Mélissa Bédard renouera avec ses fans de la région samedi dans le cadre d’une formule très dépouillée de type piano-voix. Le spectacle est prévu pour 19 h, le 22 décembre, au Petit sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap.

Toujours au plus près des gens

Trois-Rivières — Malgré ce qu’indique la programmation de Noël en lumière au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, Mélissa Bédard ne participera pas à un seul mais bien à deux spectacles au cours de l’événement de 2018. En plus de sa propre prestation qui aura lieu samedi soir, 19 h, au Petit sanctuaire, la chanteuse était choriste dans le cadre du spectacle qu’offrait Jean-Pierre Ferland jeudi.

Deux expériences bien différentes pour elle mais tout aussi enrichissantes. «C’est vraiment très cool d’être choriste pour Jean-Pierre, soutient-elle. C’est une façon privilégiée d’apprendre le métier directement d’un des plus grands. De voir à quel point, à 84 ans, il aime encore donner à son public, c’est émouvant et c’est une belle leçon. Il a tenté de prendre sa retraite mais il n’y est pas arrivé; il n’arrêtera jamais de donner du plaisir aux gens, c’est plus fort que lui.»

«En ce qui me concerne, je trouve qu’il chante davantage aujourd’hui que quand il était plus jeune alors que la poésie des mots prenait beaucoup de place dans ses interprétations. Il m’étonne encore régulièrement par ce qu’il est capable d’offrir sur scène. C’est vraiment un grand artiste.»

Côté capacités vocales, le monument doit quand même s’incliner devant les dons de Mélissa Bédard. Dans le contexte de son propre spectacle, Ma liste de Noël, elle misera d’ailleurs complètement là-dessus en présentant une formule très dépouillée. «C’est la première fois de ma carrière que je mets sur pied un spectacle piano-voix, avoue la chanteuse, et franchement, c’est du gros plaisir. La proximité avec le public est vraiment unique et je peux vraiment me laisser aller. Les gens peuvent même faire des demandes spéciales directement. Avec Roby Talbot au piano, c’est vraiment une belle expérience parce qu’il me suit tellement bien. Il est d’ailleurs le pianiste de Martin Fontaine sur Elvis Experience.»

Endroit inspirant

Mélissa Bédard se fait déjà une fête de chanter au Petit sanctuaire parce que pour elle, une église est en soi un endroit inspirant. «Je suis sûre que ça va être magique. Je vais probablement tenter de profiter de mon passage avec Jean-Pierre pour tester un peu l’acoustique et me faire une idée. Ça va m’enlever un petit peu de trac. Je suis quand même sûre que ça va être incroyable. J’ai chanté dans plein d’églises au Québec et c’est toujours quelque chose de très émouvant. Ce sont des endroits conçus pour porter le son bien haut», disait-elle avant le spectacle, jeudi.

La formule a ceci d’intéressant qu’elle s’éloigne de la norme qui veut qu’on fasse des spectacles de Noël avec éclat et souvent de nombreux musiciens. «Dans ce cas-ci, c’est plus intime mais ça reste Noël. On a présenté le spectacle à quelques reprises depuis le 7 décembre et je n’ai eu que de bons commentaires. En ce qui me concerne, je suis parfaitement à l’aise même si c’est vrai que dans des arrangements aussi dépouillés, c’est comme se mettre à nu en tant que chanteuse. C’est peut-être plus exigeant mais j’adore ça. Ça nous donne une latitude à Roby et moi pour nous adapter à l’endroit, à mon humeur, au public, etc.»

En termes de contenu, l’ex-académicienne parle d’un spectacle constitué comme un party traditionnel du temps des Fêtes. «On passe par les différentes étapes du party quand les mononcles et les matantes arrivent et vont porter leur manteau dans une chambre à coucher. Il y a évidemment l’incontournable Minuit, chrétiens mais après, on passe à l’étape plus rigolote du karaoké qui n’est pas tant lié à Noël mais qui fait désormais partie de beaucoup de nos réveillons.»

«Pour moi, c’est quelque chose d’émouvant que de réunir des gens dans une église autour de la musique à quelques jours de Noël. C’est toute une chance que de pouvoir vivre ça et je sais que ça va être très inspirant.»

Le public québécois en a fait une de ses préférées depuis son passage à Star Académie en 2012 et cette affection semble n’avoir jamais diminué. «C’est certain qu’avec le physique que j’ai, je ne passe jamais inaperçue, rigole-t-elle, mais les gens viennent toujours vers moi pour simplement prendre de mes nouvelles. Leurs questions sont souvent personnelles, ils s’informent de ma fille, etc. C’est comme si j’étais une amie de la famille et ça me surprend encore autant que ça me fait plaisir; je me sens tellement chanceuse d’avoir ce genre de lien avec le public.»

Celui-ci, s’il n’a pas suivi de très près la chanteuse depuis Star Académie pourrait être étonné par son évolution. «Ça, c’est quelque chose qui surprend toujours les gens, indique-t-elle. Comme chanteuse, je ne cesse jamais d’apprendre et j’évolue. Ma voix est meilleure qu’avant, mes interprétations se sont enrichies avec les années. Je ne suis plus la même fille qu’à l’époque de Star Académie mais la passion pour la musique est toujours intacte.»

Ses fans le savent déjà, elle a ajouté une corde à son arc en devenant comédienne dans une série intitulée M’entends-tu? qui est présentement diffusée sur le web et qui sera présentée à Télé-Québec à partir du mois de janvier. Dans les dix épisodes, elle partage la vedette avec deux comédiennes chevronnées: Florence Longpré et Ève Landry. «Le rôle de Fabiola est tellement proche de moi que je n’ai pas eu l’impression de jouer un rôle, confie-t-elle. J’ai été très surprise et contente qu’on pense à moi pour passer une audition et ça a vraiment très bien marché. J’ai adoré jouer ça. Il faut dire que mon personnage chante énormément alors, je me retrouvais quand même en pays de connaissance. Je me suis aperçue que finalement, apprendre des textes, ce n’était pas pire que d’apprendre des chansons.» On peut consulter dès maintenant les épisodes en ligne sur la zone vidéo de Télé-Québec.

S’agit-il d’une nouvelle vocation? «C’est sûr que je suis intéressée à continuer dans ce domaine, convient Mélissa Bédard. En fait, j’aimerais beaucoup poursuivre la chanson et le jeu en parallèle. Ce qui est certain, c’est que je vais toujours chanter. La rencontre en direct avec le public, c’est tellement riche, tellement extraordinaire que je ne pourrais pas m’en passer.»