique sont bien présents parce que je dois constamment jeter un regard critique sur mon travail. Ce que les professeurs apportent à leurs étudiants les marque et fait d’eux ce qu’ils sont dans la vie. J’ai l’impression qu’on récompense aujourd’hui ce que je suis plutôt que ce que je fais.»

De l’UQTR, il garde un souvenir extraordinaire. «Ç’a été une étape de ma vie très importante. J’ai vécu la vie universitaire dans une ville qui n’était ni trop grosse ni trop petite et qui me convenait complètement. C’est à l’UQTR que j’ai commencé à faire de l’impro où j’ai découvert que mes blagues n’avaient pas de succès qu’auprès de mes proches mais qu’elles pouvaient atteindre un public plus large. À travers mes études, je cherchais à me rapprocher du monde culturel. J’espérais travailler dans une salle de spectacle ou pour un événement ce que j’ai fait au Festival d’été de Québec, notamment. À un moment donné, j’ai compris qu’il me fallait suivre ce que mes tripes me commandaient et ça, c’était faire de l’humour sur scène.»