Le quatuor des interprètes du Britishow est formé, de gauche à droite, de Philippe Berghella, Yvan Pedneault, Renee Wilkin et Pascal Dufour.

Toujours un défi

Trois-Rivières — Renee Wilkin, Philippe Berghella, Yvan Pedneault sont des interprètes vocaux exceptionnels capables de moduler leur voix à tous les genres alors qu’un guitariste polyvalent comme Pascal Dufour et qui peut chanter tout aussi bien, est une denrée rare. Pourtant, les exigences du Britishow les poussent tous à leurs limites, ce qui est pour eux un des attraits de cette production.

«Disons qu’on avait même certaines inquiétudes dans les débuts, relate Renee Wilkin. On se disait que certains soirs où on est moins en voix, on pourrait ne pas arriver à rendre les notes extrêmes mais ce que j’ai découvert, c’est qu’on est transporté par le spectacle lui-même. C’est probablement l’adrénaline, mais on dirait qu’on va puiser dans des ressources qu’on ne savait pas qu’on avait. Je me souviens d’avoir chanté alors que j’avais le rhume et que ma voix était affectée mais je réussissais à sortir les notes les plus hautes sans difficulté.»

«Je pense qu’on a ce qu’on pourrait appeler une mémoire corporelle qui fait que notre corps sait comment rendre les notes même quand notre tête en doute, suggère Yvan Pedneault. Par ailleurs, la complicité qu’on a développée fait qu’on peut s’entraider. On connaît tous les chansons et les harmonies vocales des autres de sorte que si l’un d’entre nous ne pouvait chanter une chanson, un autre pourra la reprendre. On a d’ailleurs déjà fait une représentation à trois interprètes seulement à cause d’un contretemps de dernière minute et ça a très bien marché.»

«Une autre fois, Pascal était encore en coulisses en train d’accorder sa guitare quand une de ses chansons a été lancée, rigole Philippe Berghella. Je l’ai chantée à sa place et quand je l’ai regardé du coin de l’oeil, il m’a fait le signe du pouce levé en guise d’approbation en affichant un large sourire.»

Bien sûr, le public a ses chansons fétiches, celles qui recueillent de fortes réactions à chaque soir. «En général, ça change un peu d’un endroit à l’autre mais quand on aborde Sweet Dreams de Eurythmics, ça lève partout», sourit Renee.

«Nous autres aussi, on a nos préférées, dit Pascal. Moi, j’aime beaucoup jouer Pour Some Sugar on Me de Def Leppard ou Hot Legs de Rod Stewart ou bien encore Space Oddity de Bowie.»

«Moi, c’est You Can Leave Your Hat On, de Joe Cocker, reprend Philippe Berghella. C’est certain que les réactions du public aident au plaisir que nous, on ressent à faire certaines chansons. Quand on entend les cris des gens, ça nous fait triper sur la scène.»

«Plus les gens sont de bonne humeur et plus on l’est nous aussi, convient Yvan. On sent vraiment ça à Trois-Rivières où les gens arrivent souvent au spectacle après un bon repas au centre-ville et on voit qu’ils sont là pour s’amuser et se payer du bon temps.»

«Malgré le nombre de fois où on a présenté le spectacle, ce n’est pas arrivé une seule fois qu’on n’ait pas connu des moments magiques où les gens se lèvent tous ensemble pour danser. L’an dernier, j’avais dit avant les représentations à Trois-Rivières que c’était notre défi de faire lever les gens de leur siège: on n’a pas encore raté notre coup!»