Le président de l’événement, Gaston Bellemare a présenté la programmation de la 34e édition du Festival international de poésie de Trois-Rivières qui aura lieu du 28 septembre au 7 octobre prochain.

Toujours aussi intense

TROIS-RIVIÈRES — Même si la météo n’est pas au courant, l’automne arrive à grands pas comme en témoigne la conférence de presse annonçant la programmation de la 34e édition du Festival international de la poésie de Trois-Rivières qui avait lieu mercredi matin.

Cette prochaine édition, qui aura lieu du 28 septembre au 7 octobre, ne peut se résumer à quelques chiffres mais ils demeurent impressionnants: 80 poètes invités en provenance de 25 pays différents et qui se relaieront pour participer à quelque 300 activités. L’événement rendra un hommage particulier au poète Alfred DesRochers dont on soulignera le 40e anniversaire du décès le 8 octobre. Ce sont ses mots qu’on a choisis comme thème de l’événement: «...J’ai senti qu’en moi tournoyaient des vertiges». Le parc de la Place d’armes sera baptisé du nom du poète estrien pendant les dix jours de la durée de l’événement.

Autre hommage posthume, le FIPTR avait prévu de célébrer l’œuvre du sculpteur et peintre trifluvien Pierre Landry et la mort de celui-ci en mai dernier vient donner un caractère plus émouvant à cet hommage. L’affiche officielle de l’événement comme la page frontispice de son programme portent les couleurs d’une de ses œuvres. Le mariage à la musique et aux arts visuels est d’ailleurs une des caractéristiques de cette édition 2018 avec des expositions d’art visuel combiné à la poésie au Musée des Ursulines, au Centre d’exposition Raymond-Lasnier, au Musée Pierre-Boucher du séminaire de Trois-Rivières, au Café-bar Zénob, chez EMA, à L’Embuscade Café Galerie, à la Galerie d’art du Parc de même qu’à la Galerie r3 de l’UQTR.

On a profité de la conférence de presse pour annoncer que le Grand Prix de la poésie de cette 34e édition avec les 15 000 $ de bourse qui s’y rattachent ont été octroyés à France Théorêt pour son recueil Cruauté du jeu.

Preuve que la poésie est bien vivante à Trois-Rivières, et ce, à longueur d’année, les plus observateurs auront remarqué que les quelque 400 plaques portant des extraits de poèmes au centre-ville ont été remplacées au cours des dernières semaines, certaines étant devenues illisibles avec le temps. L’exercice aura également eu l’avantage de renouveler le contenu des citations.

«C’est une retombée directement attribuable au Festival, de commenter Gaston Bellemare, président du FIPTR. Les poèmes sur les murs de la ville, c’est l’image de Trois-Rivières à la grandeur du monde sauf aux États-Unis où c’est plutôt la course automobile.»

«Pour ce qui est de l’hommage qu’on rend à Alfred DesRochers, ça tient à ce qu’on soulignera le 40e anniversaire de sa mort pendant l’événement. On cherche toujours à ramener à la vie les poètes décédés pendant le festival. Le public peut ainsi les retrouver, mais d’une façon différente. Quand on lit un poème sur une corde à poème, ce n’est pas comme le lire dans un recueil couché dans son lit. On lit dans une atmosphère, dans un lieu, dans un état qui change tout à la façon qu’on a d’apprécier l’œuvre. La présence de Pierre Landry dans la programmation est aussi importante à nos yeux. Non seulement souligne-t-on 50 ans de carrière mais Pierre a toujours été un fidèle du Festival qui lui doit beaucoup.»